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Foutue région [Pv Severine]

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Laïssa Huriya
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Lun 10 Juil - 11:56
تبدأ المشكلة
[Les ennuis commencent]

La pluie s'était enfin calmée, le visage de Laïssa fit apparition sous son épaisse capuche. Elle avait élu refuge sous un arbre qui avait dû connaître les 5 dernières générations, ou quelque chose comme ça, les feuilles innombrables avaient fait barrière quelques minutes à l'averse qui lui était tombée dessus.
Elle regarda sa vieille jument depuis son assise sur la carriole, mit le pied à terre et se dirigea vers l'animal pour lui enlever une épaisse couverture de feutre qu'elle lui avait mit sur le dos. Il valait mieux la ranger, d'une part parce qu'elle ne servait plus à rien, d'une autre parce que notre amie avait eut quelques petits soucis par le passé avec des chapardeurs dans la région, et le feutre de poil, c'est recherché. Plus chaud que le cuir mais tout aussi imperméable, il allie les avantages de beaucoup de matériaux sans en hériter des défauts. Laïssa savait qu'une telle chose risquait de trahir sa discrétion habituelle quant au contenu de sa carriole. Elle ouvra la porte à l'arrière de ce qui lui sert de logement et de réserve. La porte, lourde, grinça comme si elle allait céder au moindre mouvement supplémentaire. La couturière vint étendre la couverture sur un fil de séchage improvisé au milieu de la pièce.
Elle retourna aux côtés de l'animal, prit les rênes en main en dessous de la machoire du cheval et siffla pour lui demander d'avancer.

On va continuer à pieds ma vieille, y'a de la boue partout, et tu vas tomber si je vois pas mieux où tu marche.

D'un pas lent, elles se dirigèrent vers Dorush. Les premières habitations apparaissaient assez rapidement Laïssa n'aimait pas vraiment cette région, elle n'avait jamais fait un tour par ici sans qu'il lui arrive quelque chose, la dernière fois, un voleur à l'étalage lui avait embarqué une veste entièrement brodée, un travail long, au fil de soie, et donc cher, on était dans du 4000 malls et elle l'avait encore en travers de la gorge. Mais le passage était obligatoire, chaque année en début de cycle des Récoltes et de la Chasse. Un client de Barannor lui faisait une commande annuelle, elle appréciait autant ce vieux bougre que les demandes improbables, les défis techniques qu'il lui lançait. Cette fois c'était un manteau, d'une couleur bien particulière, pour sa petite fille, un vieux rose, couleur assez compliquée à obtenir, mais surtout, surtout, possible grâce à un seul arbre dans le pays, sinon c'est trop facile, enfin plus l'écorce de l'arbre que l'arbre en lui-même, mais tu m'as comprise quoi. C'est ce qui l'amenait ici cette année. Elle visualisait les croquis qu'elle avait avait présentés au client, il faudrait qu'elle ajoute plusieurs centimètres sur les mesures prises la dernière fois, la jeune devait avoir 12 ans, et à cet âge là, on grandit encore beaucoup. Un essayage serait  prévoir dès son arrivée sur Barannor.
Son estomac la tira de sa rêverie, il était temps d'arriver, la faim se faisait sentir, et après une drashe pareille, elle rêvait d'un plat chaud. Les portes de la ville se dessinaient, un sourire fit de même sur le visage de notre amie. Mais l'arrive aurait été trop simple et trop plaisante... Un sabot de la jument vint glisser sur une bosse, le chemin était devenu une véritable patinoire, et Laïssa vint retenir l'équidé qui était prêt à tomber, mais en tentant de se redresser elle perdit l'équilibre à nouveau, et vint peser de tout son poids sur les mains minuscules de la jeune femme. Les dents serrées, cette dernière sentait son poignet lancer, l'appui qu'elle avait prit pour aider sa monture était précipité et tout sauf fiable, et l'une de ses mains était positionnée de façon totalement aléatoire.

Bon tu te décides cocotte ou on se prend un bain toutes les deux ?

