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Un entrainement ardu [PV Akrib] - Abandonné

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Dim 19 Fév - 15:35
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Un entrainement ardu
Ce n'est que le début...
ECCENAM Haren
&
TRIMOA Akrib

Alors que le Bal de l’Ennui était terminé depuis plusieurs jours, Haren était déjà parti de Barannor. En effet, son but était de retrouver Éméri et pour cela, il devait se rendre à Athalie. Mais cette fois-ci, il ne serait pas seul pour la chercher, il était accompagné. Cela s’était donc passé à Baronnor peu de temps après son passage à tabac et le jeune voleur commençait à regretter sa décision. Son nouveau coéquipier se trouvait être un de ses sauveteurs, enfin plus ou moins : C’était lui qui avait détourné l’attention des joueurs de cartes. Le jeune homme en question s’appelait Akrib et ce dernier voulait devenir mercenaire. C’est pourquoi il avait demandé à Haren de l’entrainer. L’assassin avait longuement réfléchi, beaucoup de pensées avaient alors tourbillonnées dans sa tête, le pour, le contre… Il finit tout de même par accepter mais seulement grace deux simples et bonnes (à ses yeux) raisons. D’abord parce qu’il l’avait aidé mais surtout parce qu’il avait grandi dans les rues d’Athalie et que par conséquent, il connaissait bien la ville. De ce fait, il pourrait facilement retrouver Éméri.

Cela faisait maintenant près d’une semaine que le duo marchait, presque toujours en silence à travers la Forêt d’Olm. L’entrainement d’Akrib n’avait pas encore réellement commencé mais, tous les matins ainsi que le soir, Haren lui faisait faire quelques exercices pour se muscler : l’apprenti était trop mince et frêle selon l’avis du jeune mentor. Cependant, ces quelques broutilles n’étaient rien face à ce qu’il avait prévu… Ce ne sera qu’au moment où ils seront dans le Désert de Riak que le vrai entrainement commencera et cela arriva plus vite que ce que les deux jeunes hommes avaient pensé. Et alors que la lisière de la forêt était en vue, et quelques instants plus tard, les deux compagnons immergeaient de la forêt pour tomber sur un immense océan de sable. Haren déclara :

Nous y voilà, le Désert de Riak ! C’est ici que ton entrainement va pouvoir réellement commencer. Et j’espère pour toi que tu apprends vite… Il se tut quelques secondes, perdu dans ses pensées avant de reprendre sur un ton neutre. Voilà ce que je te propose : chaque matins et soirs, pour éviter les heures les plus chaudes de la journée, nous travaillerons pendant une heure et demi. Concernant notre destination, ce sera Athalie mais avant nous devront passer par l’Oasis de Ichtr. Et étant donné qu’il est plus ou moins midi, je propose que nous dînions à l’abri du Soleil, dans la forêt avant d’entreprendre la traversée du désert. Il ajouta ensuite, avec un sourire sur le coin des lèvres, nous aurons tout le temps de transpirer après.

Le repas, aussi frugal soit-il, rassasia les deux voyageurs et fut vite avalé. Ils purent ainsi commencer au plus vite la traversée du désert. L’après-midi se passa tranquillement et sans aucun encombre. Haren en profita alors pour lui expliquer comment ne pas se perdre dans le désert comme bien observer le terrain, se repérer avec les étoiles mais surtout avec son instinct. Pleins d’informations qu’il devrait vite apprendre s’il voulait survivre. Cependant, la nuit tomba très vite et leur première séance d’entrainement put enfin commencer. Celle-ci fut consacrée aux techniques de combats rapprochés, Haren montrait à son élève les techniques de base et les bonnes postions à prendre. Si quelque chose ou était mal exécuté, le professeur n’hésitait pas à lui assener un coup là où il y a un problème. Au bout d’une heure et demi de travail acharné, Haren déclara que c’était suffisant pour ce soir-là.

Viens t’assoir, dit-il en direction d’Akrib avant de déclarer, c’était pas mal pour une première… mais tu devras faire beaucoup mieux si tu veux devenir plus fort ! Et repose-toi car demain sera une rude journée : nous devrons atteindre une oasis, qui se trouve plus à l’est, avant que le Soleil ne soit au plus haut dans le ciel. En plus nous devons reprendre des réserves d’eau.

Cette nuit-là, comme la plupart des nuits, le jeune voleur ne dormit que d’un œil au cas quelqu’un, ou quelque chose, décidait de les attaquer. Mais rien ne se passa. Quelques heures avant le lever du jour, Haren se leva et rangea ses affaires, le plus doucement possible pour ne pas réveiller son apprenti. Avant de partir, il laissa un message qui disait :

Avant d’apprendre à prendre la vie à quelqu’un d’autre, tu vas devoir apprendre à garder la tienne. Et pour ça tu devras te rendre à l’oasis dont je t’ai parlé. Seul.
Haren

