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Persée Atréides

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Dim 11 Déc - 19:41
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Papier d'immatriculation


PERSÉE ATRÉIDES

T'es qui au juste ?






Sexe : Homme
Âge : 37 ans
Contrée d'origine : Vasteplaine, petite ville située à deux jours de marche à l’Ouest de Dorush
Localisation actuelle :  Dorush
Métier : Cultivateur de fleurs et plantes
Situation familiale : Divorcé
Nombre de Mall's en poche :La richesse de Persée réside moins dans le poids de sa bourse pleine que dans son patrimoine : à la tête de la plus fameuse exploitation de sa Contrée d’origine, il a en sa possession un grand nombre de terres et de contacts précieux qui lui assurent une place de choix dans la société. S’il ne parle jamais de sa richesse, les moins pudiques le disent détenir plus de deux-cent mille Mall’s.
" Si la vie n'est qu'un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs. "
 

Tu trimbales quoi avec toi ?


Un patrimoine ancestral : Les principales possessions de Persée résident évidemment dans son patrimoine : ayant hérité de son père un grand nombre de terres cultivables, et d’une affaire de botanique fleurissante (c’est le cas de le dire!), il veille sur cet héritage avec précaution et intelligence. Trois grandes verrières permettent de maintenir la température idéale pour cultiver certaines fleurs, savoir-faire développé au fil des décennies par les ancêtres du jeune homme. Les fleurs de la famille Atréides sont réputées et appréciées pour leur parfum ou leurs vertus médicinales, et sont utilisées dans d’innombrables domaines : la cuisine, la teinture, le parfum, la médecine, l’art, la décoration ou encore le sauvetage matrimonial, lorsqu’un mari cherche à s’attirer les bonnes grâces de sa mie qu’il aurait un peu trop agacée... Malgré l’agrandissement de la production, la qualité n’a pas diminué. Les employés sont bien formés, et surtout bien payés, ce qui les encourage à faire du bon travail. Les fleurs Atréides sont parmi les plus douces, les plus parfumées et les plus colorées et utilisées aussi bien dans la vie de tous les jours que pour les grandes occasions. Pour combler les besoins des clients et expédier diverses commandes, parfois à l’autre bout du pays, les cultivateurs n’hésitent pas à sécher la fleur.
Un nom : Tout le monde ou presque a déjà entendu parler des Atréides, même s’il ne s’en rappelle pas. Leur renommée offre à Persée certains avantages : les « petites gens » le prennent souvent pour quelqu’un d’important, même s’il a su rester un homme du peuple et n’est pas attiré par les hautes sphères de la société.
Une canne : Éclopé suite à un muscle se décomposant, Persée ne peut marcher sans aide. Dès son enfance, ses parents ont cherché à faciliter ses déplacements et limiter les élancements de douleur dans sa cuisse droite : aussi le petit garçon a-t-il grandi en utilisant une multitude de cannes variées, adaptées à sa taille. La dernière en date est une canne en bois de noyer dont la surface est couvertes de gravures représentant des roses, et le pommeau est en argent. C’est un objet élégant mais solide et léger qui permet à l’héritier de marcher seul. C’est à peu près le seul objet de valeur qu’il possède.

Et tu ressembles à quoi ?


Celui qui croiserait Persée sans le connaître ne se retournerait probablement pas sur son passage. En effet rien dans l’apparence de l’héritier ne retient l’attention : de taille et de constitution moyenne, ce n’est sûrement pas sa musculature qui impressionnera les passants. En raison de sa jambe affaiblie, la démarche de Persée en est maladroite, frôlant parfois le déséquilibre. Le sport ? Très peu pour lui ! Hormis l’équitation, le gaillard ne se sent pas à l’aise dans l’effort et préfère les jeux d’esprit. Malgré tout, il conserve un corps svelte et un port de tête altier.
Les vêtements sobres mais confortables qu’il porte ne laissent en rien deviner sa richesse ou sa position. Sa peau mate n’est rehaussée que par sa chevelure brune où commencent à apparaître quelques stries argentées. Sa barbe de trois jours en revanche reste d’un noir encore vif, contrastée par ses yeux pailletés de doré.

Tu vas pas nous créer des problèmes au moins ?



Quand Persée a hérité du domaine de son père, tout le monde savait qu’il ferait un bon patron. Déjà à l’époque, c’était un jeune homme intelligent et avisé, à l’esprit vif mais pas du tout prompt à prendre des décisions sans réfléchir. Il pèse toujours le pour et le contre, et quand il se trompe une fois, il ne refait jamais la même erreur. C’est un chic type ce gars-là, avec un bon fond. Il est très correct avec ses employés, il a toujours un mot gentil pour eux, et surtout il les paie bien ! Je ne l’ai jamais vu en colère, mais je l’ai entendu s’échanger des mots assez durs avec Madame Istovie, une fois. Elle lui menait la vie dure ! J’imagine qu’elle a vraiment du le pousser à bout pour qu’il s’énerve comme ça. Monsieur Atréides ne rechigne pas au travail et tient l’exploitation d’une main de maître, même depuis qu’il a été élu Chef de Maigolun. Va savoir où il trouve assez de temps pour tout faire… il doit pas dormir beaucoup !
• Morvan Mandalore, contremaître

