:: Vohilis - Contrée du Sud :: Athalie Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Songe d'Athalie [PV Severine]

Aller à la page : Précédent  1, 2
avatar
Severine Vendevert
Tu me laisses un goût amer, Pépin.
Féminin
Métier : Apothicaire
Localisation : Dorush
Début de l'aventure : 29/11/2016
Discussions avec soi-même : 187
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 11 Avr - 22:44
°°°°°°°° Du côté de Ginger Noirmarais °°°°°
 
Les choses venaient de déraper. Ginger l'avait sentit. Cela ne s'était joué qu'à un subtil changement sur le visage du pirate quand elle lui avait proposé son marché. Des mots mal choisis et tout bascula. Trop vite. Trop violemment et déjà des pistolets la braquaient. Ses "gardes" furent tués Elle jeta au pirate un regard outré et à bien des égards : vexé. Elle s'était fait avoir, en beauté et elle n'avait plus d'options sinon celle de se soumettre à sa fouille.

"J'aurais apprécié vos mains sur mon corps en d'autres circonstances... " Fit-elle remarquer non sans panache. La vérité était qu'elle n'en menait pas largue. Elle était loin de ressentir l'assurance qu'elle se donnait, mais la vie lui avait appris une leçon importante : ne jamais montrer sa peur. Elle réfléchissait toujours à un moyen de s'en sortir et surtout à comprendre ce qui se tramait ... Quand elle vit apparaître une femme et LE gamin, les pièces commencèrent à s'agencer dans son esprit. Elle planta son regard acéré sur l'autre femme et reconnu son visage.      

"Vous !" Cracha-t-elle.

Ce a quoi l'autre répondit avec froideur et dédain:  

"Moi. "
___________________________

Une main ferme s'était posée sur son épaule et Severine avait compris que tout espoir de fuite lui serait arraché. "Désolé"... Le matelot l'était, sans le moindre doute, mais la guérisseuse ne se priva pas pour lui asséner un regard noir de son cru. Un instant plus tard et on lui "arracha" Pépin. La rage la submergea, mais elle avait vu ce qui s'était passé, la vitesse à laquelle les pirates avaient tués les gardes de la rousse... Elle ne pouvait rien faire. Il n'y avait pas d’échappatoire. Azran distribuaient ses ordres et ses hommes obéissaient : en bons chiens dociles. Des vrais chiens de mer. Severine s'autorisa une seconde pour les haïr : tous. Puis elle se laissa guider à l'étage dans une pièce qu'on pouvait facilement surveiller.
Elle ignorait ce qui allait advenir d'elle, de Pépin ou de cette rousse. Elle n'était pas sûre de vouloir le savoir... Maintenant qu'ils étaient isolés de la foule, la rouquine s'adressa à elle avec un rire amère :

"Vous vous êtes une belle salope ! Vous vous payez le luxe de voler cet esclave à mon client et en plus vous vous permettez d'embaucher des mercenaires pour me chercher des noises... Vous me devez un sacré paquet de pognon ! Vous vous êtes mise dans une belle merde ! " Cracha la trafiquante d'esclave. Visiblement, elle avait repris un peu d'assurance. Severine ne pouvait pas en dire autant. Elle ignorait totalement de quel côté aller se positionner le pirate... Préférant feindre la patience elle ignora la rouquine et s'adressa directement à Azran :  
"Puis-je savoir à quoi cela rime ? Il ne semble pas que ceci - elle montra la pièce dans laquelle ils se trouvaient -faisait partie de notre accord". 7Un silence puis elle demande :
"Comptez-vous me tuer ?". Elle même fut surprise du détachement avec lequel elle venait de poser cette question. C'était la seule conclusion à laquelle elle avait fini par aboutir : l'homme devait convoiter le jeune esclave lui aussi ... Il ne lui restait plus qu'à se débarrasser des "éléments gênants". A moins qu'il ne soit sincère et qu'il ne cherche qu'à mieux comprendre cette histoire ?