Aussitôt qu’il eut placé le mot là où Akrib le trouverait à coup sûr, l’assassin s’éloigna du campement pour aller se placer derrière une dune de sable, là où ne pouvait pas le voir. Cependant, lui voyait tout et pouvait observer le jeune apprenti se débrouiller et il pouvait agir en cas d’extrême nécessité.
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Mar 21 Fév - 23:15
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La chaleur se dissipait doucement autour d'Akrib. Les dernières traces émanaient du sable qui restituait toute l'énergie emmagasinée dans la journée. Pourtant, malgré la relative fraicheur, il était en nage. Les coups pleuvaient, les instructions aussi. Il s'appliquait à reproduire les gestes d'Haren, mais la fatigue et l'inexpérience se faisaient sentir. Cependant, il serra les dents jusqu'au bout, tâchant de se montrer digne du mentorat qu'il avait demandé. À la fin de la session, il se laissa tomber aux côtés du jeune voleur, fourbu mais souriant. Les demi-compliments de son tuteur lui faisaient réellement plaisir. Pour tout dire, depuis le début de leur voyage, il n'avait fait que rechercher l'approbation de son compagnon.

Lorsqu'il l'avait revu à Barannor, il avait tout de suite reconnu le voleur malchanceux. Pourquoi l'avoir abordé ? Akrib l'ignorait un peu lui-même. Un simple visage familier dans une ville qu'il ne connaissait pas ? Une envie de tisser des liens ? Le tempérament d'Akrib l'avait toujours poussé à faire partie des suiveurs. Plus jeune, il s'était révélé être un voleur efficace, un coureur hors pair et pas le moins dégourdi des gamins de la bande. Pourtant, il n'avait jamais cherché à décrocher la place de "chef" au sein du groupe. Un peu trop rêveur, un chouïa trop effacé pour diriger. Et puis, lui qui avait grandi sans père, il trouvait son compte dans cette histoire. Les gamins plus âgés avaient fait office de figures fraternelles, toujours prêtes à lui enseigner quelque chose de nouveau. Haren avait justement quelques années de plus, et sa démarche souple et assurée, tout comme ses capacités martiales –du moins, avant qu'il ne se fasse maitriser- avaient attirés l'œil du jeune mercenaire.

Il s'était donc décidé à aller le voir. Il ne savait guère à quoi s'attendre, et pour tout dire, il n'entretenait pas beaucoup d'espoir quant à la réaction d'Haren par rapport à sa demande. Mais contre toute attente, ce dernier avait accepté de voyager avec lui, et mieux encore, de l'entrainer. Alors chaque jour, en silence, Akrib s'empressait d'obéir aux ordres, et de réaliser les exercices demandés. Le respect emplissait son regard, la reconnaissance aussi. Il donnait tout pour ne pas être un fardeau aux yeux de son mentor. Il ne ménageait pas ses efforts et finissait immanquablement la journée perclus de courbatures, le cœur léger et l'esprit apaisé. Il buvait les rares paroles du jeune Ichtr, emmagasinant les connaissances et les enseignements. Finalement, cette première soirée passée dans le désert s'était aussi révélée être son premier véritable entrainement. Le sommeil ne fut pas long à venir.

La tête sur son baluchon, Akrib se laissa aller. Son souffle se fit plus régulier, et il enfouit ses mains dans le sable, retrouvent un peu de la chaleur du jour piégée dans le sol. Le désert était véritablement un lieu formidable. L'instant d'après, il sombrait dans un sommeil sans rêves.

Il ouvrit les yeux juste avant l'aube. Le vent s'était levé, et un petit tourbillon de poussière était venu lui fouetter le visage. Il se redressa, bailla à s'en décrocher la mâchoire et s'épousseta rapidement. Il chercha son compagnon du regard mais ne trouva qu'un morceau de papier, coincé sous une pierre, bien en évidence parmi ses affaires. Il lut, comprit qu'il s'agissait d'une nouvelle épreuve et fourra le message dans une de ses poches. La préparation fut rapide, et bientôt il s'apprêta à partir. Par où, au fait ? Le jeune homme fit un tour sur lui-même. L'Est, ça devait pouvoir se trouver, mais il lui fallait un point de repère. Il chercha des yeux une dune plus haute que les autres, un amas de rocher, quelque chose qui trancherait avec la beauté monotone du désert. Il jeta son dévolu sur un empilement lointain, pierres grises sur le sable doré. Avec ce repère en visuel, et grâce à ses connaissances sommaires en astronomie –il savait au moins que le Soleil se levait à l'Est-, il lui suffisait de marcher droit vers l'astre solaire pour conserver son cap. La formation rocheuse lui servirait à déterminer sa progression.

La main en visière, il lorgna dans la direction présumée de l'oasis. La lumière encore rase n'était pas aveuglante, mais elle ne tarderait pas à l'être. Il tira un morceau d'étoffe de son barda et se confectionna à la va-vite une sorte de bandanna qui descendait très bas sur son visage. Ce couvre-chef d'un genre nouveau avait deux missions : le protéger d'une insolation et empêcher ses yeux de rôtir dans leurs orbites. Il était assez fier d'y avoir pensé. Il se mit en marche, ses bottes soulevant de petits nuages à chaque pas. L'air était extrêmement sec, mais le vent qui l'avait réveillé filait désormais à ses côtés, l'aidant à supporter la chaleur. Akrib prit cela pour un bon présage, et sa main alla se perdre dans la foule de talismans qui pendait à son cou.