J’adore mon frère. C’est le portrait craché de Papa, les blagues en moins. Oh, il est toujours possible de rigoler avec lui ! Mais disons que Persée est assez sérieux pour faire passer les choses importantes avant la rigolade. On se voit peu depuis que j’ai été nommé garde-chasse, mais les lettres que l’on s’envoie régulièrement me rappellent à quel point c’est une bonne personne. Vous savez, avant qu’on découvre sa maladie, on jouait beaucoup tous les deux quand on était gamins : on courait au milieu des verrières, on se cachait dans les champs de tournesols… et puis il a commencé à avoir mal, à avoir besoin d’une canne, et les guérisseurs sont arrivés, et… enfin, vous savez comment ça a tourné. A partir de là, on a arrêté de jouer dehors. Il s’est réfugié dans la lecture et restait la plupart du temps dans le bureau avec Papa, ou cuisinait avec Maman. Ça n’a pas été facile pour lui. Je sais qu’il m’envie et qu’il aimerait pouvoir parcourir le monde comme je le fais, partir quand il le souhaite, et que sa mobilité lui manque. Il vit mal son statut d’infirme. Pourtant il n’en montre jamais rien... enfin bon… c’est Persée. Je ne sais pas comment il fait, mais il se débrouille toujours pour cacher ses problèmes et ses sentiments sous le tapis, afin de se consacrer entièrement aux autres. Peut-être que c’est pour ça qu’il travaille aussi dur : pour détourner l’attention des gens. On dirait parfois qu’il compense quelque chose. Je lui dis tout le temps que ce n’est pas la peine, que les gens s’en fichent qu’il marche avec une canne, mais il ne m’écoute jamais. Je sais que ça le mine beaucoup, même s’il préférerait avaler sa langue plutôt que l’avouer.
• Janis Atréides, petit frère

J'ai été mariée à cet homme une dizaine d'années, et je le connais depuis plus longtemps encore : et je pourrais vous le réciter par cœur. J’imagine que tous ceux que vous avez interrogé vous ont dit que Persée est quelqu’un de bien, vantant son altruisme et sa dévotion ? Ils ont raison. Mais je suis sûre qu’ils ne vous ont pas dit à quel point cet excès de gentillesse le dévore de l’intérieur. C’est bien simple : Persée est adorable, il est l’un des meilleurs hommes que je connaisse, mais c’est précisément ça qui a brisé notre mariage. Il se voue corps et âme à son travail et à ses responsabilités, et se donne entièrement aux autres. Le problème avec ça, c’est qu’il s’oublie complètement. Quand il restait tard le soir dans son bureau, penché au-dessus de je ne sais quelle comptabilité, et que je lui demandais quand il me rejoindrait pour dormir, il me répondait toujours « Encore quelques petits instants ma douce Istovie, j’ai presque terminé. Je suis désolé, si je ne fais pas ça maintenant, cela ne se fera pas tout seul, et des gens comptent sur moi pour le faire. Vas-y, je te rejoins. » Il oubliait simplement qu’en se privant de liberté et de temps, il en privait également ceux qui partageaient sa vie… c’est à cause de cet altruisme que j’ai perdu mon mari. Nous sommes restés en contact. De manière distante… et je plains la folle qui paradera un jour à son bras.
• Istovie Duneval, ex-femme

- C’était bien normal de choisir Monsieur Atréides comme Chef de notre Contrée. Sa famille est très populaire, et on ne m’en a dit que du bien.
- Cet homme dirige une compagnie entière, et personne ne s’en plaint ! Franchement, il peut tout aussi bien diriger notre Contrée. Il en a bien l’air capable selon moi. Ça vaut bien le coup d’essayer. Ça ne pourrait pas être pire que maintenant de toute façon…
- On m’a rapporté que c’était quelqu’un de charmant, serviable et accessible, très honnête, et avec des principes. Ah, des principes ! C’est ce qu’il manque à Maigolun ! J’espère que sa présence compensera celle des filous qui siègent déjà au conseil des représentants… ce serait bien s’il réussissait à redresser un peu notre Contrée et à redorer son blason.
• Quelques citoyens de Maigolun

Tu viens d'où comme ça ?



Les premières années de la vie de Persée furent des plus banales. Entouré par des parents aimants et un petit frère de trois ans son cadet, le garçon connut une enfance heureuse. Le petit village où ils résidaient offrait assez d’occupations aux deux bambins, lesquels passaient de longues heures à batifoler dans les champs de la plantation. Les cultures de tournesols en particulier constituaient un interminable terrain de cache-cache. Combien de fois Persée se perdit-il, minuscule parmi ces fleurs qui cachaient le soleil ? Janis et lui assistaient parfois les employés de l’exploitation, ne rentrant que le soir chez eux. Désespérée, leur mère ôtait les pétales de leurs cheveux, et les épines de leurs paumes, les grondant gentiment quand ils se plaignaient. « Je vous l’avais bien dit, garnements ! Quand allez-vous comprendre que les roses ont des épines ? » Ce à quoi ils ne pouvaient qu’acquiescer en baissant les yeux. Mais cela ne les empêchait pas de recommencer le lendemain…
Quand il ne jouait pas, Persée acceptait docilement que ses parents lui fassent la lecture, ou aidait les employés lors des récoltes en échange de leurs histoires. Le parfum odorant des fleurs lui plaisait : c’était encore plus fort sous les verrières, où l’air était si épais qu’il avait parfois l’impression de l’avaler.
Années d’insouciances, ponctuées de rires et d’aventures fantasques, tirées de l’imagination de deux enfants aux rêves bariolés. Mais comme la fleur se fane à l’arrivée de l’hiver, cette époque fut bientôt révolue. Un jour, Persée commença à avoir mal à la jambe. Sa cuisse le lançait lorsqu’il produisait un effort trop important, refusant de soutenir son poids. Inquiet, Janis courait prévenir ses parents, quand un employé ne ramassait pas l’enfant sur son dos pour le reconduire à la maison. Ce qu’ils ne prenaient au départ que pour des crampes se révéla bien plus grave. Constatant que les élancements dans la jambe de Persée ne s’atténuaient pas, sa mère convoqua un guérisseur. Celui-ci leur expliqua après avoir ausculté l’enfant que celui-ci souffrait d’un muscle affaibli. Les muscles de sa cuisse allaient continuer à se détériorer, jusqu’à s’atrophier complètement.