Légende :, Paroles de Severine, Paroles de Pépin {Apprenti, 8 ans, Yeux vairons}
Hors-rp :
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Azran Surion
Ça vous dit rien une "Sirène" ?
Masculin
Métier : Capitaine Pirate
Localisation : Le Chien de Mer
Début de l'aventure : 03/12/2016
Discussions avec soi-même : 118
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 30 Mai - 0:53
Juste avant de monter, le pirate s’était servi une choppe, avait lancé un clin d’œil accompagné d’un sourire charmeur à la tenancière, et était monté d’un pas lent mais sûr. Entre chaque marche il faisant jongler les idées qu’il avait dans la tête, réfléchissant à la situation dans laquelle il s’était mis, les conséquences qui en découleraient directement, et celles qui pouvaient suivre en cas de complications diverses.

Lorsqu’il entra enfin dans la pièce, les deux femmes étaient déjà assises sur des chaises, et ligotées à celles-ci. Il arriva à temps pour voire la rouquine cracher son venin, et chaque mot qui sortait de sa bouche le dégoûtait un peu plus d’elle, jusqu’à ce qu’il soupire et vienne la gifler du dos de la main.

« Quel gâchis… »

Il resta un instant, imposant devant elle, afin de s’assurer qu’elle ne rétorquerait pas, puis se retourna, partant en quête du tabouret disposé non-loin.

« Puis-je savoir à quoi cela rime ? Il ne semble pas que ceci faisait partie de notre accord. »

Il fit traîner le tabouret derrière lui, buvant une gorgée de sa boisson, faisant mine de ne pas l’avoir entendue, ou de ne pas l’écouter. Il voulait qu’elles se sentent mal à l’aise, qu’elles se croient assez désespérées pour être tout à fait honnêtes. Et si la rousse montrait déjà ce qui ressemblait à son véritable visage, la guérisseuse n’y était pas encore.

« Comptez-vous me tuer ? »

Le ton était encore bien détaché, mais l’idée commençait à s’installer dans son esprit. Installant son tabouret devant elles, il s’assit dessus et la regarda un instant en silence.

« Tout dépendra de ce que vous allez me dire, et de ce que j’en penserai. »

Il n’était aucunement comme il avait pu l’être tout au cours des échanges qu’il avait eu avec ces femmes. Il ne semblait plus aucunement intéressé par la rouquine, ni charrieur comme il l’avait été avec la guérisseuse. Son visage était dénué d’expression, son regard était à la fois sévère et fatigué, et son silence était pesant. Il était menaçant, mais pas parce qu’il semblait capable de les tuer quand bon lui semblerait. Il donnait plutôt l’impression de pouvoir à tout moment les abandonner toutes les deux à leur sort, de les laisser ligotées dans le noir et d’emmener le garçon avec lui.

« Qui êtes-vous exactement, et qui est ce garçon ? D’abord la brune, puis la rousse. Si l’une d’entre vous ouvre la bouche alors qu’elle n’y a pas été conviée, des appendices vont tomber. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Severine Vendevert
Tu me laisses un goût amer, Pépin.
Féminin
Métier : Apothicaire
Localisation : Dorush
Début de l'aventure : 29/11/2016
Discussions avec soi-même : 187
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 4 Juin - 1:17
Par les flux : les liens qui la retenaient à cette satané chaise avaient soigneusement été serrés !  Un vrai travail de pro... Satanés pirates !  Severine se sentait comme un gigot saucissonné dans son filet. Et à en voir la mine contrariée de l'esclavagiste, cette garce ne se sentait pas beaucoup plus à l'aise. Severine prit le temps de savourer le plaisir que lui procurait ce constat avant qu'Azran ne daigne répondre à sa demande.

"Tout dépendra de ce que vous allez me dire, et de ce que j’en penserai"

C'était donc ça ? Une sorte de ... procès ? Merde. Si on s’apprêtait à juger son âme et ses actions, elle ne partait pas gagnante. Pourquoi avait-il fallut que Pépin aille voir ce pirate ?! Pourquoi avait-elle seulement volé cet esclave ? Voilà moins de cinq jours qu'ils étaient ensembles et il lui avait déjà attiré plus d'emmerdes qu'elle n'en avait cumulé dans toute son existence ! Une seconde, elle regretta son choix, s’apprêtant presque à lancer à la rousse qu'elle pouvait bien le récupérer son mioche, mais les yeux vairons se rappelèrent à elle, menaçants et inquisiteurs : "Souviens toi Severine, de ce que tu as fait... De ce que tu dois réparer."  Elle avait beau afficher une mine contrariée, agressive, le pirate s'en foutait totalement. Même façonnant le plus foudroyant des regards elle restait saucissonnée à cette putain de chaise à devoir répondre à la question qu'on lui avait posé. Elle poussa un soupir exaspéré (au cas où le pirate n'avait pas encore compris qu'elle était excédée) et répondit de mauvaise grâce :

"Si ça vous intéresse tant : Je suis une apothicaire en voyage dans la région. Severine de mon prénom, mais ça vous le savez déjà. Quand à Pépin... Si vous voulez vraiment en savoir plus sur lui : je ne suis pas la meilleure personne pour vous renseigner. Je l'ai simplement rebaptisé pour éviter qu'il retombe entre les mains de ceux qui les recherchaient. La seule chose que je sais c'est qu'il a prétendu que son vrai prénom était Okris.       "

D'ailleurs, elle se félicitait de ne pas en avoir demandé plus au gamin : cela lui permettait de ne pas avoir à parler plus longtemps. Fermant les lèvres sur cette maigre révélation, elle retournait l'attention des pirates sur la rouquine. C'était le seul plan qui lui était venu en tête : faire en sorte que la rousse capte plus l'attention et les jugements qu'elle même. Noimarais ne semblait d'ailleurs plus aussi friande des regards qu'on pouvait à présent lui adresser. Elle aussi devait craindre le jugement de l'homme à la moustache... Elle s'obstina au silence pendant un temps, peut-être par crainte de perdre un appendice, puis elle termina par lâcher.    

"Dans le milieu, on m’appelle "La Marchande". Je vend des esclaves et pas n'importes lesquels. Comprenez bien là Mon aigle, -elle avait susurrer le surnom d'une voix suave qui fit grimacer Severine de dégoût. que si je ne vend pas n’importe quoi, je ne suis pas n'importe qui. Mes clients sont des gens riches et puissants qui n'aiment pas beaucoup voir leur marchandise s'envoler le jour même de leur achat. J'ai vu cette apothicaire flâner près de mes gosses et même me questionner sur leur prix. Ce qui n'est pas anodin, car on ne me trouve pas si facilement. Mais regardez là, -petit mouvement de tête des plus méprisant à l'adresse de Severine- clairement, elle n'avait pas les moyens de se payer un esclave éduqué. Pas sûr d'ailleurs qu'elle le soit elle aussi... Elle a assisté à la vente et étrangement le soir même mon client me rapportait qu'on lui avait dérobé son bien. Je présume qu'elle est de ceux qui pensent pouvoir obtenir ce qu'ils veulent alors qu'ils sont dépourvu de moyens.  

Finalement, les liens étaient peut-être une bonne idée , car Severine sentait la rage la prendre si fort qu'elle aurait sauté à la gorge de l'esclavagiste sans hésiter... D'un regard appuyé la rousse lui fit signe à se défendre des accusations qu'elle venait de formuler.  

"Je vais au marché noir pour me procurer des ingrédients. Pas des esclaves ! "Se justifia Severine, appuyant son affirmation d'un regard outré qu'on puise penser autre chose.  

"Oh évidement ! C'est vrai que tout le monde sait que les ingrédients qu'on trouve là bas sont fait pour "soigner" les gens. D'ailleurs, il parait qu'ils éradiquent les maladies de façon plutôt ... définitive." Se moqua l’esclavagiste d'un ton narquois. "Et vous êtes juste sûrement un femme au grand coeur. Tellement grand d'ailleurs que sur les trois esclaves que j'ai vendu à mon client vous n'en avez volé qu'un : le plus jeune, au physique le plus avantageux et avec les plus grandes connaissances en matière de lecture et d'écriture... C'est certain, ce n'était pas pour l’appât du gain qu'on ferait ne chose pareille. "

D'accord. Le plan de laisser la parole à la rousse était le pire de tous. Le portrait qu'elle venait de faire de Severine la mettait dans de très mauvaises dispositions. L’apothicaire le découvrait : elle n'avait aucune réelle défense. Son coeur plongea dans sa poitrine et enfin son masque d'austérité se fissura pour laisser apparaitre la véritable peur qui l'habitait.  