Quelques heures plus tard, après avoir dépassé et vu l'empilement rocheux disparaitre derrière lui, il marchait encore. La sueur gouttait de son front, allant immédiatement s'écraser dans le sable avant d'être avalée par le désert. Lui qui quelques instants auparavant rêvassait et trouvait l'endroit fort beau se prenait à présent à penser qu'il faudrait probablement peu de temps au désert pour l'avaler lui aussi, s'il venait à s'écrouler. Le jeune mercenaire vida d'un trait le reste de sa gourde et se remit à fixer l'horizon. Était-ce de la verdure qu'il apercevait au loin, ou son esprit lui jouait-il des tours ? Babdel et Haren lui avait tout deux parlé d'un phénomène récurrent dans le désert du Riak, les mirages. Mais dans le doute, et sans autre choix que d'avancer, il lui fallait poursuivre et prier pour qu'il s'agisse bien de l'oasis.

Tout à son observation, et à ses efforts de marche redoublés, Akrib ne vit qu'au dernier moment le petit éclair noir à ses pieds. Par une chance insolente, le dard du scorpion vint s'enfoncer dans le cuir de la botte, épargnant la chair tendre de la cheville. Le jeune homme fit un bond en arrière, roula dans le sable avant de se redresser, l'épée à la main. Son cœur battait à tout rompre, et il était prêt à découper la maudite bestiole.

"Petit enfoiré ! Quelle genre de bête vicieuse faut-il être pour attaquer aussi sournoisement !" Mais, faisant bien peu cas de son esprit vengeur, son agresseur s'était déjà coulé sous une pierre, bien à l'abri du soleil et des coups d'épée. Akrib lâcha un bref soupir, pas vraiment rassuré sur son sort. Il inspecta son pied sous toutes les coutures avant de renfiler sa botte et de repartir, ses yeux balayant désormais le sol sur un rayon de cinquante mètres autour de lui. L'oasis semblait si proche, il aurait été dommage de mourir ici. Il se demandait si Haren se trouvait déjà au point de rendez-vous.
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Dim 26 Fév - 14:26
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Un entrainement ardu
Une drôle de découverte...
ECCENAM Haren
&
TRIMOA Akrib

Ce n’est qu’un peu plus d’une heure plus tard, juste avant que le Soleil ne lève, que le jeune apprenti se réveilla. Ce dernier ne mit pas très longtemps à trouver le mot qu’Haren avait laissé à son intention et d’où il était, l’assassin remarqua qu’Akrib ne tarda pas à ranger ses affaires pour chercher une direction à prendre. Il se mit rapidement en route avant qu’il ne fasse trop chaud, et son professeur en fit de même tout en faisant attention de ne pas se faire repérer. Ce qui n’était pas compliqué puisque l’élève était concentré sur sa destination pour ne pas se perdre dans le désert.

Rapidement le Soleil monta dans le ciel, tout comme la chaleur qui devenait de plus en plus insupportable. Heureusement Haren y était habitué car il y avait passé une bonne partie de sa vie et connaissait toutes les astuces pour mieux la supporter. En plus, le vent s’était levé et même si cela l’aidait à supporter la chaleur, cela le gênait aussi car cela faisait voler le sable qui allait dans ses yeux. C’est pourquoi il avait toujours un masque en tissu qui recouvre presque tout son visage. Cependant, ce n’était pas tout car il portait en général une capuche ainsi que des lunettes, qu’il avait trouvé un jour par hasard, pour se protéger du sable. Il avait toujours trouvé ces dernières très spéciales, comme si elle n’aurait jamais dû être là ou avoir disparu depuis longtemps. Mais il les trouvait pratique et les avait donc gardées.

Ce jour-là, il se produisit quelque chose d’étrange avec les lunettes. Cela ne dura quelques instants mais Haren eut le temps de voir ce qu’il se passait. Ainsi, pendant quelques secondes il vit des lignes, comme des flux. Certains étaient gros, d’autre plus petits mais ils avaient un point en commun, ils fluctuaient et ne restaient jamais stables. Pendant que certains apparaissaient, d’autre disparaissaient. Le phénomène ne dura pas très longtemps mais cela déstabilisa tout de même le jeune homme. Celui-ci eut malgré tout le temps de remarquer quelque chose d’étrange, plusieurs des « flux » convergeaient vers le même endroit et comme le point était proche de lui, il décida d’aller voir. Et qu’elle ne fut sa surprise quand il découvrit quel le point de convergence était… une fleur. Une fleur qui avait poussée en plein milieu du désert, là où normalement rien ne pousse. Intrigué, Haren se baissa pour mieux l’observer et finit par l’arracher. C’était une fleur tout à fait ordinaire, elle était comme toutes les autres. Sauf qu’elle avait poussée dans un endroit dénué de toute vie végétale.

