:: Maigolun - Contrée de l'Est :: Dorush Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Foutue région [Pv Severine]

avatar
Laïssa Huriya
Tu files un mauvais coton !
Féminin
Métier : Cousette nomade
Localisation : Cherche un peu
Début de l'aventure : 23/06/2017
Discussions avec soi-même : 24
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 10 Juil - 11:56
تبدأ المشكلة
[Les ennuis commencent]

La pluie s'était enfin calmée, le visage de Laïssa fit apparition sous son épaisse capuche. Elle avait élu refuge sous un arbre qui avait dû connaître les 5 dernières générations, ou quelque chose comme ça, les feuilles innombrables avaient fait barrière quelques minutes à l'averse qui lui était tombée dessus.
Elle regarda sa vieille jument depuis son assise sur la carriole, mit le pied à terre et se dirigea vers l'animal pour lui enlever une épaisse couverture de feutre qu'elle lui avait mit sur le dos. Il valait mieux la ranger, d'une part parce qu'elle ne servait plus à rien, d'une autre parce que notre amie avait eut quelques petits soucis par le passé avec des chapardeurs dans la région, et le feutre de poil, c'est recherché. Plus chaud que le cuir mais tout aussi imperméable, il allie les avantages de beaucoup de matériaux sans en hériter des défauts. Laïssa savait qu'une telle chose risquait de trahir sa discrétion habituelle quant au contenu de sa carriole. Elle ouvra la porte à l'arrière de ce qui lui sert de logement et de réserve. La porte, lourde, grinça comme si elle allait céder au moindre mouvement supplémentaire. La couturière vint étendre la couverture sur un fil de séchage improvisé au milieu de la pièce.
Elle retourna aux côtés de l'animal, prit les rênes en main en dessous de la machoire du cheval et siffla pour lui demander d'avancer.

On va continuer à pieds ma vieille, y'a de la boue partout, et tu vas tomber si je vois pas mieux où tu marche.

D'un pas lent, elles se dirigèrent vers Dorush. Les premières habitations apparaissaient assez rapidement Laïssa n'aimait pas vraiment cette région, elle n'avait jamais fait un tour par ici sans qu'il lui arrive quelque chose, la dernière fois, un voleur à l'étalage lui avait embarqué une veste entièrement brodée, un travail long, au fil de soie, et donc cher, on était dans du 4000 malls et elle l'avait encore en travers de la gorge. Mais le passage était obligatoire, chaque année en début de cycle des Récoltes et de la Chasse. Un client de Barannor lui faisait une commande annuelle, elle appréciait autant ce vieux bougre que les demandes improbables, les défis techniques qu'il lui lançait. Cette fois c'était un manteau, d'une couleur bien particulière, pour sa petite fille, un vieux rose, couleur assez compliquée à obtenir, mais surtout, surtout, possible grâce à un seul arbre dans le pays, sinon c'est trop facile, enfin plus l'écorce de l'arbre que l'arbre en lui-même, mais tu m'as comprise quoi. C'est ce qui l'amenait ici cette année. Elle visualisait les croquis qu'elle avait avait présentés au client, il faudrait qu'elle ajoute plusieurs centimètres sur les mesures prises la dernière fois, la jeune devait avoir 12 ans, et à cet âge là, on grandit encore beaucoup. Un essayage serait  prévoir dès son arrivée sur Barannor.
Son estomac la tira de sa rêverie, il était temps d'arriver, la faim se faisait sentir, et après une drashe pareille, elle rêvait d'un plat chaud. Les portes de la ville se dessinaient, un sourire fit de même sur le visage de notre amie. Mais l'arrive aurait été trop simple et trop plaisante... Un sabot de la jument vint glisser sur une bosse, le chemin était devenu une véritable patinoire, et Laïssa vint retenir l'équidé qui était prêt à tomber, mais en tentant de se redresser elle perdit l'équilibre à nouveau, et vint peser de tout son poids sur les mains minuscules de la jeune femme. Les dents serrées, cette dernière sentait son poignet lancer, l'appui qu'elle avait prit pour aider sa monture était précipité et tout sauf fiable, et l'une de ses mains était positionnée de façon totalement aléatoire.

Bon tu te décides cocotte ou on se prend un bain toutes les deux ?