La jument finit par retrouver son équilibre, elle respirait comme après une pointe sur deux cent mètres, Laïssa vint lui carresser le museau, la fit marcher sur quelques mètres pour voir si elle ne s'était pas tordu quelque chose. En revanche elle, n'avait pas vraiment eut autant de chance, son poignet droit la lançait de plus belle, et son pouls se faisait sentir dans l'articulation. Bah oui, on avait dit quoi ? A chaque fois qu'elle vient ici quelque chose foire.


جمع شمل
[Retrouvailles]

Bref, du coup la voilà arrivée à Dorush, la ville n'avait pas changée, elle sentait encore et toujours l'eau stagnante. Laïssa avança jusqu'à l'auberge dans laquelle elle élisait domicile habituellement. Une fois entrée la "patronne" comme elle aimait être appelée lui fit un large sourire

La revoilà la petite aventurière ! Elle va comment ? Elle a vu des belles choses ? Elle reste combien de temps ce coup-ci ? Et elle vient faire quoi ?

Un chiffon hors d'usage tombait sur la hanche de cette entre deux-âges, trop serrée dans sa robe qu'elle avait dû porter les trente dernières années en oubliant que son corps avait "un peu" changé depuis ses vingt ans. Laïssa s'approcha d'elle, elle l'aimait bien, elle avait du caractère et gérait son affaire seule, son mari devait encore être dans la cuisine, rond comme une queue de pelle. Elle admirait sa patience. Les deux femmes partagèrent une accolade.

Alors "elle" va bien, "elle" a plein de chose à te raconter, "elle" voudrait une chambre pour quatre jours si tu as de la place, et "elle" vient chercher un truc introuvable ailleurs pour des gens qui ont visiblement des malls à jeter par les fenêtres.


La patronne rit de bon coeur, lui tendant une clé.

Tant mieux pour toi si les affaires marchent, tiens, c'est celle de d'habitude, t'as de la chance elle est libre depuis ce matin ! Ton canasson il est aux écuries hein ? J'vais t'ouvrir le local pour tout ton barda roulant là, la poche qui me sert de mari te le rentrera.

Je me suis permise de lui changer l'eau aussi, ah et tu connaitrait pas quelqu'un dans le coin qui pourrait regarder ça ?

Elle lui montra son poignet qui avait doublé de volume. Si ça n'était pas très vite remis elle risquait de prendre du retard sur ses commandes, c'était la pire tuile qui pouvait lui arriver en vue de la saison.

Bah... Y'a la dame Severine, dans la rue d'à côté, mais range ton sourire ma belle, même toi tu vas pas lui en faire décrocher un. Après elle connait son métier hein, ça personne pourra lui enlever, ya des rumeurs qui courent sur elle mais tu me connais, si j'écoutai tous les ivrognes et jaloux du coin je fermerai boutique dès maintenant pour vivre dans une grotte.



صيدلية
[L'apothicaire]

La voilà devant la porte de la fameuse "Dame Severine", elle avait mit du temps avant de la trouver la boutique, il faut dire que ce n'était pas la première qui tapait dans l'œil  Elle se demandait sur quel genre de personnage elle allait tomber, elle frappa le bois de la porte pour s'annoncer.
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Severine Vendevert
Tu me laisses un goût amer, Pépin.
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Mar 11 Juil - 20:08
Dans une petite bâtisse qui ne paye pas vraiment de mine, une voix retenti :

-Pépin ! Combien de fois faut-il que je le répète ?! Tu ne dois pas ranger les pousses et les racines sur la même étagère !

Avec un soupir agacé, Severine replaça les bocaux au bon endroit. Le temps est passé depuis Athalie et ses pirates... L'apothicaire est rentrée avec son apprenti, Pépin, saine et sauve. La boutique lui manquait mais ses clients moins. Ou plutôt si : l'argent qu'ils lui faisaient gagner lui avait manquait, mais pas les personnes en elles-mêmes. Severine se doutait qu'avec son retour et l'arrivée de Pépin elle avait alimenté les ragots. Elle n'y faisait pas attention, mais le gamin avait séduit beaucoup de gens autour de lui et certains passaient simplement pour lui dire bonjour et lui donner une petite friandise. Si personne ne le disait en face d'elle, l’apothicaire s'en doutait : ils passaient vérifier que le petit avait tout ce qu'il fallait... Quelle hypocrisie songea-t-elle. A l’époque de son père, personne ne venait la voir pour vérifier qu'elle allait bien et pourtant c'était de notoriété commune que son paternel avait la gifle facile...
Mais Pépin n'était pas elle. Il était plus attachant et les gens étaient avides d'avoir enfin quelque chose de concret à reprocher à l’apothicaire. Elle était surveillée, elle le savait, mais elle ne le donnerait pas ce plaisir : personne ne lui arracherait son apprenti. Elle termina son rangement pour regarder autour d'elle. La boutique était constituée d'une pièce principale assez large, avec de multiples étagères très fournies, d'un comptoir massif, d'une cheminée alimentée mais rien de bien plus. En retrait, derrière l'une des portes se tenait une pièce particulière où Severine pouvait pratiquer certaines "opérations". Mais globalement, l'endroit était plutôt épuré et les autres pièces, comme la remise, n'étaient pas accessibles aux clients. Alors que Pépin trottinait vers elle en lui tendant un nouveau bocal, on frappa à la porte. Severine se braqua légèrement : Si c'était encore le vieux Charles Nigos qui venait encore chercher sa mixture elle allait le tuer ! Ce vieux perdait totalement la boule ! Il revenait à sa boutique trois ou quatre fois dans la journée pour lui demander toujours la même chose...  A le voir vieillir aussi mal, Severine ne pouvait s'empêcher de se dire qu'il était temps qu'il les quitte.

-Vas accueillir le nouveau client Pépin. Si c'est le vieux Nigos, revois le chez lui et prétexte que je suis de sortie...  

L'enfant s’exécuta et alla ouvrir la porte, tout sourire il annonça :
-Bonjour ! Bienvenue dans la boutique de Dame Severine. Qu'est-ce qu'on peut faire pour vous ?  

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Laïssa Huriya
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Sam 15 Juil - 23:09
اللقاء
[la rencontre]

La porte s'ouvra, Laïssa ne voyait personne, et puis une petite voix lui souhaita la bienvenue. Elle baissa la tête, c'était par là que ça se passait en fait. Un petit gamin, tout sourire, aux yeux hétérochromes, se tenait derrière la porte.
Elle ne s'attendais pas vraiment à ça, on lui avait assuré une femme très froide la voilà en face d'un bambin visiblement sympathique. La surprise passée, elle lui lâcha un sourire à son tour.

Euh, bonjour mon grand. Je viens voir... Ta mère ? peut-être ? Enfin Dame Severine quoi, je crois que je suis au bon endroit.

Elle tendit la tête en direction de la boutique, elle y vit une femme aux cheveux sombres, en train de ranger des bocaux sur un étagère. Pas besoin d'avoir inventer la lime à épaissir pour deviner que c'était la fameuse apothicaire. Elle fit un pas vers la gauche pour passer le pas de la porte sans percuter le gamin. Elle retira sa capuche l'air était encore humide, vraiment, cette région était détestable, Athalie ne lui manquait que pour un seule raison : la chaleur, le soleil. Les gens ? on passera ce sujet, elle avait du mal avec la mentalité là-bas. Bref, la boutique était surchargée de toutes sortes de choses, dans ce bric à brac, on devinait un certain ordre. Elle rit doucement, elle avait l'impression d'être dans son atelier, les bobines, boites à boutons, fils à broder était simplement devenus des bocaux, et contenants divers.

Bonjour, je viens vous voir un peu en urgence, auriez-vous quelques minutes à m'accorder ?


Elle lui montra de loin son poignet, il avait encore gonflé depuis la discussion avec "la patronne", elle redoutait de ne pas pouvoir se remettre rapidement, si sa convalescence durait plusieurs semaines c'était la catastrophe...
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Severine Vendevert
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Lun 17 Juil - 19:26
La voix féminine à l'entrée rassura Severine : ce n'était pas le vieux Nigos. Se désintéressant de ses bocaux, elle prêta un oeil attentif à la nouvelle venue : Jamais vue. Et vu son apparence, elle n'était surement pas de la région... Une cliente de passage donc...

