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Sarastan Alzéor

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Sam 20 Aoû - 10:27
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Papier d'immatriculation


Sarastan Alzéor


T'es qui au juste ?






Sexe : Masculin.
Âge : 36 ans.
Contrée d'origine : Maigolun.
Localisation actuelle : Là où les affaires marchent.
Métier : Ancien orfèvre, désormais receleur.
Situation familiale : Fiancé.
Nombre de Mall's en poche : Moyennement riche, mais sa fortune personnelle ne cesse de grimper. Laissons le temps au temps...
"La réussite n'est pas une affaire de conscience... mais d'insolence."
 

Et tu ressembles à quoi ?


Sarastan fut quelque peu gâté par la nature. Cette dernière lui conféra un charme authentique, à défaut d'une beauté lissée ; l'ovale de son visage accueille deux amandes d'un bleu saphir, surmontant un nez légèrement cabossé. Sa bouche, quant à elle, semble accentuer une certaine douceur. Une barbe, négligemment taillée, habille des joues amaigries par les périodes de jeûne. Quelques mèches chenues parsèment sa chevelure brune, maintenue par un cordon pour ne pas gêner ses mouvements. Ce détail trahit son âge, bien que leur densité soit prématurée. Une vaste cicatrice zèbre son faciès, traversant son œil droit. Elle est le souvenir immuable des dangerosités du métier, un rappel constant d'une vie éphémère, suspendue aux crochets d'hommes vicelards.

Élégamment vêtu, on le confondrait volontiers avec quelques nobliards ; sa redingote est minutieusement cousue de boutons en étain - à défaut d'être en or - ainsi que d'un fil argenté dessinant parfois quelques motifs floraux discrets. Un pantalon en toile, suffisamment ample, habille ses jambes robustes tandis qu'une large écharpe embrasse sa taille pour mieux la presser. Sa couleur ocre se marie ainsi aux tonalités plus mornes de ses autres étoffes. Quelques anneaux dorés pendent sur ses lobes, ébréchant malicieusement cette allure jusqu'alors respectable. Sarastan porte également une sacoche en bandoulière dans laquelle il range quelques victuailles, un petit carnet, de l'encre et une plume ainsi que diverses babioles dont il ne peut se résoudre à abandonner.

Tu vas pas nous créer des problèmes au moins ?


Sarastan, c'est cet esprit tiraillé entre ambitions et sentiments. Entre perfidie et douceur. Entre finesse et maladresse. Les paradoxes s'assemblent en une myriade de visages, d'identités officielles et officieuses, d'insoupçonné et d'évidence. Dissimulant avec plus ou moins d'ardeur ses origines et ses véritables traits, il n'en demeure pas moins attachant. Le cynisme éclipse les blessures béantes. La lubricité, ce désir de non-attachement, de liberté convoitée mais inatteignable.

Tous ces alliages finissent par laisser dans leur sillage des traces brûlantes. Brûlantes de douleur, de larmes. Les séquelles d'une voie atypique, désirable et désirée.

D'un autre côté, il peut présenter à certains égards un cœur affable, chaleureux, tout comme une générosité sans faille. Mais cela n'empêchera pas quelques actes intéressés de cet opportuniste des routes. Ces éternelles batailles dans cet esprit sinueux.

Tu viens d'où comme ça ?


Sarastan eut une enfance des plus classiques. Aîné de deux jeunes frères, Eldir et Nombe, il eut pour lourde tâche d'être l'exemple même, leur précepteur. Ce rôle ne fit que creuser le fossé entre lui et ses propres parents ; les satisfaire ou leur déplaire, tel était son dilemme quotidien, rudement rappelé par les coups et humiliations. Oh, ce n'était qu'un malmenage, un "simple" redressement. Pour autant, ces premières années furent suffisamment pénibles pour qu'il les enterre à tout jamais. Alzéor n'était dès lors plus qu'un nom. Une énième charge à porter mais qui, pourtant, serait nécessaire à l'homme d'aujourd'hui.