Il fourra alors la plante dans une de ses poches et réalisa quelque chose d’important : il avait perdu de vue son apprenti. Heureusement, le vent n’était pas encore trop fort et il put suivre les empreintes de pas dans le sable. Il dut se dépêcher de le rattraper car même s’il pouvait se montrer dur avec Akrib, il appréciait le jeune homme et voyait un grand potentiel en celui-ci. C’est aussi pourquoi il avait accepté de l’entrainé mais ça, il ne le lui dirait jamais enfin, pas tant qu’il devrait l’entrainer.  Heureusement, il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour le rattraper et une bonne dizaine de minutes plus tard, son apprenti était en vue. Et rien de grave ne semblait lui être arriver sauf que Haren remarqua qu’une petite bête fonça sur l’apprenti et le piqua dans le cuir de sa botte. Le garçon recula en faisant un bond en arrière tandis que son agresseur, un scorpion, s’enfuit dans le sable. L’assassin suivit son apprenti pendant encore plusieurs heures mais comme il semblait bien s’en sortir et qu’il se dirigeait dans la bonne direction, Haren décida de prendre un peu d’avance et de rendre directement à l’Oasis pour préparer le campement. Il accéléra alors le pas pour dépasser Akrib et fonça vers le lieu de rendez-vous.

Ainsi, un peu plus d’une heure plus tard, il arrivait à destination même si pour la plupart des gens, il leur aurait fallu le double, voire le triple du temps pour y parvenir. Dès qu’il fit sur place, le jeune voleur monta sa tente et alluma un feu : quand Akrib arrivera, il ferait certainement déjà noir et aurait certainement faim. En tout cas, lui était affamé car il avait préféré ne pas s’arrêter pour manger et avait pris dans ses réserves de viandes sèchées. Par chance, des petits rongeurs, comme les gerbilles, se réunissaient souvent près des oasis pour profiter de l’eau et des arbres, souvent fruitiers. L’assassin en repéra facilement mais les tuer serait plus difficile. Il préféra les abattre de loin grâce à ses couteaux mais il dut s’y reprendre à plusieurs fois avant de les toucher. Il réussit à en tuer trois dont un assez gros. Cependant, le véritable problème survint au moment où il voulut saisir ses proies : au moment où il empoigna le petit cadavre, il ressentit une vive douleur dans la main. Encore la même douleur, celle causée par le serpent des années plus tôt. Il lâcha alors un cri qui se propagea loin autour de lui.


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Jeu 9 Mar - 22:50
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Les derniers mètres furent parcourus à la hâte. Sous les pieds du jeune homme, le sable laissa la place à de l’herbe jaunie, éparse. Puis de plus en plus verdoyante, grasse et touffue. Les dernières foulées, il volait presque, sa course était fluide, et déjà il oubliait la chaleur accablante et la frayeur engendrée par le scorpion. Il tomba à genoux devant l’étendue d’eau, rejetant sur le côté son barda qui l’entravait encore. Ses mains en coupe vinrent troubler la surface, et aussitôt il les porta à ses lèvres. Ceux qui disent que l’eau n’a aucun goût n’ont jamais eu soif. Il se désaltéra longuement, laissa le liquide le revigorer, effacer toute trace de fatigue. Puis il se redressa, recala son équipement sur ses épaules et jeta un regard circulaire.

Les lieux étaient vraiment beaux. Tout autour de lui, le désert semblait onduler, sous l’effet conjugué du vent et de la chaleur. L’oasis elle-même ondoyait. Les herbes se courbaient et la surface de l’eau se couvrait de ridules au gré des fantaisies éoliennes. Les arbres qui poussaient ici semblaient avoir crûs rapidement. Leurs troncs couverts de filaments, l’ombre bienveillante qu’ils projetaient, tout chez ces géants végétaux respirait la majesté. Comme si, seuls au milieu de ce désert, ils devenaient de facto princes de la région. Perdu dans ces contemplations, Akrib entendit brusquement un cri qui le ramena sur terre. Il se tourna, avant de lorgner un instant dans la direction d’où le rugissement avait surgi. Les arbres là-bas étaient peut-être bienveillants, mais ils lui cachaient la scène, quelle qu’elle soit.

Il se remit à courir, moins follement cette fois, l’épée déjà au clair. Entendre un cri ici au milieu de nulle part, cela ne présageait rien de bon, et mieux valait se préparer au pire. À défaut de l’avoir assagi, l’épisode avec l’arthropode l’avait rendu plus méfiants, et dans sa tête mille scénario se bousculaient. Il pouvait s’agir d’Haren comme de quelqu’un d’autre. Les déserts servent rarement de cadre à des rencontres fortuites, mais autour d’une oasis il devait bien y avoir une concentration plus élevée de personnes, non ?

Des bandits ? Un prédateur quelconque venu se désaltérer ? Un autre scorpion ? Le cri étant un signal plus ou moins universel de danger, ou de douleur, Akrib ne pouvait imaginer un seul instant ce qui l’attendait. Il contourna un gigantesque dattier et se retrouva face à son mentor, au sol, la main crispée sur son pouce droit. La douleur déformait ses traits, et à ses côtés gisait un cadavre de gerbille. Ce n’était quand même pas le rongeur qui avait… ?