La jument finit par retrouver son équilibre, elle respirait comme après une pointe sur deux cent mètres, Laïssa vint lui carresser le museau, la fit marcher sur quelques mètres pour voir si elle ne s'était pas tordu quelque chose. En revanche elle, n'avait pas vraiment eut autant de chance, son poignet droit la lançait de plus belle, et son pouls se faisait sentir dans l'articulation. Bah oui, on avait dit quoi ? A chaque fois qu'elle vient ici quelque chose foire.


جمع شمل
[Retrouvailles]

Bref, du coup la voilà arrivée à Dorush, la ville n'avait pas changée, elle sentait encore et toujours l'eau stagnante. Laïssa avança jusqu'à l'auberge dans laquelle elle élisait domicile habituellement. Une fois entrée la "patronne" comme elle aimait être appelée lui fit un large sourire

La revoilà la petite aventurière ! Elle va comment ? Elle a vu des belles choses ? Elle reste combien de temps ce coup-ci ? Et elle vient faire quoi ?

Un chiffon hors d'usage tombait sur la hanche de cette entre deux-âges, trop serrée dans sa robe qu'elle avait dû porter les trente dernières années en oubliant que son corps avait "un peu" changé depuis ses vingt ans. Laïssa s'approcha d'elle, elle l'aimait bien, elle avait du caractère et gérait son affaire seule, son mari devait encore être dans la cuisine, rond comme une queue de pelle. Elle admirait sa patience. Les deux femmes partagèrent une accolade.

Alors "elle" va bien, "elle" a plein de chose à te raconter, "elle" voudrait une chambre pour quatre jours si tu as de la place, et "elle" vient chercher un truc introuvable ailleurs pour des gens qui ont visiblement des malls à jeter par les fenêtres.


La patronne rit de bon coeur, lui tendant une clé.

Tant mieux pour toi si les affaires marchent, tiens, c'est celle de d'habitude, t'as de la chance elle est libre depuis ce matin ! Ton canasson il est aux écuries hein ? J'vais t'ouvrir le local pour tout ton barda roulant là, la poche qui me sert de mari te le rentrera.

Je me suis permise de lui changer l'eau aussi, ah et tu connaitrait pas quelqu'un dans le coin qui pourrait regarder ça ?

Elle lui montra son poignet qui avait doublé de volume. Si ça n'était pas très vite remis elle risquait de prendre du retard sur ses commandes, c'était la pire tuile qui pouvait lui arriver en vue de la saison.

Bah... Y'a la dame Severine, dans la rue d'à côté, mais range ton sourire ma belle, même toi tu vas pas lui en faire décrocher un. Après elle connait son métier hein, ça personne pourra lui enlever, ya des rumeurs qui courent sur elle mais tu me connais, si j'écoutai tous les ivrognes et jaloux du coin je fermerai boutique dès maintenant pour vivre dans une grotte.



صيدلية
[L'apothicaire]

La voilà devant la porte de la fameuse "Dame Severine", elle avait mit du temps avant de la trouver la boutique, il faut dire que ce n'était pas la première qui tapait dans l'œil  Elle se demandait sur quel genre de personnage elle allait tomber, elle frappa le bois de la porte pour s'annoncer.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Severine Vendevert
Tu me laisses un goût amer, Pépin.
Féminin
Métier : Apothicaire
Localisation : Dorush
Début de l'aventure : 29/11/2016
Discussions avec soi-même : 164
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 11 Juil - 20:08
Dans une petite bâtisse qui ne paye pas vraiment de mine, une voix retenti :

-Pépin ! Combien de fois faut-il que je le répète ?! Tu ne dois pas ranger les pousses et les racines sur la même étagère !