Être le rejeton d'un orfèvre émérite ouvre bien des portes. Au fil des années, Sarastan avait su dompter cet art millénaire, non sans mal. Il insufflait un certain caractère à ces créations fantasques. L'or, l'étain ou tout autre matériau se pliait sous ses doigts comme le corps voluptueux d'une femme sous les caresses d'un amant. C'est ainsi que sa renommée fut faite, au grand damne de son propre paternel et des artisans alentours. Le mépris, la jalousie scellèrent un départ forcé, un exil de contrée en contrée. L'orfèvre n'était plus, cédant sa place au receleur.

Maigolun renfermant des crapules de toute sorte, il fut aisé de dénicher quelques alliances commerciales : ils volaient quelques marchands tandis que lui rachetait leurs trouvailles pour les revendre, par la suite, au plus offrant. Bien vite, ses allers et venues devinrent une habitude ancrée, tant et si bien qu'il prit ses aises, se transformant sensiblement. Il n'était plus ce jeune homme naïf, rêveur et mal-aimé. Dorénavant, Sarastan s'imposerait comme cet hors-la-loi malicieux, intéressé et séducteur.

Or, cet ordinaire fut momentanément bousculé. Il reçut une missive d'un homme qui devait appartenir aux domestiques de son père. Comment l'avait-il retrouvé ? Pourquoi ? Qu'importe, il avait finit par la lire, découvrant une nouvelle qui ne lui fit ni chaud ni froid : cet individu était mort. D'un mal inconnu, ne lui léguant qu'un pauvre collier n'ayant jusqu'alors jamais quitté son cou ; un misérable cordon, sur lequel étaient disposées quatre lapis lazulis. Du reste, on l'informait que sa dépouille se trouvait à Barannor, vraisemblablement sa ville natale. Il n'en savait rien mais, cependant, il prit la décision de chevaucher jusqu'à Dohilac, afin de le revoir une dernière fois. Lui-même ignorait ce qui le poussait à de tels actes. Il jura de ne jamais plus faire état du passé, de ses propres origines. Le sentimentalisme ne conduit qu'à l'erreur. Foutaise, ce qui s'ensuivit ne fit que confirmer les faiblesses du cœur. Il restait un homme, un homme capable d'amour.

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Cette chevelure de blé déambulant dans les rues barannoriennes... elle lui laissa les effluves d'un parfum délicat. Odeur qu'il ne put oublier tant elle excitait ses sens.
La créature se tenant devant lui marchandait quelques étoffes de soie. En mauvaise posture, les négociations commencèrent à devenir houleuses.

- Vous rigolez ? C'est bien trop cher vos bouts d'tissus, là ! Si je rachetais autant de mall's à chaque marchand qui passe, j'aurais plus qu'à mettre la clé sous la porte !

- BOUTS DE TISSUS ? C'est de la soie, espèce d'ignorant ! De la soie qui se vend à des prix exorbitants sans que l'on vienne à s'en étonner ! Tout vendeur de bas étage sait cela !

- Vous osez m'insulter dans mon propre magasin ?! Petite insolente ! Allez vendre vos saletés ailleurs, je n'en veux pas et sûrement pas venant de vous !

- Bonjour monsieur, pourquoi tant de raffut ?

Sarastan marqua un sourire léger, convaincu de pouvoir sortir sa belle d'une mauvaise passe.

- Demandez à cette femme ! On s'demande bien qui a fait l'erreur de concevoir une telle plaie !

- Oh, vous parlez de madame Alzéor ? Il s'agit de mon épouse. Peu affable, vous en conviendrez... Toutefois, n'ayez crainte : nos marchandises se veulent qualitatives et aucun tisserand de la région n'osera affirmer le contraire.

Ces paroles si assurées ne laissèrent aucune place au doute. Comme quoi le métier de receleur se révélait parfois utile. Le vieil homme écarquilla les yeux, devenant aussi blanc qu'un linge. Il comprit que pour sauver ses affaires - et sa renommée -, il devrait se montrer plus indulgent.

- Veuillez m'excuser, j'ignorais à qui j'avais affaire.

Se grattant la barbe, il reprit :

- Bien, alors disons...

*   *   *

- Quel homme vous faites, mentir sur votre identité... et la mienne ! Me faire outrage, à moi, fille des Boisnoir !

Ce ton piquant vint enlever ce semblant d'angélisme.

- J'en conclus que dans votre langage, une telle phrase signifie "merci". Bien, fille des Boisnoir ! Mais ce ne sera pas suffisant, j'aimerais que vous m'accompagniez prendre un verre.