« Il pourra continuer à marcher quelques temps. Puis il lui faudra une épaule sur laquelle s’appuyer, une canne… peut-être un jour ne pourra-t-il plus tenir debout.
– Peut-on faire quelque chose ?
– Je peux lui prescrire des potions pour atténuer la douleur, et des onguents à appliquer quotidiennement. Je crains que l’on ne puisse pas faire grand-chose d’autre, madame. Vous devriez le préparer dès maintenant. C’est sa vie entière qui risque d’être changée par cette maladie. »

Les premières nuits furent difficile après cette annonce. Malgré sa fatigue, Persée se révéla insomniaque, moins par la tristesse que l’angoisse qui lui serrait le ventre. Les mots que le guérisseur avait employé tournaient en boucle dans sa tête, litanie incessante : infirme, éclopé, déficient, invalide, incapable. Le garçon en arrivait à détester ce corps qui lui faisait défaut et le reléguait dans le camp des plus faibles. Il perdit l’appétit en même temps que le sommeil, refusant de bouger de sa chambre, ne cherchant plus à utiliser ses jambes tant il redoutait qu’elles se dérobent. Mieux valait rester dans l’incertitude plutôt que constater l’odieuse vérité.
D’innombrables portes se fermèrent. Lui qui rêvait de parcourir le monde aux côtés de Janis pour défendre la veuve et l’orphelin du haut de leurs blancs destriers devait revoir ses projets à la baisse. Son frère lui proposait toujours de jouer, mais à l’intérieur de la maison. Les champs de tournesols semblaient extrêmement lointains quand ils les regardaient à travers la fenêtre.
Son père lui confectionna sa première canne, minuscule car adaptée à la petite taille qu’il arborait alors bravement. Tous arboraient un pâle sourire et un regard triste en voyant tituber ce petit garçon, prématurément contraint de vivre à la manière d’un vieillard.

Cette traversée du désert ne dura qu’un temps, mais ce fut assez pour que Persée change du tout au tout. Contraint de grandir trop vite, il abandonna rapidement ces jeux qui ne l’amusaient plus pour se concentrer sur ses études. Il prit goût aux leçons d’histoire et de lettres que lui donnait sa mère, se montra un élève studieux lorsque son père lui parlait d’économie et de gestion. La conséquence de ces changements fut que les liens qu’il entretenait avec Janis se relâchèrent considérablement. Plusieurs années s’écoulèrent ainsi : s’adonnant avec ferveur aux activités intellectuelles, il délaissa la joie. Résigné à ne plus goûter au plaisir du vent de la course sur son visage, Persée commença à apprendre le métier de leurs parents. Il passa des heures dans le bureau de son père, étudiant la manière dont il gérait l’affaire familiale pour pouvoir reproduire ses faits et gestes par la suite. Il apprit l’économie, la gestion, la diplomatie, le commerce et toutes les ficelles que se doit de connaître un marchand quand il cherche à conclure un bon contrat.

Les études lui prenaient tout son temps, et quand le petit Janis tirait le bas de la tunique de ce frère qu’il ne reconnaissait plus, ce dernier lui répondait simplement :

« Je n’ai plus envie de jouer, Janis. Je suis occupé pour le moment. J’ai encore beaucoup de choses à faire, peut-être plus tard... »

Prémisses du refrain qu’il offrirait plus tard à celle qui partagerait près de dix ans de sa vie. Celle-ci avait déjà le port d’une grande dame quand il la rencontra pour la première fois.

De longues années s’étaient écoulées depuis la venue de ce guérisseur. Alors âgé de seize ans, Persée accompagnait son père sur un marché pour y vendre une partie de leurs récoltes du mois. La charrette que tirait leur cheval était remplie de caisses et de ballots de fleurs aux couleurs irisées. Il y avait un nid de poule sur le chemin, et le choc défit l’un des ballots, qui répandit son contenu sur le sol. Mais avant que son père n’ait pu sauter à terre pour ramasser les dégâts, une voix claire s’était levée à leur droite.

« Quelle jolie rose... »

Une jeune fille d’à peine quinze ans portait une fleur d’un rouge éclatant à son visage, humant son parfum. Quand elle rouvrit les yeux, Persée fut saisi par l’émeraude de ses prunelles, mais plus encore par le rouge vermeil de ses lèvres qui s’étiraient en un sourire mutin. Ce délicieux visage était encadré par une crinière blonde comme les blés, et retint toute son attention.

Incapable de répondre quoi que ce soit, Persée ne put que balbutier quelques onomatopées incompréhensibles. Tous deux s’observèrent quelques secondes en silence, lui fasciné, elle attendant une réaction de sa part. Le père de Persée le tira de sa torpeur en remontant à ses côtés. Saluant la demoiselle, il entreprit de s’enquérir auprès d’elle du temps qu’il leur restait à parcourir avant d’arriver en ville, puis ils reprirent leur route.

Elle se nommait Istovie Duneval, et était la plus adorable personne qu’il ait jamais vu. Son père était marchand de miel et possédait une dizaine de ruches. Si la notoriété de leur commerce restait inférieure à la leur, leurs deux familles entretenaient des liens déjà amicaux. Le père de Persée lui apprit avoir déjà signé quelques contrats conjointement avec Monsieur Duneval. « Ce sont des gens biens comme il faut », lui dit-il alors que Persée se montra curieux. « Des gens honnêtes, travailleurs, simples. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu leur fille. C’est fou comme elle a grandi ! Déjà presque une femme. »

Les années continuèrent à s’écouler de la sorte, sans que rien ne vienne perturber leur lent écoulement. Le temps passant, les deux frère s’éloignèrent l’un de l’autre : Janis était devenu un jeune homme solide et sa soif d’aventure ne devait jamais trouver de quoi s’épancher. Il passait le plus clair de son temps perdu dans la nature, cherchant toujours à savoir ce qu’il y avait derrière la prochaine colline. Il voulait devenir garde-chasse, préserver les paysages de Mathusalem. Persée, lui, l’aurait bien suivi. Il s’imposait cependant les boiseries du bureau parental. L’idée de ne pas pouvoir aller où il le souhaitait lui était insupportable, de même qu’affronter le regard de ceux qui auraient pitié de lui, ou se moqueraient de son infirmité. C’est pourquoi il préférait ne même pas essayer. L’éloignement de son frère lui permit de se rapprocher de l’envoutante Istovie : leurs deux familles furent amenées à se côtoyer à de nombreuses reprises, et étrangement Persée se débrouillait toujours pour accompagner son père à ces rencontres, espérant secrètement que la jeune fille y serait aussi. Cette dernière devait avoir la même idée en tête, et ils eurent l’occasion de beaucoup se revoir. Elle se révéla une jeune personne à l’esprit vif, et sa beauté mutine n’eut de cesse de grandir avec le temps. La gente masculine n’avait que très peu intéressé Persée jusqu’alors, mais il y avait quelque chose chez cette fille qui retenait inexorablement son attention. Elle la fascinait, mais l’agaçait aussi beaucoup quand elle avait le dernier mot, mais en même temps il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Leurs échanges étaient souvent pimentés. Il la traitait de peste, elle le disait têtu comme une mule. Quand il essayait de s’en défendre auprès de sa mère, celle-ci se contentait de l’écouter avec un sourire en coin. Elle, avait déjà compris.