-Une urgence ? C'est vous l'urgence ? Parce que vous m'avez l'air en plutôt bonne état pour une "urgence".

Commenta-t-elle, piquante.

-Si ce n'est pas vous l'urgence, sachez que je ne me déplace pas pour rien. Les petits bobos se déplacent dans ma boutique ou je ne les soigne pas. Et si je dois me déplacer : ça augmente les tarifs.  

Ajouta-t-elle, indifférente au fait de passer pour une femme peu commerçante. Mais Pépin, lui, était plus sensible à ce côté du "métier" et il tira sur la manche de la dame pour lui proposer :

-Est-ce que vous voulez une infusion ? On en a à la menthe. Et c'est gratuit.  

Severine leva les yeux ciel : cette manie de donner des infusions gratuitement aux clients, ça lui rappelait sa mère...

-Alors ... Votre urgence : qu'est-ce c'est ?

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Laïssa Huriya
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Ven 21 Juil - 0:18
تحليل
[L'analyse]

En entendant la réponse de l'apothicaire, Laïssa ravala sa salie bruyamment. En effet, plus sympa tu meurs... Elle regarda la petite chose qui l'avait accueillie  il avait l'air d'être le total opposé de l'apothicaire. Au moins ils se complétait. Elle regarda le gamin en souriant.

Merci mon grand, mais je n'en prendrais pas.


Elle s'approcha lentement la femme en noir. Elle avait l'air de souhaiter la voir très vite partie. Au final, tant mieux, la couturière voulait quelque chose d'efficace  un résultat rapide. Une commerçante dans ce genre là n'aime pas voir revenir ses clients mille fois pour la même chose, elle ne la ferait donc pas attendre pour rien. Elle releva ses manches et montra son poignet.

Pour faire court, je viens vous voir rapidement, mon cheval a décidé de faire une sieste sur ce machin qui n'a pas vraiment tenu. Je suis couturière, vous comprendrez donc que c'est assez handicapant. Si vous avez un remède miracle... N'hésitez pas surtout. Pour le prix, je m'en fiche, vous serez payée comme vous le décidez.

En fait, elle lui rappellait un peu la mère de Shay. Cette femme était sans doute la personne la plus froide qu'elle n'ai jamais rencontrée, il lui avait fallu une bonne année avant de se faire accepter par "belle-maman", avant qu'elle ne lui montre un peu de sympathie. Il s'est avéré qu'elle était une personne fantastique et surtout très aimante, cet aspect très froid n'était qu'une façade, pour se protéger. Elle se demanda si c'était le cas aussi pour Dame Severine. Est-ce que derrière ce amabilité digne d'une porte de prison, se cachait quelqu'un de plus sensible ? Ses yeux se figèrent sur les mains l'apothicaire. On pouvait savoir beaucoup de chose sur les gens grâce à leurs mains. Leur âge réel, aucun artifice ne peux cacher leur vécu, les veines qui se dessinent ; parfois leur métier, ou leurs activités habituelles  ; si ils prennent le temps de s'occuper d'eux-même ; si ils ont un penchant pour l'or, l'argent ou le bronze, ou aucun d'entre eux...
Elle se tira de ses pensées. Attendant le verdict.
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Severine Vendevert
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Mar 8 Aoû - 15:06
D'un regard hautain, Severine jugea la nouvelle cliente : celle-ci n'avait pas bronché aux brusques paroles de l’apothicaire, un bon point car cela signifiait qu'elle n'était pas l'une des ses étrangères qui s'imaginait qu'elle serait traitée comme une reine sous prétexte qu'elle avait de quoi payer un soin. Ici, tout le monde savait comment Severine fonctionnait, et ceux à qui cela déplaisaient ne venaient pas, alors, elle n'allait pas se laisser emmerdée par une personne de passage. Baissant les yeux sur le poignet, elle intima à la jeune femme de faire un pas vers elle pour qu'elle puise examiner la blessure de plus près... Avec plus de douceur dans les gestes qu'elle en avait eu dans ses paroles, elle lui prit le poignet et l'observa avec attention. Après plusieurs palpations, quelque légères rotations, qu'elle prit soin de ne pas rendre trop douloureuses : elle questionna la jeune femme.