- Comment ? Pour quelle femme me prenez-vous ! Je n'irai nulle part, répondit-elle, légèrement amusée.

- Très bien, je suis sûre que votre père sera heureux de savoir sa fille allant au-devant des affaires. N'est-ce pas normalement la tâche de vos domestiques ?

- Mph. Passez devant.

Ce retournement de situation lui octroya un ton plus ferme.
L'auberge qu'ils trouvèrent semblait peu propice à la séduction. Les échanges salaces, en revanche...

- Vous savez, je vous trouve délicieuse.

- Ah.

La jeune femme se tenait la tête. Un ennui manifeste se lisait sur chaque trait de son visage. Tournant sa choppe, elle semblait absente.

- Délicieuse et bavarde...

- Vous mentez sur ma personne, vous me faites du chantage et m'emmenez dans ce repère de... charlots, et vous espérez que je daigne vous adresser la parole ? Quel manche vous faites !

- Manche ? Que diriez-vous de le satisfaire, ce fameux "manche" ?

Des braises s'allumèrent dans les yeux de Sarastan, comme pour lui témoigner sa dévotion... le temps d'une nuit. Il fut cependant arrêté net par un rire spontané.

- À défaut d'être habile vous avez au moins le sens de l'humour ! Enfin ! Tâchez de me divertir, d'autres hommes m'ont parfois... déçue.

Malgré ces paroles acerbes, Sarastan eut l'intime conviction qu'il lui plaisait et que ses manœuvres - quoique grossières - venaient à bout de cet esprit caustique. Ces pensées se révélèrent vraies ; ce fut un véritable torrent passionnel. Les deux corps créèrent une harmonie parfaite, tant et si bien qu'un amour naissant lia bientôt Sarastan et Aubépine. Elle était tisserande de soie pour sa famille, une riche famille marchande prenant source ici-même. Les événements avaient fait en sorte qu'elle devienne ce qu'elle est aujourd'hui : une héritière à la recherche de sa propre réussite.
Les fiançailles furent célébrées rapidement, à l'abri des regards. Aubépine n'avait pu convaincre pleinement son paternel. Néanmoins, il avait fini par céder, grâce à divers mensonges et subterfuges.
Ceci fait, l'appel des routes refit surface, éloignant Sarastan de sa bien-aimée. Il lui promit en partant d'amasser assez d'argent pour leur construire un domaine, loin, très loin de Dohilac. Un domaine dans lequel ils couleraient des jours heureux, entouré d’innombrables enfants. Dit ainsi, on aurait pu croire à une fable sans aucune certitude. Cela l'était et ils le savaient tous deux. Mais les messages délivrent parfois des sens cachés. Aubépine comprit que même si son futur époux ne saurait se complaire dans une telle destinée, il ferait néanmoins en sorte de la combler, elle. D'amour, de caresses, de promesses... et même si cela devait être éphémère, elle en tira une certaine force, de l'espoir.

*   *   *

Sitôt éloigné que Sarastan se livra de nouveau à ses pratiques d'antan. Ces quelques mois passés en charmante compagnie n'avaient pu tarir son appétit de fortune. Il revenait, plus confiant que jamais, prêt à s'imposer sur cette vaste scène économique. Prêt à se livrer aux susurrements de la débauche, tout comme elle, sa belle et si piquante Aubépine.

Un peu du vrai toi


Prénom / Pseudo : Jessica, mais ce prénom pouvant être utilisé pour de nombreux jeux de mot douteux... appelle-moi Ukrysis voire Ukry. Ou bien Sarastan. Qu'importe. xD
Âge : 20 ans, ça pousse vite la mauvaise graine. o/
Comment as-tu connu le forum ? Je le suis depuis sa première version, pis quand Kallie a voulu le reprendre j'ai fait "Bon bah, compte sur moi !". Et puis voilàààà !
Depuis combien de temps fais-tu du RP ? Euh, depuis novembre 2011 ou 2012, j'sais plus trop. Ouais je sais, toutes mes réponses sont d'une extrême précision, la prochaine fois je tenterai de donner le jour et l'heure.
Un p'tit mot à nous laisser ? AAAA UPENDIIIIIIIIII !

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