Le jeune homme se précipita au chevet de son compagnon, jetant sa lame de côté dans la manœuvre. L’arme alla s’écraser dans les herbes souples dans un bruit sourd.

"Haren ? Que s’est-il passé ?"
L’affolement guettait, mais Akrib se força à rester calme et à analyser la situation. Personne d’autre qu’eux deux à l’horizon. Il remarqua néanmoins en jetant un nouveau regard aux alentours qu’une tente était déjà montée, à côté d’un petit foyer. Probablement celle d’Haren. Il aida le jeune Ichtr à se redresser tout en posant le dos de sa main sur son front. Un peu de fièvre, peut-être, difficile à déterminer lorsque l’on se trouve au cœur d’un désert. Le médecin malgré lui se pencha ensuite sur la dextre de son patient. Il força la main gauche à desserrer son étreinte et constata que deux petites cicatrices marquaient la base du doigt. Une vieille blessure donc.

Tout en murmurant des paroles qui se voulaient encourageantes, Akrib amena doucement son compagnon jusqu’au minuscule campement. Il le fit asseoir et déposa son baluchon à ses côtés pour lui servir d’oreiller si le besoin de s’allonger se faisait sentir. Il se creusait en même temps les méninges pour déterminer ce qui avait pu provoquer le cri et l’effondrement d’Haren. N’ayant rien sur lui -ni compétences, ni remèdes- pour lui venir en aide, il se résigna à faire le minimum et à prier pour qu’un peu de repos suffise. Il fit plusieurs allers-retours, le premier pour ramener un peu d’eau au voleur, le second pour ramasser son épée, et un dernier pour attraper cette gerbille apparemment rompue aux techniques de combat avancées. Il aurait été dommage de passer à côté d’un festin comme celui-ci.

Il trouva à côté du feu deux autres prises, qu’il se mit à préparer tout en gardant un œil sur Haren. Il n’était pas plus boucher qu’il n’était médecin, et il gâcha un peu de viande lors du dépeçage, mais au final, les trois gerbilles se trouvèrent bien vite réduites à l’état de morceaux, empalées sur des broches et suspendues au-dessus des flammes. C’était toujours ça de réglé. Akrib nettoya son couteau, puis il s’approcha de son mentor avant de s’asseoir à ses côtés, en silence. On n’entendait d’autre bruit que le grésillement de la graisse de gerbille brûlée. S’il n’avait pas été aussi soucieux, Akrib aurait probablement arboré un sourire détendu en cet instant. Finalement, il se hasarda à parler, estimant que son interlocuteur avait probablement assez récupéré pour répondre :

"Qu’est-ce que c’était que ça ? Ça t’était aussi arrivé à Barannor…"
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Sam 18 Mar - 12:50
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Un entrainement ardu
L'Oasis de l'Enfer...
ECCENAM Haren
&
TRIMOA Akrib
Les minutes qui suivirent furent assez floues pour l’assassin car la douleur était beaucoup trop forte. Rapidement, il crut entendre un appel. Son nom. Il vit ensuite quelqu’un s’approcher mais sa vision n’était pas clair et il vit pas qui s’était. Cette même personne sembla le tirer sur plusieurs mètres avant de l’assoir. La douleur s’estompait lentement et ce n’est qu’au prix d’un effort surhumain qu’il parvint à ne pas crier à nouveau. Quand il put enfin revoir plus ou moins clairement, le jeune assassin remarqua qu’il était de retour au camp. Ensuite, il vit son apprenti, Akrib, assis près de lui, occuper à cuir ce qu’il avait pu chasser. Ce dernier sembla remarquer que Haren allait un peu mieux car il lui demanda ce qui c’était passé, tout en lui rappelant l’épisode douloureux que fut Barannor. Le jeune homme prit quelques instants pour réfléchir avant de répondre à son élève :

Ce n’est rien de grave, juste une vieille blessure qui se réveille de temps en temps.

Haren fixa alors les flammes, que son apprenti avait allumées, perdu dans ses pensées. Comme s’il se remémorait un vieux souvenir douloureux. Celui-ci lui revenait par flash, tout ce qu’il avait ressenti à l’époque. D’abord de la fierté. Celle qu’il avait ressenti lorsqu’il revenait au village Ichtr après avoir réussi à tuer un serpent à main nue. Puis un léger malaise que se transforma rapidement en douleur atroce avant qu’il ne s’évanouisse. Mais également la peur et l’incertitude à propos de sa survie et sur l’origine de cette douleur. Était-il attaqué ? Vint ensuite, un sommeil agité dû au fait que son corps essayait d’éliminer le poison qui avait réussi à filtrer à travers son gant. Et enfin le soulagement et la joie quand il se réveilla aux côtés de son maître, dont l’expression passa de l’inquiétude à la joie en quelques secondes quand il vit que son élève allait mieux.

Quand il fut enfin sorti de ses pensées, il remarqua, ainsi que son estomac, que les gerbilles étaient cuites. Il se dépêcha alors de se servir : la journée avait été longue et il mourait de faim. Les minutes qui suivirent furent très calmes et quand le repas fut terminé, Haren décida de prendre la parole.

