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Trianna Qureshi

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Trianna Qureshi
Il ne suffit que d'y penser, pour être libre.
Féminin
Métier : Servante
Localisation : Athalie
Début de l'aventure : 02/08/2016
Discussions avec soi-même : 331
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Ven 19 Aoû - 23:49


Papier d'immatriculation


Trianna Qureshi

T'es qui au juste ?






Sexe : Féminin
Âge : 21 ans
Contrée d'origine : Vohilis
Localisation actuelle : Athalie
Métier : Esclave
Situation familiale : Compliquée
Nombre de Mall's en poche : Je ne possède plus rien...
" Demain sera probablement un jour meilleur ... "
 

Et tu ressembles à quoi ?


Je pense être une personne commune, bien qu'on me souligne souvent ma beauté. J'aurais préféré qu'on me dise que je suis laide, cela m'aurait évité bien des problèmes... Je suis de taille moyenne, ni très grande, ni trop petite, ce qui me permet de me fondre dans la masse assez facilement. Je suis plutôt svelte, non pas tellement par choix, mais ça reflète surtout ce qu'est ma vie : je travaille sans relâche, non sans essayer de me rebeller, mais s'ensuit alors une période de jeûne forcé car ce monstre à qui j'ai été vendue ne me nourrie pas dès que je le contrarie. Ma peau est légèrement halée, fruit de mes allées et venues dans les rues ensoleillées d'Athalie ou des punitions infligées qui me force à rester accroupie des heures entières sous un soleil tapant. Je possède un visage ovale, avec des traits plutôt fins et des yeux verts sombres, encadré de longs cheveux châtains ondulés et souvent tressés.
Si on m'a laissée le droit et l'honneur de porter les quelques bijoux qu'il me reste de ma vie précédente et qui m'ont été offerts par ma chère maman, ça n'a pas été le cas des belles étoffes qui composaient ma garde-robe. Cette chose immonde qui me sert de robe n'est autre qu'un ramassis de chutes de tissus nouées en un espèce de pagne. C'est à peine s'il recouvre comme il faut les différentes parties de mon corps, au grand plaisir de mon geôlier et de ses amis...

Tu vas pas nous créer des problèmes au moins ?


J'étais quelqu'un de nature calme et généreuse, quelqu'un de bienveillant. J'aimais discuter avec les gens, m'intéresser à tout ce que je ne connaissais. Cette histoire - celle de ma vie finalement - et la situation actuelle ont fait de moi une toute autre personne. Je suis devenue froide et distante, hautaine, repliée sur moi-même. J'en viens même à cautionner la violence qui a toujours fais partie d'Athalie, mais que je n'avais jamais vu auparavant, une violence sur laquelle je fermais les yeux à l'époque. La loi du plus fort ne peut pas fonctionner, c'est injuste, cruel et inhumain. Comment peut-on être capable de vendre quelqu'un, d'acheter quelqu'un, de l'utiliser et le maltraité pour son propre plaisir ? Aujourd'hui je ne suis qu'une chose parmi d'autres, une part du mobilier, un jouet sexuel, dont la vie n'a que peu d'importance. Je suis brisée, au plus profond de mon être, quotidiennement humiliée. Mais j'ai cette rage qui bouillonne en moi, une rage folle de vengeance, sur mon père, sur cet homme qui m'utilise, sur la vie. Et peut être qu'un jour tout ça s'arrêtera.

Tu viens d'où comme ça ?


Je suis née à Athalie et n'ai jamais eu l'occasion de quitter ne serait-ce que la ville... J'aurais pourtant adoré pouvoir partir à la découverte de Mathusalem, rencontrer ses habitants aux cultures si éloignées de la mienne. Mais je n'ai pas eu cette chance et je ne l'aurais probablement pas de si tôt.

Mon père était un artiste joaillier, dont le travail était plutôt reconnu. Nous vivions dans une aisance relative, sans autre surplus que les quelques bijoux de ma mère et de jolies étoffes, sans pour autant avoir besoin de quoique se soit. C'était un homme jovial, mais peu disponible, toujours à travailler la précision de ses créations, toujours à négocier les plus belles pierres, toujours dévoué à son travail bien plus qu'à sa propre famille. Heureusement que maman était tout l'inverse. Son monde tournait autour de moi, de mon bien-être, de mes désirs. Les rares fois où mon père nous rejoignait pour les repas il ne manquait d'ailleurs pas de lui faire remarquer qu'elle me couvait bien trop et qu'il fallait que j'exprime ma personne, que je devienne un peu plus comme lui, à créer, à façonner. Elle ne faisait qu’acquiescer, sans un mot. Puis dès qu'il était reparti elle me regardait en souriant et me disait avec un clin d'oeil que je pouvais prendre ce que je voulais dans sa boîte à bijoux. Elle en avait des dizaines et des dizaines, mais n'en portait que très peu, souvent les mêmes, plein d'histoire : le premier, un bracelet de bras représentant un serpent, cadeau issu de son mariage avec papa, symbole de tout l'amour qui existait entre eux à cette époque, un amour qui semblait bien lointain pour la petite fille que j'étais. Puis les deux autres, identiques, des bracelets en or massif, pour la naissance de ses deux enfants. Maman m'a souvent parlé de mon grand-frère, Sydïll, qui était déjà mort à sa naissance, elle le considérait comme l'esprit bienveillant qui gardait notre famille unie. Jusqu'à ce qu'elle tombe malade et que je ne crois plus à toutes ces histoires...

J'avais 10 ans lorsque maman est tombée malade. Alors j'ai essayé de l'aider du mieux que je pouvais. J'allais au marché acheté la viande et les légumes, je faisais à manger, je m'occupais d'aller chercher ses médicaments chez l'apothicaire, je rangeais la maison, j'ai peu à peu pris sa place. Tant et si bien qu'elle était devenue invisible aux yeux de mon père, qui la voyant trop faible, ne lui trouvait plus aucune utilité dans sa vie. Elle était même selon lui "un frein à l'épanouissement de son talent et de son travail". C'est de cette façon que j'ai découvert quel genre d'homme était réellement mon père : un opportuniste, égoïste et lâche. La maladie de maman a été longue et éreintante, une mort lente et douloureuse. J'avais 17 ans lorsqu'elle nous a quitté. Le jour même de sa mort, mon père m'a violé pour se remonter le moral.

Il avait cessé de me regarder comme une enfant à tout faire pour enfin me voir comme une femme dont il pouvait faire ce que bon lui semblait. Ses affaires n'étaient plus aussi florissantes depuis quelques temps. Il avait aussi passé beaucoup de temps à écumer les bordels de la ville pendant que maman mourait à petit feu, dilapidant notre argent ici ou là. Alors à l'issu d'un énième marchandage de pierre précieuses, c'est moi qu'il choisît de vendre pour obtenir ses pierres. Moi, sa propre fille. Il ne m'a pas promis en mariage ou proposé comme servante. Non, il m'a vendue comme esclave. A un riche commerçant de pierres précieuses et d'étoffes luxuriantes, un homme antipathique à souhait, sans aucun respect pour les petites gens. Un homme qui a malheureusement eu raison de mon attitude clame et bienveillante.

Aujourd'hui ma vie n'est plus que travail forcé, sorties en ville enchaînées pour divers achats pour mon maître sous la surveillance de l'un de ses gardes privés, punition pour mauvais comportement et viols à répétition. Qui sait s'il ne me vendra pas à plus terrible que lui bientôt, il n'a de cesse de me menacer de le faire. Si seulement quelqu'un pouvait m'aider à m'échapper de tout ça...  

Un peu du vrai toi


Prénom / Pseudo : Mélissa / Kallie
Âge : 22 ans
Comment as-tu connu le forum ? Je travaille dessus depuis 3 ans  
Depuis combien de temps fais-tu du RP ? Depuis 2007
Un p'tit mot à nous laisser ? Amusez-vous  

Code by Kallie
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