Avec un soupir agacé, Severine replaça les bocaux au bon endroit. Le temps est passé depuis Athalie et ses pirates... L'apothicaire est rentrée avec son apprenti, Pépin, saine et sauve. La boutique lui manquait mais ses clients moins. Ou plutôt si : l'argent qu'ils lui faisaient gagner lui avait manquait, mais pas les personnes en elles-mêmes. Severine se doutait qu'avec son retour et l'arrivée de Pépin elle avait alimenté les ragots. Elle n'y faisait pas attention, mais le gamin avait séduit beaucoup de gens autour de lui et certains passaient simplement pour lui dire bonjour et lui donner une petite friandise. Si personne ne le disait en face d'elle, l’apothicaire s'en doutait : ils passaient vérifier que le petit avait tout ce qu'il fallait... Quelle hypocrisie songea-t-elle. A l’époque de son père, personne ne venait la voir pour vérifier qu'elle allait bien et pourtant c'était de notoriété commune que son paternel avait la gifle facile...
Mais Pépin n'était pas elle. Il était plus attachant et les gens étaient avides d'avoir enfin quelque chose de concret à reprocher à l’apothicaire. Elle était surveillée, elle le savait, mais elle ne le donnerait pas ce plaisir : personne ne lui arracherait son apprenti. Elle termina son rangement pour regarder autour d'elle. La boutique était constituée d'une pièce principale assez large, avec de multiples étagères très fournies, d'un comptoir massif, d'une cheminée alimentée mais rien de bien plus. En retrait, derrière l'une des portes se tenait une pièce particulière où Severine pouvait pratiquer certaines "opérations". Mais globalement, l'endroit était plutôt épuré et les autres pièces, comme la remise, n'étaient pas accessibles aux clients. Alors que Pépin trottinait vers elle en lui tendant un nouveau bocal, on frappa à la porte. Severine se braqua légèrement : Si c'était encore le vieux Charles Nigos qui venait encore chercher sa mixture elle allait le tuer ! Ce vieux perdait totalement la boule ! Il revenait à sa boutique trois ou quatre fois dans la journée pour lui demander toujours la même chose...  A le voir vieillir aussi mal, Severine ne pouvait s'empêcher de se dire qu'il était temps qu'il les quitte.

-Vas accueillir le nouveau client Pépin. Si c'est le vieux Nigos, revois le chez lui et prétexte que je suis de sortie...  

L'enfant s’exécuta et alla ouvrir la porte, tout sourire il annonça :
-Bonjour ! Bienvenue dans la boutique de Dame Severine. Qu'est-ce qu'on peut faire pour vous ?  

Légende :, Paroles de Severine, Paroles de Pépin {Apprenti, 8 ans, Yeux vairons}
Hors-rp :

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Laïssa Huriya
Tu files un mauvais coton !
Féminin
Métier : Cousette nomade
Localisation : Cherche un peu
Début de l'aventure : 23/06/2017
Discussions avec soi-même : 24
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 15 Juil - 23:09
اللقاء
[la rencontre]

La porte s'ouvra, Laïssa ne voyait personne, et puis une petite voix lui souhaita la bienvenue. Elle baissa la tête, c'était par là que ça se passait en fait. Un petit gamin, tout sourire, aux yeux hétérochromes, se tenait derrière la porte.
Elle ne s'attendais pas vraiment à ça, on lui avait assuré une femme très froide la voilà en face d'un bambin visiblement sympathique. La surprise passée, elle lui lâcha un sourire à son tour.

Euh, bonjour mon grand. Je viens voir... Ta mère ? peut-être ? Enfin Dame Severine quoi, je crois que je suis au bon endroit.

Elle tendit la tête en direction de la boutique, elle y vit une femme aux cheveux sombres, en train de ranger des bocaux sur un étagère. Pas besoin d'avoir inventer la lime à épaissir pour deviner que c'était la fameuse apothicaire. Elle fit un pas vers la gauche pour passer le pas de la porte sans percuter le gamin. Elle retira sa capuche l'air était encore humide, vraiment, cette région était détestable, Athalie ne lui manquait que pour un seule raison : la chaleur, le soleil. Les gens ? on passera ce sujet, elle avait du mal avec la mentalité là-bas. Bref, la boutique était surchargée de toutes sortes de choses, dans ce bric à brac, on devinait un certain ordre. Elle rit doucement, elle avait l'impression d'être dans son atelier, les bobines, boites à boutons, fils à broder était simplement devenus des bocaux, et contenants divers.

Bonjour, je viens vous voir un peu en urgence, auriez-vous quelques minutes à m'accorder ?