« Cette fille a le don de me mettre hors de moi, se plaignait-il parfois.
– Vraiment, mon chou ?
– Absolument.
– Qu’a-t-elle bien pu faire cette fois ?
– Elle n’est pas venue aujourd’hui. 
– Tiens donc…
– Quoi ?
– Oh, rien mon chou. Rien du tout. »

De toute évidence, les parents d’Istovie avaient compris, eux aussi. Quand les deux familles se rencontraient, les adultes se lançaient de longs regards entendus, observant les deux jeunes gens se saluer. Peut-être étaient-ils les seuls à ne pas être au courant de l’affection qu’ils se portaient. Leur sale caractère avait du les rendre aveugles, ou peut-être étaient-ils trop têtus pour s’en apercevoir.

Et puis un jour Janis fut assez grand pour quitter la maison. Son baluchon négligemment jeté sur l’épaule, il embrassa son frère et partit sans se retourner. Persée fut surpris de constater le vide qui s’installa dans le foyer, en même temps que la jalousie dans son cœur. Et les douleurs dans sa cuisse se faisait plus fréquentes et persistantes avec le temps.
Pour oublier, il se plongea à nouveau dans le travail, s’investissant davantage aux côtés de son père, jusqu’à le seconder assez efficacement pour devenir son bras-droit. Il lui suggéra de construire une verrière supplémentaire afin d’augmenter la production : après tout leurs revenus le leur permettaient, de même qu’engager de nouveaux employés ne serait pas un problème. La motivation du jeune homme faisait plaisir à voir : la relève semblait assurée. Persée dessina lui-même les plans de nouveau bâtiment. Il y passa des nuits entières, jamais satisfait du résultat. Quand enfin le final lui parut acceptable, les travaux purent commencer. Persée fut chargé de recruter les nouveaux employés, et se révéla à nouveau efficace et capable. Grâce à la création de ces nouveaux emplois, plusieurs personnes déménagèrent pour s’installer au village de Vasteplaine. Cela permit aux commerçants du bourg de voir leurs affaires fructifier, et la popularité de la famille Atréides n’en fut que grandissante.
Les dépenses de l’exploitation furent amorties en moins de trois ans. Cependant une ombre vint ternir ce tableau radieux : alors qu’il réparait le gond d’une porte, le père de Persée se plia en deux avec un gémissement de douleur et s’effondra sur le sol. Paniqués, son épouse et son fils appelèrent un guérisseur craignant que son cœur ne s'arrête. Mais l’élancement dans sa poitrine n’était apparemment due qu’à un problème au cœur. Le guérisseur conseilla à l’homme de se reposer et d’éviter toute activité trop physique. A peine rassuré, Persée s’apprêtait à prendre une partie de ses tâches, mais en le voyant faire son père l’arrêta aussitôt.

« Mon garçon, tu vas avoir trente ans ! Il est grand temps que tu penses un peu à toi et que tu cesses de régler ta conduite en fonction des besoins des autres. Oh, c’est honorable, et tout le monde t’apprécie pour ça. Mais si tu essayais de te passer de toute cette admiration, et que tu te montrais un peu égoïste pour une fois, mmh ? Fais quelque chose que tu aimes vraiment ! De quoi est-ce que tu as envie ?
– A vrai dire, je ne m’étais encore jamais posé la question, répondit Persée, bien désemparé.
– Allons, tu dois bien avoir une petite idée... »

Mais il n’en avait aucune. Sachant Istovie de bon conseil (même s’il ne l’aurait avoué pour rien au monde), le jeune homme se rendit chez elle en espérant qu’elle pourrait l’aider à y voir plus clair.

« Donc tu n’as jamais pensé à toi ? De toute ta vie ?
– Mais non, pas que je me souvienne !
– Tu es vraiment un homme bizarre.
– Oh, et bien merci, ça m’aide beaucoup.
– Je t’en prie. Mais réfléchis Persée, il doit bien y avoir quelque chose que tu aimes.
– Eh bien, j’aime beaucoup monter à cheval, et j’adore la tartiflette de ma mère, mais…
– Persée. Tu es un idiot », ajouta-t-elle en lui claquant un baiser sur la joue. Face à son incompréhension, elle eut un rire léger qui avait la mélodie du désespoir.

Alors il rentra chez lui, guère avancé. Puis il repensa au baiser d’Istovie, au rouge qui lui était monté aux joues, à ses cils blonds et longs qui frangeaient son regard vert, à sa bouche vermeille, et à tous les moments où il avait secrètement remarqué et admiré sa beauté autant que son intelligence. Il se remémora chaque instant qu’ils avaient partagé, et comment le reste du monde semblait cesser d’exister dans ces moments là. Les sous-entendus mystérieux de ses parents prirent un tout autre sens une fois qu’il eut remarqué cela. Ce fut comme si une grande révélation le frappait de plein fouet.
Le matin à l’aube, il quitta la demeure familiale et retourna chez la jeune femme, habillé de travers et les cheveux en bataille. Sa mère ouvrit la porte, haussant les sourcils devant sa dégaine négligée. Elle lui annonça qu’Istovie était encore dans sa chambre à l’étage. Alors qu’il grimpait les escaliers quatre à quatre, il l’entendit murmurer à la cuisinière : « Enfin il s’est décidé ! »
Istovie était assise devant son miroir, passant et repassant inlassablement sa brosse dans ses longs cheveux dorés, encore vêtue de sa chemise de nuit. Peu farouche, elle ne manifesta aucune gêne d’être surprise ainsi dévêtue. Persée resta bloqué sur le seuil de la porte : l’impulsion inexplicable qui l’avait conduit jusqu’ici s’était retirée et le laissait perdu. C’est Istovie qui le tira de sa torpeur en se tournant vers lui, affichant une moue à peine étonnée :

« Et bien ? »

Bafouillant, il s’approcha, intimidé comme un enfant. La jeune femme arqua un sourcil tandis qu’il mettait un genoux à terre. Puis il lui fit sa demande, le cœur battant la chamade, perdant ses mots, les mains moites et tremblantes. Il ne devrait pas se rappeler un moindre mot de sa déclaration maladroite. Mais quand il eut fini de parler, Istovie lissa le devant de sa chemise de nuit. Tandis qu’un sourire inexplicable étirait le coin de ses lèvres, elle dit simplement :

« Mon cher Persée ! J’ai bien cru que tu ne te déciderais jamais ! »

Manifestement, Istovie avait compris tout ça depuis bien longtemps elle aussi.

Ivres de bonheur face à cette nouvelle vie qui s’offrait à eux, ils s’épousèrent dans les mois qui suivirent. Mariage simple et intime, conviant amis et familles ainsi que les plus fidèles employés des Atréides. Puis ils emménagèrent à Dorush : Istovie y était née et se languissait de la ville de son enfance. Ils utilisèrent leurs économies mutuelles pour s’offrir une petite maison mal en point, qu’ils retapèrent petit à petit. Au fil des semaines la maisonnette retrouva un charme coquet et confortable. C’était leur foyer désormais.
Pour la première fois depuis toujours, Persée s’autorisa à penser à lui avant de penser aux autres. Sa femme était devenue l’objet de toutes ses pensées : ils furent follement heureux tous les deux. Ils parcoururent la région à cheval, invitèrent des amis communs, fréquentèrent même quelques soirées mondaines pour faire plaisir à Istovie, profitant des portes que le nom de Persée leur ouvrait. Le jeune homme n’abandonna pas son travail au sein de la production familiale et continua à seconder son père, mais à distance. Les faucons voyageurs leur permettaient de garder un contact régulier. Les mois passant, Persée remarqua le regard doux et pensif que son épouse portait sur les enfants qu’ils croisaient. Istovie ne lui avait jamais caché rêver d’une famille nombreuse, et lui-même aimait imaginer les rires et la joie qu’une poignée de bambins répandraient dans leur maison. Ils en discutèrent, s’avouèrent leur souhait commun, et se mirent au travail.
Mais une nouvelle ombre vint ternir ce bonheur. La santé de son père ne s’améliora pas et continua de se dégrader. Devant la fatigue allant grandissante du vieux père Atréides, Persée engagea un contre-maître pour l’aider au mieux. C’est ainsi qu’il fit la connaissance de Morvan Mandalore, un homme dans la force de l’âge, avec une grande expérience et un fort esprit pratique. Ce nouveau contre-maître emménagea donc à la ferme, et si Persée était le bras-droit de Monsieur Atréides, Morvan devint vite son bras-gauche. Toutefois la santé de son père était sur le déclin. Bientôt son état nécessita la présence quotidienne d’une guérisseuse, que Persée engagea lui-même. Cette femme avait étudié auprès des meilleurs apothicaires, et si son savoir-faire requinqua le père Atréides les premiers temps, les effets de ses soins finirent bientôt par disparaître. Elle essaya tout ce qui était en son pouvoir : sirops, injections, cataplasmes… mais la respiration du malade restait sifflante et douloureuse. Folle d’inquiétude, sa mère essayait de faire bonne figure mais était inconsolable. Lors des visites fréquentes que Persée leur rendait à Vasteplaine, elle passait de longues heures à pleurer dans ses bras. Janis était souvent présent lui aussi : son instinct lui soufflait que sa famille avait besoin de lui pour traverser ces moments difficiles. Tous avaient mis entre parenthèse leur propre vie, retenant leur souffle et priant les dieux pour que la santé du père Atréides s’améliore. Mais cela semblait sans espoir. Peut-être était-ce l’inquiétude de Persée, ou la tristesse d’Istovie, mais le ventre de cette dernière restait désespérément plat. Cela ne faisait qu’alourdir le poids qui pesait déjà sur leurs épaules. Le jeune homme entendait parfois Istovie pleurer la nuit, essayant de cacher ses larmes pour ne pas l’alerter. Mais il n’était pas dupe. Ils évitaient d’en parler, comme si poser des mots sur leur impuissance ne ferait que la rendre plus réelle. Leur peine formait comme une écharpe qui leur nouait la gorge.

Son père poussa son dernier souffle une nuit d’hiver. Son coeur cessa subitement de battre, il partit sans un mot et n’eut pas le temps de souffrir. La famille Atréides se réunit à la ferme pour pleurer et évoquer des moments heureux pour ne pas ternir la mémoire de celui qu’ils aimaient. Janis et Persée passèrent plusieurs semaines à la ferme auprès de leur mère, refusant de la laisser seule. Ce fut une période douloureuse, mais qui sonnait également comme une libération : Persée savait que ces derniers mois avaient été terribles et douloureux pour son père. Au moins, maintenant, il ne souffrait plus.