-Il va me falloir plus d'informations sur l'accident... Quand cela s'est-il déroulé ? Est-ce que vous avez entendu un craquement ? Si vous deviez établir votre douleur sur une échelle de taille animal : vous choisiriez, une fourmi,une souris, un chat, une chèvre ou un cheval ?* Montrez moi comment vous parvenez à bouger votre poignet...

Si il y avait une chose que Severine pouvait distinctement voir c'était que le poignet était enflé,mais ça ne l’avançait pas vraiment... A en juger par le calme apparemment de la couturière, la douleur n'était pas insupportable : Severine n'avait vu aucune trace de larmes ou de grimace douloureuse, elle optait donc pour écarter la fracture du diagnostique, mais chaque personne avait sa propre résistance à la douleur.... Ainsi préférait-elle être prudente. Les propos de la jeune femme l'avait pourtant interpellé : parlait-elle d'une chute violente ? Car dans quel autre cas un cheval aurait pu se retrouver allongé sur ce poignet ?

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Hors-rp : * Comme je suis pas ^sure que tout le monde connaissaient bien ses nombres dans cette univers, j'ai imaginé une autre échelle plus imagée.

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Laïssa Huriya
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Mer 27 Sep - 15:34
سلم
[L'échelle]

La couturière sera les dents pendant l'auscultation de l'apothicaire. Le poignet était endormi, encore chaud du choc. Quand elle lui demanda comment s'était passé l'accident, Laïssa ne pût empêcher un semblant de rire s'échapper.

C'est ce qui arrive quand on ne réfléchit pas, ma jument a manqué une jolie chute dans la boue à l'entrée de la ville, je lui ai servi d'appui, mais j'ai dû mal me placer et le poids n'a pas aidé.

Sur ce mots elle mima de l'autre main la torsion maladroite qu'avait la chose toute gonflée qui lui servait d'articulation.

Pour la douleur je dirait un chat, c'est présent, agaçant, mais je ne suis ni en pleurs ni à l'article de la mort. Le mouvement est limité...

Elle tendant de tourner la main sur elle même, celle-ci se bloqua quasiment instantanément. Elle pouvait sentir son pouls battre dans la zone douloureuse. Un grognement d'agacement se fit entendre. Elle n'aimait pas cette situation, elle allait devoir être inactive un moment, les miracles n'existent malheureusement pas et on ne répare pas une blessure en claquant des doigts. Et vous le savez, elle n'aime pas être inactive, ses aiguilles lui manquaient déjà, et elle ne ferait rien de son archer non plus.
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Severine Vendevert
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Lun 9 Oct - 18:36
Puisque la patiente se prit à rire, Severine écarta définitivement la fracture du diagnostic, car s'il avait bien une chose que les gens victimes de fracture ne faisaient pas c’était de rire... Un niveau de douleur évaluer sur le chat était aussi rassurant.

- Bien, vous avez de la chance, je ne pense pas qu’il s’agisse d’une fracture.  

S’adressant à Pépin, elle lui demanda d’aller chercher un onguent particulier, à la couleur verdâtre et à l’odeur piquante.

- Cela va calmer la douleur, et devrait diminuer l’enflure. expliqua-t-elle d’un ton professionnel. Après quoi elle banda le poignet avec soin :

- Vous devrez appliquer l’onguent une fois par jour… Saurez-vous refaire le bandage seule ? Si ce n’est pas le cas, vous pourrez revenir ici : pour les soins quotidiens. Cela me permettra de vérifier que cela évolue dans le bon sens…   Alors que l’apothicaire tendait le pot d’onguent à sa cliente, prête à lui annoncer le prix, la porte de la boutique s’ouvrit à la volée. Avant même de le voir, Severine le sentit : le sang, caractérisé par ce parfum ferreux, dense, qui prenait à la gorge…

- EMPOISONNEUSE ! tonna l’homme qui venait d’entrer. Déployant sa silhouette d’un bon mètre quatre-vingt dix, il devait avoir consommé ses quarante printemps, en vue de la toison grisâtre qui lui faisait office de chevelure. Avec son teint cireux et ses yeux caverneux, Severine mit un petit temps avant de le remettre : Galion Beaucol. Quant à l’odeur du sang qu’il lui avait sauté au nez, elle en comprit l’origine : la tunique de l’homme était, en quasi-totalité, tapissée du liquide hématique. Enfin, elle distingua, sur le coin de ses lèvres tremblantes, des perles rouges dégoulinant en continu.