Dès demain nous reprendrons l’entrainement mais ce soir, tu n’auras rien à faire. Alors profites-en et repose-toi.
Puis, l’évènement du matin même lui revint en mémoire et il repensa à la fleure qu’il sortit de son sac afin de la montrer à son apprenti. J’ai trouvé ça ce matin, dans le désert. Tu sais ce que c’est ?

Haren avait toujours été très curieux et il espérait sincèrement que Akrib aurait une réponse à sa question. Cependant, la nuit tombait très vite dans le désert et il vite très froid. Aussi, les deux compères furent obligés d’aller se coucher afin de rester au chaud.Ce fut une nuit tranquille, sans rêve et l’aube pointa rapidement le bout de son nez. Comme à son habitude, le jeune voleur ne se gêna pas pour réveiller Akrib un peu avant que le Soleil ne lève pour lui faire faire les exercices habituels. Une fois ceux-ci terminés, ils mangèrent. Même si le repas fut frugal, cela faisait toujours du bien.

Je pense qu’on va rester un jour de plus ici, pour ton entrainement. Car si tu veux que je t’apprenne à te battre, tu te battras à ma manière. C’est-à-dire : Rapidité, efficacité et discrétion. Et pour ça, il faudra que tu sois habile de tes mains et l’un des meilleurs exercices pour ça, selon moi, c’est l’escalade !

Le jeune homme se dirigea alors vers un de palmiers les plus proche. Il n’y avait pas de branche sur ces arbres, ce qui rendait l’escalade encore plus difficile. Une fois qu’il fut sûr d’avoir toute l’attention de l’Athalien, il grimpa l’arbre aussi vite qu’il put et redescendit tout aussi rapidement.

À midi, tu pourras arrêter et nous ferons un autre exercices cet après-midi. Par contre, n’oublies pas de boire de temps en temps. Je ne voudrais pas que tu meures de soif,
ajouta-t-il avec un petit sourire.

La matinée passa assez vite… tu points de vue de Haren. Le garçon continuait inlassablement d’escalader l’arbre et le voleur admirait la ténacité dont il faisait preuve. Même si quand Haren lui annonça qu’il pouvait arrêter et qu’ils allaient manger, il lui sembla que son apprenti fut soulagé. Et il pouvait le comprendre car il était déjà passé par là, bien des années plus tôt.

Ce qu’on va faire maintenant va peut-être te paraitre plus amusant mais cela pourrait se montrer très douloureux. Je vais te montrer quelques techniques de combat rapproché. Comme tu t’en étais bien sorti la dernière fois, je vais te montrer de nouvelles techniques. Mais avant, il va falloir que tu me remontre celles que je t’ai déjà apprises.

Encore une fois, le mentor n’hésita pas à frapper là où il y avait des erreurs ou si Akrib baissait sa garde. Après près de deux heures d’entrainements, Haren décida de faire une petite pause avant de reprendre jusqu’au souper. La séance d’entrainement se termina par quelques exercices de musculation. Comme à leur habitude, le repas se passa en silence et au moment d’aller se coucher, le jeune assassin dit :

Demain, nous partirons dès l’aube, juste après ta séance d’exercices.
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Dim 2 Avr - 22:09
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Rasséréné par le retour d’Haren parmi les vivants, Akrib se laissa aller un peu plus en arrière. Il s’essuya la bouche d’un revers de main à la fin du repas, avant de prendre un peu de sable dans ses paumes. Il laissa les grains couler entre ses doigts tandis que ses yeux fouillaient la voûte étoilée. Perdu dans l’immensité du ciel, il laissa son esprit vagabonder librement. Lorsqu’Haren eut fini lui aussi, Akrib se redressa tout à fait et fit le tour du foyer pour se placer face à lui. La voix de son mentor s’éleva de l’autre côté du feu :

"Dès demain nous reprendrons l’entrainement mais ce soir, tu n’auras rien à faire. Alors profites-en et repose-toi."

Le jeune vohilien accueillit la nouvelle avec un léger hochement de tête. Il n’était pas particulièrement fatigué, mais il ne se sentait guère capable de se concentrer sur un quelconque exercice en cet instant. Il se sentait glisser doucement dans un état second, comme dans ces moments où, plus jeune, il s’allongeait sur les toits. Non pour y dormir, mais bien pour y réfléchir longuement sur le sens de la vie. Il ne trouvait jamais d’explication valable, mais cela le distrayait beaucoup. Il se reconcentra sur son environnement immédiat lorsqu’Haren s’exprima de nouveau. Il tenait à la main une fleur. Akrib prit la plante des mains de son compagnon et l’examina avec attention. Elle paraissait jeune, vigoureuse. La tige était tendre et flexible, un peu sèche peut-être, mais rien de comparable avec les herbes carbonisées des environs. La fleur avait été arrachée à la terre tout récemment. De toute évidence Haren ne mentait pas quand il disait l’avoir cueillie dans le désert.