Elle lui montra de loin son poignet, il avait encore gonflé depuis la discussion avec "la patronne", elle redoutait de ne pas pouvoir se remettre rapidement, si sa convalescence durait plusieurs semaines c'était la catastrophe...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Severine Vendevert
Tu me laisses un goût amer, Pépin.
Féminin
Métier : Apothicaire
Localisation : Dorush
Début de l'aventure : 29/11/2016
Discussions avec soi-même : 164
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 17 Juil - 19:26
La voix féminine à l'entrée rassura Severine : ce n'était pas le vieux Nigos. Se désintéressant de ses bocaux, elle prêta un oeil attentif à la nouvelle venue : Jamais vue. Et vu son apparence, elle n'était surement pas de la région... Une cliente de passage donc...

-Une urgence ? C'est vous l'urgence ? Parce que vous m'avez l'air en plutôt bonne état pour une "urgence".

Commenta-t-elle, piquante.

-Si ce n'est pas vous l'urgence, sachez que je ne me déplace pas pour rien. Les petits bobos se déplacent dans ma boutique ou je ne les soigne pas. Et si je dois me déplacer : ça augmente les tarifs.  

Ajouta-t-elle, indifférente au fait de passer pour une femme peu commerçante. Mais Pépin, lui, était plus sensible à ce côté du "métier" et il tira sur la manche de la dame pour lui proposer :

-Est-ce que vous voulez une infusion ? On en a à la menthe. Et c'est gratuit.  

Severine leva les yeux ciel : cette manie de donner des infusions gratuitement aux clients, ça lui rappelait sa mère...

-Alors ... Votre urgence : qu'est-ce c'est ?

Légende :, Paroles de Severine, Paroles de Pépin {Apprenti, 8 ans, Yeux vairons}
Hors-rp :

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Laïssa Huriya
Tu files un mauvais coton !
Féminin
Métier : Cousette nomade
Localisation : Cherche un peu
Début de l'aventure : 23/06/2017
Discussions avec soi-même : 24
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 21 Juil - 0:18
تحليل
[L'analyse]

En entendant la réponse de l'apothicaire, Laïssa ravala sa salie bruyamment. En effet, plus sympa tu meurs... Elle regarda la petite chose qui l'avait accueillie  il avait l'air d'être le total opposé de l'apothicaire. Au moins ils se complétait. Elle regarda le gamin en souriant.

Merci mon grand, mais je n'en prendrais pas.


Elle s'approcha lentement la femme en noir. Elle avait l'air de souhaiter la voir très vite partie. Au final, tant mieux, la couturière voulait quelque chose d'efficace  un résultat rapide. Une commerçante dans ce genre là n'aime pas voir revenir ses clients mille fois pour la même chose, elle ne la ferait donc pas attendre pour rien. Elle releva ses manches et montra son poignet.

Pour faire court, je viens vous voir rapidement, mon cheval a décidé de faire une sieste sur ce machin qui n'a pas vraiment tenu. Je suis couturière, vous comprendrez donc que c'est assez handicapant. Si vous avez un remède miracle... N'hésitez pas surtout. Pour le prix, je m'en fiche, vous serez payée comme vous le décidez.

En fait, elle lui rappellait un peu la mère de Shay. Cette femme était sans doute la personne la plus froide qu'elle n'ai jamais rencontrée, il lui avait fallu une bonne année avant de se faire accepter par "belle-maman", avant qu'elle ne lui montre un peu de sympathie. Il s'est avéré qu'elle était une personne fantastique et surtout très aimante, cet aspect très froid n'était qu'une façade, pour se protéger. Elle se demanda si c'était le cas aussi pour Dame Severine. Est-ce que derrière ce amabilité digne d'une porte de prison, se cachait quelqu'un de plus sensible ? Ses yeux se figèrent sur les mains l'apothicaire. On pouvait savoir beaucoup de chose sur les gens grâce à leurs mains. Leur âge réel, aucun artifice ne peux cacher leur vécu, les veines qui se dessinent ; parfois leur métier, ou leurs activités habituelles  ; si ils prennent le temps de s'occuper d'eux-même ; si ils ont un penchant pour l'or, l'argent ou le bronze, ou aucun d'entre eux...
Elle se tira de ses pensées. Attendant le verdict.
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
De retour à Mathusalem :: Maigolun - Contrée de l'Est :: Dorush-
Sauter vers: