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Une vieille dette [PV : Azran]

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Dim 18 Déc - 2:40
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Ah belle Athalie ! J’ai toujours aimé cette ville, son ambiance, ses opportunités, ses femmes… Je me fais toujours une joie d’y revenir pendant mes déplacements. J’en profite pour y passer quelques semaines, prendre du repos, profiter des "divertissements" qu’elle offre… Et du divertissement, il y en a ! Il s’agit quand même de Vohilis, adorateurs de Vyka… les plaisirs du corps et de l’esprit, ça vous dit rien ? Faites-moi confiance, si c’est ce que vous cherchez, Athalie est faite pour vous !

Mais pas cette fois. Non, cette fois, je me retrouve dans les bas-quartiers, dans une taverne miteuse, à l’odeur de… de je n’en sais rien, mais rien d’agréable quoi qu’il en soit. Ceux qui m’entourent sont tous plus dangereux l’un que l’autre, des bandits, des mercenaires, des voleurs et j’en passe. En somme, probablement le pire endroit pour un homme comme moi. Et par "homme comme moi", j’entends "à la bourse bien remplie" bien évidemment, vous suivez ? Heureusement j’ai su passer inaperçu… relativement. Généralement le type encapuchonné, seul au fond de la salle, le regard un peu affolé et à l’air méfiant, c’est le premier qu’on suspectera, je vous l’accorde. Mais quand la moitié des clients correspondent à cette description, c’est tout de suite beaucoup moins remarquable.


« J’te sers quelque chose ? »


Je lève les yeux vers la montagne de muscle qui m’adresse la parole, qui s’avère être un serveur. Je dois bien avouer avoir été surpris la première fois. C’est-à-dire qu’on l’imagine plus aisément soldat ou mercenaire que serveur, il est vrai. Mais vu la clientèle, on se dit que finalement, c’est plutôt logique. Bon, le sens de la politesse lui fait défaut, il est vrai. Je ne m’attends plus à quoi que ce soit dans cette partie de la ville de toute manière. Puis on finit par s’y faire, pas grand-chose à y faire dans tous les cas.


« Une girgote. »


Il acquiesce et retourne vers le bar, me laissant de nouveau seul dans mon coin. Maintenant vous vous demandez le pourquoi du comment, n’est-ce pas ? Comment diable me suis-je retrouvé dans cet endroit perdu, risquant ma vie et mes Malls à chaque instant, quand rien ne m’empêche de siroter une bonne girgote – et pas ce mélange horrible qu’ils servent ici – en compagnie d’une jolie demoiselle dans un quartier un peu plus aisé d’Athalie ? Eh bien c’est très simple : il se trouve que j’ai offensé un homme riche et puissant, et par conséquent je suis à présent recherché un peu partout en ville. Impossible de m’enfuir, impossible de me battre… donc je me cache, et j’attends une occasion de ressurgir.

Cette occasion se fait désirer depuis plusieurs jours maintenant, je m’attends à la voir à chaque fois que la porte de la taverne s’ouvre, mais je ne suis que déception pour finir. J’espère au moins qu’il a bien reçu mon message, car il est le seul en qui j’ai assez confiance pour me sortir de cette situation…
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Azran Surion
Ça vous dit rien une "Sirène" ?
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Métier : Capitaine Pirate
Localisation : Le Chien de Mer
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Dim 18 Déc - 15:47
« Capitaine. Le barde. »

Ouvrant le pli tendu par l’un des membres de son équipage, Azran le lut rapidement et soupira, avant de lever les yeux vers le ciel bleu parsemé de petits nuages blancs. La journée avait pourtant si bien commencé…

« Dradd. Kelko. Avec moi. Discrètement.
- Aye, Capitaine. »

Le barde, c’était comme ça que le Chien de Mer et son équipage appelaient leur contact marchand sur Mathusalem. Peu de l’équipage actuel connaissait réellement le lien qui unissait leur Capitaine et le barde, et une bonne partie ne comprenait pas pourquoi leur Capitaine faisait affaire presque exclusivement avec lui. Certains disaient qu’ils étaient frères, à cause de leur relative ressemblance physique, d’autres plus cocasses qu’ils étaient amants, mais eux gardaient ça bien pour eux. Les anciens de l’équipage d’Archimandias qui s’étaient un peu intéressés à Azran à l’époque savaient en revanche que Nebel Bard de son vrai nom et Azran Surion avaient été à plusieurs reprises compagnons de voyage avant que ce dernier ne rejoigne la piraterie, et seuls les plus proches hommes du Capitaine savaient que c’était par le biais de Nebel qu’Azran avait fait son profit lors de sa période de barbarie terrestre.
Mais Azran seul savait que c’était Nebel qui avait tranché la corde qui devait lui prendre la vie, ce fameux jour, plusieurs années auparavant.


Quand le pirate voulait se dissimuler, il avait tendance à s’accoutrer d’un long manteau fermé, se coiffer d’un large chapeau et recouvrir son visage d’un foulard. Mais dans cette partie d’Athalie c’était bien trop voyant. Aussi, malgré son mépris des capuches, il s’était résigné à en porter une, suivi de loin par ses hommes, tous en quête de la taverne citée sur le papier. Une taverne de plus comme lieu de rencontre avec Azran, décidément. Pourtant, le pirate ne buvait pas tant que ça…
Si ?

Arrivé devant, Azran jeta un regard vers ses hommes toujours un peu plus loin derrière lui, et leur fit un signe de tête avant d’entrer. L’intérieur était tout ce que l’extérieur laissait présager. Miteuse, pleine de voyous et souillons. La pensée de l’état de ce qu’ils devaient y servir le fit même légèrement grimacer. Et pourtant, Azran s’était habitué à ne pas boire tout ce qu’il y avait de plus propre.
Un examen un peu plus approfondi de la salle et de ses occupants lui permit de distinguer la paire de moustache familière qu’il cherchait, débordant d’une capuche de meilleure facture que toute autre ci-présente, la sienne comprise. Il ne restait plus qu’à le rejoindre.

Inconscient du type de menace qui planait sur le barde et leurs affaires, Azran jugea préférable de ne pas aller directement s’asseoir à ses côtés. Il valait mieux ne pas attirer l’attention sur eux. Et quoi de mieux pour ce faire que d’attirer l’attention ailleurs ? Un gringalet tentant maladroitement de séduire une jeune fille à peine plus intéressante que les autres sur sa droite était l’occasion parfaite. Se faufilant jusqu’à lui, un simple coup de coude dans sa choppe suffit à en envoyer une partie du liquide sur la grosse brute assise non-loin. La réaction ne se fit pas attendre. À peine le colosse s’était-il rendu compte de la chose qu’il serrait le poing pour le préparer à l’impact imminent avec le nez du pauvre sot. Et Azran était déjà en route vers le bar afin de profiter de la réaction du serveur, autre montagne de muscle, qui s’empressa de poser les choppes qu’il s’apprêtait à servir pour intervenir. Le pirate en subtilisa une au passage et alla s’installer aux côtés de son contact comme s’il y était depuis plusieurs dizaines de minutes déjà.

« Alors, petit. Dans quelle merde tu t’es fourré cette fois ? »

Le sourire en coin qu’il arborait en observant la bagarre qu’il avait déclenché fut vite remplacé par une grimace, effet de la mauvaise qualité de la mixture qu’il venait d’ingurgiter.
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Sam 24 Déc - 1:37
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Si j’ai pu échapper à mes poursuivants jusque-là, c’est grâce à la malhonnêteté des gens du coin. Quand on leur propose une somme en échange d’un renseignement, ils mentent pour récupérer la récompense sans effort : de l’argent facile et sans risque. Envoyer quelqu’un enquêter et s’il ne sait pas se fondre dans la masse, on le retrouvera rapidement dépouillé de tout, de la bourse jusqu’aux vêtements. Alors ils ont abandonné l’idée, et attendent en silence tels des hyènes le jour ou je n’aurai d’autre choix que de sortir de ma cachette.

Et ça arrivera forcément. J’ai un commerce à faire tourner moi, combien de temps je peux encore passer ici sans revenu ? Les plus malins me diront que j’aurais pu engager des mercenaires pour me protéger voire riposter mais… mon ennemi n’est pas n’importe qui. Plus de pouvoir, plus d’argent… Quel mercenaire ne changerait pas d’allégeance à la seconde où on lui propose un plus gros salaire ? Et quitte à aider quelqu’un, autant créer des liens avec un homme puissant plutôt qu’un marchand inconnu et sans la protection d’un clan ou d’une famille.

J’ai besoin d’une personne digne de confiance, et étrangement la seule personne qui me vienne à l’esprit c’est un pirate : Azran. Faire confiance à un pirate… hah, c’est aussi risible que de croire en un marchand, généralement une très… TRES mauvaise idée. Mais lui… il a une dette envers moi. Et même sans ça, je veux croire qu’il serait là pour me venir en aide, comme je l’ai été pour lui il y a tant d’années de ça déjà. Cela dit, j’attends toujours, je guette la porte, espérant qu’elle s’ouvre pour révéler un visage familier…


Et la voilà enfin, cette jolie moustache qui n’a rien à envier à la mienne. Je pourrais presque en être jaloux, mais là c’est plutôt la joie qui m’emplie. Si on m’avait dit un jour que je serai si heureux de voir un homme… Il vient s’asseoir devant moi d’une manière si désinvolte, qu’on oublierait presque que cela fait bien quatre années qu’on ne s’est pas vu. Je jette un œil à la bagarre qu’il a déclenché, amusé par son talent pour semer le chaos partout où il passe, tel une étincelle voletant trop près d’une trainée d’huile. Mon regard revient sur lui, sur ce sourire qu’il m’adresse faisant écho à celui que j’affiche pour la première fois depuis plusieurs jours.


« Mais moi aussi je suis content de te revoir, partenaire. »


Je le fixe un instant, d’un air presque sérieux, laissant un court silence s’installer entre nous. Puis j’éclate de rire, un rire presque aigu dont j’ai le secret, avant de lui tapoter l’épaule amicalement.

Du côté du bar, les deux clients ont été maitrisés rapidement et enfin le serveur vient m’apporter mon breuvage. Son regard s’attarde sur la nouvelle figure encapuchonnée assise à ma table, plus intrigué par l’origine de l’alcool que le nouveau venu ingurgite plutôt que par son identité. Finalement, d’un hochement d’épaule je m’en foutiste, il retourne à ses occupations pour nous laisser enfin seuls. Il est maintenant temps de lui expliquer les faits.


« Venons-en au fait. Je me suis fait un ennemi ici, un homme assez important dans ces environs. Pas suffisamment pour être une véritable menace mais assez pour que je ne puisse pas m’en débarrasser seul. »


Je laisse une pause le temps de prendre une gorgée de ma girgote, et ce sans même grimacer. Si un homme est même capable de se faire à ça, alors on peut vraiment s’habituer à tout. Je relève le regarde vers lui pour voir qu’il comprend la nature de mon appel à l’aide.


« Je sais me défendre, mais tu sais que je ne suis ni un guerrier, ni aussi discret qu’un assassin ou un voleur. Il a un homme à chaque entrée de la ville, je ne pourrais pas m’enfuir sans le confronter... et ce sera seul contre dix, si ce n’est plus. »


J’en reviens de nouveau à mon breuvage – me demandant au passage pour quelle raison je me fais autant de mal – pour lui laisser le temps d’assimiler la situation. J’ai dû me cacher tout ce temps, mais l’heure est maintenant venue, avec son aide, de briser le statu quo.
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Azran Surion
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Mar 27 Déc - 19:08
« Mais moi aussi je suis content de te revoir, partenaire. »

Partenaire. C’était un mot étrange à entendre de nouveau. Azran s’était habitué à sa position, personne n’était son égal. Il était capitaine, pas partenaire. Mais venant du barde, ça ne le dérangeait pas. Et l’éclat de rire qu’ils partagèrent ensuite suffit à ramener le pirate à d’anciens jours, aux tombées de nuits autour de feux de camps, à parler de rien en riant de tout. L’excès de familiarité, en revanche, se fit sentir quand le marchand lui tapota l’épaule, ce qu’Azran n’hésita pas à faire remarquer.

« Tu sais que je t’aime bien gamin, mais tu sais aussi ce qu’il arrive à ceux qui sont trop tactiles avec moi. »

Le sourire moqueur du pirate se voulait assez rassurant pour que Nebel ne se sente pas en danger, mais son ton était lui assez posé pour faire passer le message. Azran était un pirate devenu capitaine, et s’il gardait le marchand comme partenaire exclusif sur Mathusalem en souvenir de l’ancien temps et de tout ce qu’ils avaient traversé ensemble, il tenait à un minimum de respect, surtout devant ses hommes. Il savait déjà qu’ils se faisaient trop de fausses idées, il était plus sûr de refréner toute nouvelle possibilité de mettre de l’huile sur le feu.

Le bruit des pas lourds du serveur venant vers eux le fit se retourner. Le géant avait un plateau chargé duquel il s’empara d’une choppe qu’il déposa devant son compagnon, adressant au nouvel arrivant un regard interrogateur. Le pirate haussa un sourcil, ce qui ne sembla pas aider à la compréhension de la montagne, qui finit par hausser les épaules en repartant. C’était très peu professionnel, à vrai dire, mais sa paye justifiait très certainement son manque d’intérêt. Azran le suivit du regard jusqu’à ce qu’il soit distrait par une image à laquelle il ne s’attendait pas. La bagarre terminée, quelques-uns en avaient profité pour se faire la malle sans payer, mais c’était surtout le sort de sa malheureuse victime qui le surprit. Allongé au sol, le visage ravagé par les coups, la jeune femme qu’il tentait auparavant de séduire le berçait doucement en lui caressant les cheveux. Avec un sourire, Azran leva sa choppe à son attention lorsque leurs regards se croisèrent, et il lui fit un clin d’œil avant de se retourner vers le marchand.

« Venons-en au fait. Je me suis fait un ennemi ici, un homme assez important dans ces environs. Pas suffisamment pour être une véritable menace mais assez pour que je ne puisse pas m’en débarrasser seul. »

Sirotant son breuvage, le pirate observait le marchand en silence, attendant la suite de son récit.

« Je sais me défendre, mais tu sais que je ne suis ni un guerrier, ni aussi discret qu’un assassin ou un voleur. Il a un homme à chaque entrée de la ville, je ne pourrais pas m’enfuir sans le confronter... et ce sera seul contre dix, si ce n’est plus. »

Nebel n’avait effectivement pas cette flamme qu’Azran avait pourtant tenté d’insuffler en lui. Lui n’avait pas le sang chaud. Il n’avait jamais connu l’appel de la mort, la soif de sang qui avait pu rongé le pirate. C’était un homme de mots, pas d’armes.

« Tu n’as pas changé, Bard. Tu parles beaucoup, peut-être trop. Même quand tu dis en venir aux faits, tu es trop vague. »

Le pirate se redressa sur sa chaise, but quelques gorgées de plus et posa sa choppe, jouant avec sa moustache en regardant le marchand dans les yeux.

« Je ne pourrai pas t’aider si tu ne me dis pas ce que tu attends clairement de moi. Une escorte ? Une porte de sortie discrète ? Ou la tête de cet homme ? D’ailleurs, tu ne m’as même pas dit qui c’était. Et j’espère pour toi que si c’est un gros poisson tu as une raison valable pour l’avoir énervé. »
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