"Surprenant…"
Le jeune mercenaire fit tourner la plante entre ses mains, comme pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une illusion. Il n’était certain de rien, mais son esprit rationnel lui disait que cette plante n’avait pas pu surgir du sable comme ça, sans raison. Il avança l’explication qui lui semblait la plus probable :
"Le marchand avec lequel j’ai voyagé vers Barannor m’a dit que les fleurs poussaient aussi dans le désert. Les graines sont là, simplement, elles doivent attendre une quantité d’eau suffisante. Une pluie de courte durée, suffisamment abondante, peut déclencher la pousse de la plante."

Il rendit la fleur à Haren avant de se rasseoir, aussi proche des flammes que possible. Le froid se faisait plus poignant.

"Un nuage se sera formé et aura lâché un paquet d’eau au milieu du désert. Tu as peut-être juste été au bon endroit, au bon moment."

Le jeune homme marqua encore une pause, cette fois pour rajuster un peu sa tunique sur ses épaules, tout en triturant machinalement ses amulettes.
"Ceci dit, je n’ai pas vu le moindre nuage depuis que nous sommes dans ce désert…"

Le lendemain, la décision fut prise de poursuivre l’entrainement ici. Akrib n’y vit aucun inconvénient. Rien ni personne ne l’attendait en ville, il pouvait bien se permettre de perdre quelques jours de plus dans le désert. Surtout à proximité d’un point d’eau. Et puis, il commençait peu à peu à découvrir qui était réellement Haren. Chaque découverte sur sa personnalité lui faisait apprécier davantage son mentor et ses enseignements. Il effectua donc calmement les exercices rituels du matin, dans l’attente de quelque chose de plus intéressant. Lorsque son compagnon lui commanda d’escalader les palmiers jusqu’à midi, une apparut brièvement sur le visage du jeune mercenaire, mais il la retira bien vite. Il ne fallait pas se montrer ingrat. Ce n’était peut-être pas aussi excitant que les entrainements plus martiaux, mais si Haren l’estimait nécessaire…

Akrib s’exécuta donc. Escalader, c’était son rayon. Il avait passé toute sa jeunesse à courir, grimper et sauter de toit en toit. Un tronc de palmier, aussi lisse soit-il, était bien moins intimidant qu’une gouttière branlante dans une ruelle d’Athalie. Il suivit donc l’exemple avec aisance, escaladant une, puis deux, puis dix fois le même tronc, avant de redescendre avec la même agilité. Bien vite cependant, il fut en nage. Il prit conscience que les limites de son endurance allaient être repoussées et un rictus de défi naquit sur son visage juvénile. Il montrerait à Haren qu’il avait de quoi faire.

Les mains couvertes de cloques, Akrib accueillit le repas comme une délivrance. Il n’avait pas failli. L’après-midi se passa sans encombre, il reçut de nouveaux bleus à ajouter à sa collection, mais pour chaque ecchymose qui marquait son thorax ou ses bras, il apprenait un nouveau geste, un nouveau coup. Il se sentait moins démuni qu’auparavant face aux assauts d’Haren. Oh, bien sûr, il perdait encore et ses propres coups ne portaient quasiment jamais, mais ses déplacements étaient plus assurés, et il faisait moins de mouvements superflus. Indéniablement, il progressait.

Un nouveau repas. Une nouvelle nuit à s’agiter nerveusement pendant que l’excitation retombait. Akrib se leva d’excellente humeur, le lendemain, fourbu mais souriant. Il répéta sa routine matinale, sous l’œil exigeant de son mentor. Une explosion rougeoyante se produisit bien vite, juste sur la ligne d’horizon. Le soleil aussi se levait, il était temps de lever le camp. La marche, de nouveau, à deux cette fois. Désormais habitué, Akrib avançait de manière régulière, les sens en alerte. Le souvenir du scorpion était encore bien présent. Il ne s’arrêtait que pour prendre une lampée d’eau chaude, pour se désaltérer sans pour autant échauffer son corps. Finalement, midi approcha. La chaleur devint proprement écrasante. Désignant un promontoire rocheux sur leur droite, le jeune vohilien interrogea Haren du regard. Les pierres projetaient une ombre alléchante, presque surnaturelle tant elle semblait noire.
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Mer 5 Avr - 10:19
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Un entrainement ardu
Mauvaise nouvelle...
ECCENAM Haren
&
TRIMOA Akrib
Le matin arriva relativement vite puisqu’il eut une nuit sans rêve. Cela arrivait rarement à Haren car ses nuits étaient souvent peuplées de rêves mais surtout de cauchemars. Un peu avant l’aube, il se réveilla alors pour l’entrainement quotidien de son protégé. Voyant qu’Akrib n’avait toujours pas fini sa séance, alors que le Soleil était déjà levé, le jeune assassin l’obligea à accélérer :

Dépêche-toi ! On n’a pas que ça à faire aujourd’hui, on doit encore manger et ranger le camp pour partir avant qu’il ne fasse trop chaud.

Selon Haren, c’était une règle de base pour quiconque voulait traverser le désert à pied : éviter de trop se déplacer aux alentours de midi car il y fait beaucoup trop chaud. Et la seule chose qu’on risque d’avoir, c’est une grosse insolation. En effet, le jeune homme avait vu juste car pas plus d’une heure plus tard, la chaleur n’était déjà presque plus supportable. Il décida alors de remettre ses lunettes ainsi que son capuchon pour se protéger un maximum et conseilla à Akrib d’en faire autant. Les deux compagnons avançaient difficilement dans ce four infernal où l’on pouvait voir l’air ondulé à l’horizon (que beaucoup auraient pris pour une source d’eau qui s’éloigne à chaque pas).