- SALOPE ! Jappa-t-il en brandissant une hachette, dont le fer était rougie d’un sang frais. Puis, brutalement, alors qu'il semblait pret à lui bondir dessus, il fut secoué par une puissante quinte de toux, qui lui fit cracher une bonne quantité de sang.

- S’ma femme… qui … t’a demandé de’me faire ça…Poursuivit-il, limité par un souffle insuffisant. Tout était arrivé trop vite pour que Severine ne comprenne ce qui se passe, mais brusquement, alors qu’il faisait un nouveau pas vers elle, l’idée s’imposa à elle :

* Il vient pour me tuer*

La main de l’apothicaire réagit avec rapidité et elle décrocha de sa ceinture sa faucille pour s’en armer. L’arme lui sembla trop légère, trop frêle par rapport à la hachette que l’homme tenait, mais elle n’avait que cela.

-Monsieur  Beaucol. Vous êtes malade… Asseyez-vous, je dois vous ausculter.
Parvint-elle à articuler, priant pour que son ton ne trahisse pas sa frayeur veritable… Mais, elle le voyait bien, cette défense serait insuffisante : le regard de l’homme était plein de haine et si son corps trahissait sa faiblesse, par ses tremblements et cette toux sanglante, Severine le deviner emplit d’une force destructrice qui soutenait encore son corps moribond, et lui permettait de fait un pas, puis un autre…

* Il se laissera pas mourir avant de m’avoir tué. Il utilise ses dernières forces pour ça…*

Songea-t-elle avec fatalisme.

Légende :, Paroles de Severine, Paroles de Pépin {Apprenti, 8 ans, Yeux vairons}
Hors-rp : Si tu le souhaite tu peux faire agir le PNJ : il est fou de rage, au bord de la mort, et là pour trucider Sevy <3, c’est les seules choses à respecter. ;)

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Laïssa Huriya
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Lun 30 Oct - 0:09
المجنون
[Le fou]

Laïssa allait remercier l'apothicaire quand un cri se fit entendre dans son dos. Elle n'eut même pas le temps d'espérer se retourner qu'une espèce de masse puant la mort la bouscula pour aller menacer d'une hache la femme en noir. Donc, c'est de ça que lui parlait la tavernière... En effet elle n'avait pas l'air d'être apprécier de tout le monde. Pourtant elle n'avait pas l'air d'une charlatente, notre amie en avait vu, les avait fréquentés de près pendant son séjour avec les Gueules Peintes en Blanc... Le monteur d'ours qui faisait passer la bête pour agressive alors qu'elle était plus douce qu'un vieux chien fatigué ; Urda, "l'énorme" comme elle se faisait appeler, prétendait faire le double de son poids ; Ikran lui, était sensé être né avec d'étranges motifs sur le corps, en réalité résultats de mutilations décoratives qu'il s'était infligé à lui-même. Cette Dame Severine n'était visiblement pas de ceux qui prétendent, elle faisait.
L'éclopée regarda l'homme délirer quelques secondes, il lui faisait de la peine. Malgré sa masse corporelle digne de celle d'un bœuf, il semblait pouvoir s'effondrer à tout moment. Elle fixa la hachette de l'inconnu, a quelques dizaines de centimètres de son nez, ses yeux glissèrent le long du manche de l'arme, pour se poser sur la main qui la tenait. La prise était fragile, les doigts tremblaient. Elle repensa à cette chose qu'une guérisseuse lui avait enseigné, une autre femme qui voyageait seule, elle lui avait donné quelques conseils en cas de mauvaise rencontre.
La couturière attrapa de sa main valide le petit doigt de l'homme, le tira en arrière pour le tendre à l'extrême. Toute la main se relâcha. L'auriculaire ainsi placé, serrer la main est impossible, plus la victime lutte, plus elle souffre. Les nerfs sont bien faits parfois. L'arme dégringola, pour venir se ficher dans le parquet de la boutique. Elle éleva la voix, s'adressa à l'homme d'un ton ferme.


Quand une dame te demande de t'asseoir, tu t'assoies et tu la laisse t'examiner. Compris ?

Elle lâcha la main du vieillard, pour venir prendre sa dague. Elle la tenait d'Athalie, quand elle était partie. Elle lui avait sauvé la mise plus d'une fois. Elle la pointa sous la gorge du vieillard et se tourne vers Severine avec un sourire satisfait.


Où pourrait s'asseoir ce vieux fou ?
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Severine Vendevert
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Sam 11 Nov - 22:12
Le respiration de l’apothicaire c'était suspendue dans sa poitrine alors que l'homme approchait. Elle aurait dû trouver quelque chose à dire, à faire, elle le savait mais rien ne venait...

TAC.

Le bruit fit sursauter Severine, alors qu'elle regardait, incrédule, la hachette se planter dans le bois de son parquet. Clignant des yeux, elle porta son regard sur sa cliente qui tenait le moribond à la pointe de sa dague. Pendant un instant elle ne comprit pas la scène, puis, la voix de la couturière l'a ramena à la réalité.

"Où pourrait s'asseoir ce vieux fou ? "


- Là... De l'autre côté du comptoir. Il y a une chaise.  

Répondit-elle en reprenant un air impassible. Mais le "client" lui ne semblait pas l'entendre de cette oreille là.

- NON ! Me touche pas sor... Beugla-t-il, avant que sa phrase ne soit coupée par une quinte de toux particulièrement violente. Les spasmes qui le secouèrent forcèrent la couturière à la relâcher, alors qu'il tombait à genou, pour tousser des flots de sang. Pendant un instant il sembla se calmer et jeta un regard implorant à l'apothicaire qui, pourtant, ne fit pas un pas pour lui venir en aide.

- C'est terminé. Lui annonça-t-elle sans la moindre compassion en le regardant crever.

- Sal.. Ope... Je sais... toi... ma femme... vot ..fau... Se convulsa l'homme, crachant l'’hémoglobine dans laquelle il semblait se noyer. Son agonie ne se prolongea plus que nécessaire et Severine n'en détourna pas le regard alors qu'il s'effondrait à ses pieds pour rendre son dernier souffle. Quand, enfin, elle aperçut sa poitrine se soulever pour une ultime fois, elle s'autorisa un soupir de soulagement avant se s'approcher du mort. Son coeur battait encore fort mais elle se força à garder son calme en examina les mains du cadavre. Après un examen minutieux, elle sentit son coeur plonger dans sa poitrine : ses les ongles de l'homme, elle venait de trouver, ce qu'elle redoutait : des lambeaux de peau, comme s'il avait griffé quelqu'un. Levant les yeux très lentement vers la couturière elle annonça sur un ton alarmé :

- Cette homme, il vivait en contre bas, derrière le ruisseau... Je dois m'y rendre : sur la hachette il y a du sang, sous ses ongles des lambeaux de peau... Je crains qu'il s'en soit prit à sa femme. Expliqua-t-elle, presque sur un ton d'excuse.

- Pépin : ma trousse à chirurgie. Ordonna-t-elle à son jeune apprenti, pâle comme un linge, qui après sursauté avoir l'ordre, s’exécuta. Il avait assisté à toute la scène, mais Severine n'avait pas le temps de mesurer l'impact psychologique qu'il venait de subir : l’épouse devait être dans un état lamentable...

- Vous venez de me sauver la vie. J'ai une dette envers vous : je ne vous ferez pas payer les soins. Ajouta-t-elle comme une formule pour libérer la couturière

Légende :, Paroles de Severine, Paroles de Pépin {Apprenti, 8 ans, Yeux vairons}
Hors-rp : C'est comme tu veux Laissa peut la suivre, Severine prendra le temps de discuter et la laissera faire.Si c'est le cas je décrirais l’état de l’épouse dans mon prochain post.
[/quote]

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