Comme à chaque fois que ses pensées le tourmentaient, Persée se réfugia dans le travail. Quand sa mère commença à remonter la pente, épaulée par Morvan, le jeune homme retourna à Dorush. Même s’il récupéra les tâches de son père, il préférait ne pas retourner vivre à la ferme, où tout lui rappelait ce proche disparu trop tôt. Y aller de temps en temps pour saluer sa mère et échanger avec les employés était suffisant, et il pouvait très bien gérer l’affaire à distance, comme auparavant. Sa présence quotidienne n’était pas requise.
Si Istovie se montra patiente et compréhensive les premiers temps, voir son mari silencieux et l’esprit ailleurs l’agaça rapidement. Furieuse, elle lui fit des scènes, l’accusant de la délaisser – ce en quoi elle n’avait pas tout à fait tort. Persée comprenait mais ne pouvait exaucer ses souhaits : il avait besoin de travailler. La colère de la jeune femme alla croissante. Ils s’échangèrent des mots durs : elle l’accusant de conduire leur couple à sa perte, lui lui rétorquant qu’elle se comportait comme une enfant égoïste. Ils s’aimaient à la folie mais ne se supportaient plus. Cela dura six à huit semaines, où ils s’évitèrent et ne se parlèrent plus que lorsque c’était nécessaire. Cinq ans s’étaient écoulés depuis leur mariage, et déjà leur bonheur se ternissait.
C’est la grossesse inespérée d’Istovie qui les sauva. La jeune femme annonça froidement à ce mari fantôme qu’elle portait son enfant. Cette nouvelle fissura leurs armures, leur permettant de se retrouver. Fou de joie, Persée parvint à mettre son travail de côté et devint un futur papa très attentionné. Il fut aux petits oignons pour Istovie, qui se laissait tenter par le bonheur elle aussi. Ils firent comme si leurs différents n’avaient jamais existé et recommencèrent tout à zéro.

Cela aurait pu fonctionner s’il n’y avait pas eu l’incident. Alors qu’il vaquait à ses occupations au cœur de Dorush, Persée traversa le marché, où il assista à une scène des plus banales : un enfant était surpris à voler une pomme, et le marchand l’avait pris sur le fait. Le commerçant soulevait déjà sa lame pour trancher la main du jeune voleur, qui le fixait avec des yeux terrifiés et hurlait en essayant de se dégager. Ne pouvant rester immobile, Persée s’interposa et paya ce que le garçon devait au marchand. Celui-ci grommela qu’il avait tort de donner de sa personne pour sauver cette mauvaise graine, mais accepta les pièces. L’héritier Atréides interrogea le garçon, qui lui apprit n’avoir ni famille ni maison. Ni d’une, ni d’eux : Persée le prit sous son aile et le conduisit chez lui, où il lui offrit toit et nourriture pour la soirée en attendant de trouver une meilleure solution. L’idée de laisser cet enfant retourner seul dans la nature lui était insoutenable.

Peut-être les choses auraient-elles pu continuer sur cette bonne lancée : mais au réveil du couple, ils constatèrent que le gamin avait disparu, de même que les plus beaux bijoux d’Istovie. La canne sertie d’argent de Persée était introuvable elle aussi. Furieuse, la jeune femme lui reprocha sa gentillesse. Le jeune homme lui fit remarquer qu’elle exagérait, ce qui ne lui plut guère : les bijoux volés avaient après tout une grande valeur sentimentale car ils avaient appartenu à sa grand-mère. Ils ne tardèrent pas à remarquer que leurs alliances, qu’ils avaient déposées sur leur table de chevet, manquaient elles aussi.

« Allons ma douce, ce ne sont que des babioles ! Nous pouvons nous en passer. Cet enfant n’avait ni argent ni bien, je comprends son geste, même si je ne l’approuve pas. Nous mettre en colère ne sert à rien. Je ne veux pas me brouiller avec toi, et…
– N’es-tu donc pas en colère ? Ces bijoux avaient une grande valeur pour moi !
– Je me réjouis qu’il ait de quoi manger ce soir, mais bien sûr que j’aurais préféré qu’il ne...
– Et nos alliances ?
– Istovie, tu exagères, ce n’est vraiment pas grave…
– Pas grave ? Tout ça n’a donc aucune importance pour toi ?

Comme il haussait les épaules pour lui répondre, agacé lui aussi, Istovie frissonna comme s’il l’avait frappée.

– Aucune importance ? Comme notre mariage ? »

La dispute reprit de plus belle. Elle était blessée qu’il ne prenne pas son parti, lui était agacé de voir qu’elle ne pouvait cesser de penser à sa petite personne. Comme les choses allaient s’envenimant, Istovie lui reprocha tout ce qu’elle avait sur le cœur depuis ces longs mois: son absence, son manque d’intérêt envers leur foyer et leur famille, le fait qu’il soit toujours occupé et s’en serve comme une excuse pour éviter de s’engager. Tout cela était faux, bien entendu, mais ils étaient trop énervés tous les deux pour éviter d’être de mauvaise foi.
Istovie finit par tourner les talons et quitter la pièce. Persée voulut la rattraper, mais sans sa canne il perdit l’équilibre et se rattrapa de justesse. La jeune femme le regarda une seconde avec mépris et disparut sans un mot.

Elle retourna dans sa famille, et ils cessèrent tout contact durant un certain temps. De bonne nature, Persée attendit patiemment qu’elle reprenne ses esprits, lui-même lui ayant tout pardonné dans la minute où elle était partie. Sa fierté l’empêchait toutefois de faire le premier pas. Jusqu’au jour où un messager vint frapper à sa porte, lui apportant une funeste nouvelle : Istovie était souffrante et alitée après avoir fait une fausse couche. Persée accourut aussitôt à son chevet, fou d’inquiétude. Il entra dans sa chambre en sachant comment tout ça allait se finir. S’il avait continué à espérer, il savait que quelque chose entre eux s’était rompu. Cet enfant à naître avait été leur dernière chance. Sans lui, ils ne pouvaient que s’éloigner davantage l’un de l’autre.

Istovie était assise face à la fenêtre, enveloppée dans un lainage. Ses cernes étaient creusées, sa peau blafarde, et ses yeux rouges d’avoir pleuré. Les larmes avaient tracé un sillon sur ses joues. Il s’agenouilla à ses pieds et posa la tête sur ses genoux. Sans le regarder, elle laissa sa main plonger dans ses cheveux sombres, assez bonne pour chercher à le réconforter malgré sa propre douleur. Ils restèrent longuement ainsi, assez pour que les jambes de Persée lui fassent mal. Mais c’est elle qui rompit le silence la première.

« Nous étions heureux autrefois. Je t’aime, Persée. Mais cela ne rime à rien, ne nous mènera nulle part : nous nous blessons. Peut-être vaudrait-il mieux... peut-être que nous… c’était une erreur. Trop… différents, trop fous, trop fiers pour réussir à vivre ensemble, à accepter les défauts de l’autre… oui, nous avons été heureux. Et tu restes à jamais mon ami le plus fidèle. Mais il faut que cela cesse. Je ne le supporte plus. Je ne veux pas passer le reste de mes jours ainsi. A t’attendre, à t’espérer, te regretter, à ne jamais être la première à tes yeux. Quelle vie est-ce que cela ? Non, tais-toi», ajouta-t-elle en voyant qu’il allait l’interrompre. « Tu sais que j’ai raison. Au fond de toi, tu le sais. Les choses sont ainsi. Notre ciel bleu est masqué par trop de nuages pour que nous puissions espérer être heureux à nouveau. Il faut que cela cesse, Persée. Il faut que cela cesse. »

Il n’essaya même pas de la détromper. Oui, il savait qu’elle n’avait fait que poser des mots sur une réalité qui les blessait depuis bien trop longtemps. Et il l’aimait assez pour ne plus vouloir lui faire de mal. Aussi signa-t-il tous les papiers qu’elle lui fit parvenir, cherchant à apaiser ses tourments, pour lui permettre d’être gaie et libre, enfin. C’était là tout ce qu’il pouvait faire pour elle. Celle qui avait occupé un temps la totalité de ses pensées sortit de sa vie en silence, laissant derrière elle le manque et la tristesse. Mais Persée savait que c’était la meilleure chose à faire.
Une fois le divorce prononcé et la maison vendue, il retourna à Vasteplaine auprès de sa famille. Mais la vie à la ferme ne lui convenait plus, c’est pourquoi il décida de retourner à Dorush. Il y acheta un appartement petit mais propre, y installa ses bibliothèques et son bureau. La vie en ville était plus pratique pour le gérant d’une affaire florissante.

Les mois s’écoulèrent ainsi : solitaire, Persée travaillait de chez lui, recherchant de nouveaux partenaires, rencontrant des personnalités, apparaissant parfois dans le milieu de la noblesse, signant de nouveaux contrats. Morvan avait son entière confiance pour s’occuper de l’exploitation. Leur duo fonctionnait bien.

Bientôt le choix des nouveaux Chefs de Contrée approchait. Persée apprit que son intervention sur le marché avait fait parler de lui : des témoins avaient assisté à la scène et répandu la nouvelle. Un homme du peuple, influent et respectable, avait pris la défense d’un misérable et cherché à soigner la justice malade de Dorush. C’était la droiture qui manquait à Maigolun. Quand il fallut élire de nouveaux Chefs de Contrée, le nom de Persée revint souvent. Lui-même observa le phénomène de loin, et ne se manifesta que lorsqu’il fut définitivement choisi pour être l’une des trois personnes à la tête de la Contrée. Pourquoi accepta-t-il ? Certains disent que c’est uniquement pour accroître son influence et gagner en popularité. D'autres supputent que c'est simplement pour se changer les idées, suite à ses déboires sentimentaux et familiaux : qu'il a accepté ce nouveau boulot de la même façon qu'il a accepté la nouvelle canne argentée que Janis lui a fait faire. Quelques uns enfin affirment qu’il est réellement habité par une volonté de changer les choses, et redonner à Maigolun un visage juste, et respectable. Mais les mentalités sont variées et fortes au sein de cette Contrée, et la tâche que l’héritier s’est imposée semble vouée à l’échec, malgré toute sa bonne volonté.

Un peu du vrai toi


Prénom / Pseudo : Margaux, mais vous me connaitrez surtout sous le pseudonyme d’Haerith ou Margogotte !
Âge : 22 ans
Comment as-tu connu le forum ? Une copine m’a longuement parlé de vous en mode « VIENS MEUF C’EST TROP BIEN ICI » et comme je suis une créature extrêmement influençable, je l’ai crue et je suis venue. Spoil : elle avait raison, c’est trop bien ici.
Depuis combien de temps fais-tu du RP ? Ça doit faire dans les 7-8 ans je pense… ça commence à dater !
Un p'tit mot à nous laisser ? BIZOUKEUR ♥

Code by Kallie
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Invité
Invité
Dim 11 Déc - 19:43
Invité
Plop ! Voici le début de ma fiche (il manque l'histoire, qui est en cours et devrait arriver dans quelques jours) !
Serait-il possible de changer mon nom pour "Persée Atréides" s'il vous plaît ? ♥
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Trianna Qureshi
Il ne suffit que d'y penser, pour être libre.
Féminin
Métier : Servante
Localisation : Athalie
Début de l'aventure : 02/08/2016
Discussions avec soi-même : 331
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Dim 11 Déc - 19:52
Quel tombeur

J'ai beaucoup ce début de fiche, le personnage à l'air très attachant, hâte de voir la suite pour le coup !
Pas de soucis pour le changement de nom, mais au prochain, tu perds aussi un bras :sifflote:

Bon courage et bienvenue parmi nous
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Invité
Invité
Dim 11 Déc - 20:04
Invité
Merci beaucouuup
Arf, j'essaierai de pas trop faire ma girouette dans ce cas ! Il a besoin de ses deux bras pour enlacer ces dames, le petiot What a Face
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Azran Surion
Ça vous dit rien une "Sirène" ?
Masculin
Métier : Capitaine Pirate
Localisation : Le Chien de Mer
Début de l'aventure : 03/12/2016
Discussions avec soi-même : 115
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Lun 12 Déc - 0:36
Persée Atréides a écrit:

Prénom / Pseudo : Margaux, mais vous me connaitrez surtout sous le pseudonyme d’Haerith ou Margogotte !

MA GIRGOTE LOL

*se râcle la gorge*
Désolé...

Je vais être honnête, quand j'ai vu "Persée Atréides" j'ai cru que c'était un forum partenaire

Je crois l'avoir déjà dit, mais bienvenue, encore et toujours. Au plaisir qu'Azran se moque de lui What a Face
Spoiler:
 
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Drystan
Je t'apprends à nager ?
Métier : Pirate !
Localisation : Khalem.
Début de l'aventure : 16/09/2016
Discussions avec soi-même : 61
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Lun 12 Déc - 0:39
Bienvenue par ici !
Sympa la référence à Dune (si ça en est bien une !).
Bon courage pour la suite de ta fiche, au plaisir de lire tout ça :D

_________________



Drystan ironise en slategrey.
JOURNAL DE BORD
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Invité
Invité
Lun 12 Déc - 4:45
Invité
Bienvenue camarade !
Tiens en faisant mon perso j'ai hésité pour cet avatar aussi.
J'ai pas encore tout lu, mais j'ai hâte de voir tout ça une fois fini ;)

Au plaisir !
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Invité
Invité
Lun 12 Déc - 13:06
Invité
Merci à vous tous ! \o/

Azran : on va s'entendre What a Face
Drystan : en effet c'est une référence à Dune, même si je n'ai jamais réussi à lire plus d'une trentaine de pages du premier livre, j'apprécie l'univers ! Et surtout les sonorités de ce nom en fait !
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Severine Vendevert
Tu me laisses un goût amer, Pépin.
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Métier : Apothicaire
Localisation : Dorush
Début de l'aventure : 29/11/2016
Discussions avec soi-même : 164
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Jeu 15 Déc - 20:39
Voilà un début de fiche bien avancée ! *ç*
Hâte de voir ce que ça va donner en jeu ! Et si ton personnage va ... percer (ha ha ha)!

_________________
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Invité
Invité
Ven 16 Déc - 13:18
Invité
Haha Seve :')
Bon du coup, sans surprise, il me faudra peut-être un petit délai ! J'ai déjà écrit la moitié de l'histoire, mais je risque d'être occupée aujourd'hui et demain (fin de partiels + sortie à la fête foraine What a Face ) donc je n'aurai peut-être pas fini au bout des 8 jours réglementaires ! ♥
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Invité
Invité
Dim 18 Déc - 19:53
Invité
Petit double-post : j'ai fini l'histoire et je l'ai ajoutée au premier post ! Bonne lecture !
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Trianna Qureshi
Il ne suffit que d'y penser, pour être libre.
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Métier : Servante
Localisation : Athalie
Début de l'aventure : 02/08/2016
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Dim 18 Déc - 21:53
Qu'est-ce qu'il a du charme ce Persée, je vous le dis moi !
Au-delà de l'avatar magnifique, tu nous as forgé un personnage à la fois courageux et brisé, à l'histoire tragique et au destin prometteur, un homme bon mais seul... Le personnage est vraiment travaillé et pour ça

Bien entendu qu'avec tout ça tu as ta place de Chef de Contrée !

J'ai simplement relevé quelques incohérences de-ci de-là :
- Dans l'inventaire, tu parles de décorations événementielles, événementielle est un peu hors propos ici, laisse simplement "décorations"
- Tu parles de glace pilée au début pour la conservation des fleurs : mis à part à Kravmalörg ou c'est éventuellement possible au vu du climat, tu n'as aucun moyen d'avoir de la glace à Maigolun
- Tu parles de docteurs / médecins tout au long de la fiche, qu'il faudrait changer en apothicaire ou guérisseur par exemple pour que cela colle mieux à l'univers
- Sur le plan médecine encore, tu as parlé de dégénérescence musculaire progressive : t'as oublié qu'on était à Mathu, personne n'a rien compris là   Je te propose simplement d'évoquer un muscle qui ne se développe pas ou qui se décompose ou autre. Tu as aussi évoqué un souffle au cœur qui deviendrait simplement un problème au cœur et une crise cardiaque, on favorisera simplement son cœur s'est arrêté subitement par exemple.
- A propos d'Istovie, dans son témoignage sur le caractère de Persée elle évoque ne l'avoir fréquenté que quelques temps, alors qu'il est décrit plus de 10 ans de vie commune, ça ne me semble pas tout à fait en adéquation du coup.
- Et enfin il y a un "Persée accompagnait son mère", où j'ai pas encore réussi à me décider pour son père ou sa mère

Et je me pose une question : comment est-ce qu'il a retrouvé sa fameuse canne gravée alors qu'elle lui a été volée par le petit garçon ? C'en est une autre ?

Pour ton profil, tu as laissé "Vasteden" au lieu de "Vasteplaine", et il manque également le lien vers la fiche !

Je te laisse jeter un petit coup d'oeil à tout ça et me dire quand tu es prêt
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Invité
Invité
Dim 18 Déc - 22:11
Invité
VOILA MADAME !
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Trianna Qureshi
Il ne suffit que d'y penser, pour être libre.
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Métier : Servante
Localisation : Athalie
Début de l'aventure : 02/08/2016
Discussions avec soi-même : 331
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Dim 18 Déc - 22:25
Merci pour les modifications !

Excuses-moi mais en relisant j'ai vu que j'avais oublié d'autres chose :
- Tu parles de directeur d'entreprise, on préférera gérant d'une affaire
- Tu as laissé le déficience motrice, pourquoi pas éclopé ou infirme plutôt ?
- Il reste un crise cardiaque au début lorsqu'on détecte le problème de cœur du père

Et quelle est donc cette explication pour la canne alors ?
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Invité
Invité
Dim 18 Déc - 22:32
Invité
Ouuuups en effet ! J'ai changé ça te j'ai supprimé toutes les occurrences de "musculaire", "cardiaque", et "entreprise", et tout ce qui s'en rapprochait. Et j'ai ajouté une petite ligne sur la fin pour expliquer l'arrivée de cette nouvelle canne (qui n'est pas la même que celle que le gamin a volé) !
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Trianna Qureshi
Il ne suffit que d'y penser, pour être libre.
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Métier : Servante
Localisation : Athalie
Début de l'aventure : 02/08/2016
Discussions avec soi-même : 331
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Dim 18 Déc - 22:42
Et bien te voilà prêt à braver les Contrées - ou claudiquer, chacun son truc !

Tu peux aller nous raconter ta vie dans un journal de bord, chercher un compagnon de voyage, ou que sais-je ! L'aventure t'attend !
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