Aux alentours de midi, le moment le plus chaud, l’adolescent se retourna vers son professeur et lui désigna un rocher dont l’ombre s’étendait vers eux, comme si elle essayait de fuir le Soleil. Ce dernier lui répondit alors par un haussement d’épaule et se dirigea vers le maigre refuge fasse à l’astre brûlant. AU fur et à mesure qu’ils se rapprochaient de leur abri, Haren remarqua qu’il lui rappelait vaguement quelque chose sans arriver à mettre le doigt sur le souvenir en question. Il leur fallut tout de même une bonne dizaine de minutes de marche avant d’atteindre les pierres qui leurs permettraient de s’abriter du Soleil et de manger. Ils s’assirent finalement sur le sable brûlant pour se désaltérer et avaler quelque chose. Comme à leur habitude tout se passa dans le plus grand des calmes. L’assassin décida alors qu’ils allaient rester là pour au moins une heure ou deux, le temps que la température diminue et pris la position la plus confortable possible pour faire une petite sieste.
Quand il se réveilla, un peu plus d’une heure plus tard, la température était déjà bien plus supportable. Mais ce qui choqua le plus Haren, c’était la pierre. Sous cet angle, on aurait dit que…

C’est ça que je cher…s’exclama-t-il. Le souvenir qu’il cherchait depuis un moment était en fait là, sous ses yeux. La pierre. Celle où il avait capturé un serpent lorsque son maître le lui avait ordonné. Maître qu’il allait bientôt revoir. Il reprit alors, sur un ton plus neutre comme à son habitude, demain soir on peut arriver à l’Oasis des Ichtrs, chez moi. Mais pour ça, il ne faudra pas trainer en route. Et au fait, à propos de la fleur, je pense pas que ce soit naturel le fait qu’elle ait poussée dans le désert… Parce que je ne te l’avais pas dit mais un peu avant de la trouver, j’avais mis mes lunettes et pendant plusieurs secondes, j’ai vu comme des… euh… courants qui convergeait vers la plantes et qui n’avait pas l’air très stables.

Quand ils furent tous les deux prêts, ils levèrent leur camp de fortune et reprirent la route. La suite du voyage ne posa aucun problème particulier. Le soir ainsi que le matin, Akrib dû faire ses exercices et cette fois-ci, vers midi ils ne trouvèrent pas de rocher pour s’y abriter une heure ou deux. De ce fait, ils ne s’arrêtèrent pas pour manger et arrivèrent plus tôt que prévu à l’Oasis. Celle-ci était à peine visible à l’horizon mais on pouvait tout de même remarquer l’envie d’Haren de retrouver son maître qu’il n’avait pas vu depuis plusieurs semaines. Au fur et à mesure qu’ils se rapprochaient de leur destination, celle-ci grandissait et était de plus en plus impressionnante. En effet le campement des Ichtrs était beaucoup plus grand que la petite oasis dans laquelle ils avaient campé. L’assassin se tourna alors vers son apprenti :

Je te préviens, ils n’aiment pas trop les étrangers. Heureusement tu as la peau assez sombre mais remarqueront tout de même que tu n’es pas des leurs. Il fit une petite pause avant de reprendre. Maintenant, nous allons passer chez mon maître, c’est que nous logeront, et puis… Et puis on verra bien ce qu’on fait.

Les deux compagnons se dirigèrent directement vers la « maison » de son professeur. Sur le chemin, il dit bonjour aux personnes qu’ils croisaient d’un simple hochement de tête. Étrangement, la plupart avaient l’air stresser mais cela n’inquiéta pas plus que cela le jeune homme. Puis ils arrivèrent devant l’habitation de son maître.

Maître ! Vous êtes là ? cria Haren, impatient de le revoir. Maître ?

Inquiet, il rentra doucement, sans faire de bruit pour voir si son maître allait bien mais il ne trouva rien. Il n’y avait personne. Troublé et de plus en plus inquiet, il ressortit de la maison pour voir un petit groupe de personne se diriger vers lui et Akrib. Le Chef des Ichtrs était là.

Où est mon maître ? demanda Haren en montant dans les tons. Où est Gilas ?

C’est de ça que nous venions te parler, commença le Chef du village, à propos de ton maître. Quand tu étais parti, il y a eu des pics de température qui étaient à la limite du supportable mais malheureusement Gilas, lui n’a pas pu le supporter. Certainement à cause de son âge. Il a succombé il y a environ une semaine.

Et son corps ? Je veux voir son corps !

Tu sais très bien que tu ne peux pas. Avec des températures pareilles et plein désert, cela aurait attirer des charognards. On donc été obligé de l’enterrer dès le lendemain.

Vous auriez dû m’attendre ! Il était tout pour moi !

En rage, Haren rentra dans la maison s’y enferma avant de crier qu’il fallait le laisser seul.
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