"Non !"Jappa-t-elle. Son regard noyait d'inquiétude chercha à croiser celui du pirate."Ne l'écoutez pas ! J'ai libéré Pépin de son esclavage ! Je lui ai laissé le choix ! Je vous le jure ! C'est vrai, je n'avais pas les moyens de l'acheter pour le libérer et j'ai donc suivi son acheteur pour le voler...  "

En prononçant sa défense Severine réalisait à quel point elle sonnait creuse. Sa conscience, cruelle, ne manquait pas de lui susurrer qu'elle n'avait pas volé ce procès aux forces inégales... Peut-être était-il grand temps pour elle de tout avouer. Pour ce qu'elle avait fait à Izabelle. A Oliam. Sur le pourquoi elle devait sauver Pépin. Mais la simple perspective d’énoncer les faits transperçait son âme d’épieux de culpabilité. Elle était incapable de l'envisager... Le faire, le dire, c'était le reconnaître. Elle avait du mal à respirer. Elle s'entendit murmurer, non sans en éprouver un grand mépris pour elle même, un misérable :

"Pitié... "
A l'adresse du pirate.

Légende :, Paroles de Severine, Paroles de Pépin {Apprenti, 8 ans, Yeux vairons}
Hors-rp :


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Azran Surion
Ça vous dit rien une "Sirène" ?
Masculin
Métier : Capitaine Pirate
Localisation : Le Chien de Mer
Début de l'aventure : 03/12/2016
Discussions avec soi-même : 118
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 19 Juin - 17:58
La seule réaction que lui tira le soupir de la guérisseuse fut un regard las, qui montrait son impatience grandissante. Un regard qui leur disait à toutes les deux qu’elles lui avaient déjà fait perdre bien trop de temps.

Severine, apothicaire en voyage. Rien de bien intéressant jusqu’ici. Mais il ne pouvait pas lui en vouloir, pour le moment elle répondait bien aux questions qu’il lui avait posées. Que le garçon s’appelle Okris était une avancée, mais elle n’avait globalement pas grand-chose à dire. C’était triste, pour lui comme pour elle.

Elle essayait de rapporter l’attention sur la rousse. Ses hommes ne se firent pas prier, mais le Capitaine garda un regard pesant sur l’apothicaire pendant encore quelques instants. Il en attendait plus d’elle, et il valait mieux qu’elle le comprenne vite. Mais devant son abstinence d’en dire plus, il porta son attention sur l’autre. Pour le moment.

« Dans le milieu, on m’appelle "La Marchande". Je vend des esclaves et pas n'importes lesquels. Comprenez bien là Mon aigle, que si je ne vend pas n’importe quoi, je ne suis pas n'importe qui. »

Son insistance sur l’appellation lui tira un léger sourire. Il était dégoûté qu’un aussi beau fruit soit aussi pourri à l’intérieur. Il aurait volontiers croqué dedans dans d’autres circonstances.

Les voir se rejeter la faute l’une sur l’autre était fatiguant. Embarrassant, même.  Le Capitaine poussa un soupir en libérant ses cheveux du liens qui les retenait, et y passa la main en fermant les yeux tandis qu’elles se prenaient le bec.

La Marchande avait un jeu agressif. Elle se savait coincée, elle se savait les pieds dans le plat, et au lieu de nier elle s’en servait. Il aurait été bien malvenu de la part du pirate de la juger, et ce qu’elle disait avait du sens. Mais tout ce qu’il tirait de cette conversation, c’était qu’elle continuait de lui cacher des choses. Et il n’appréciait pas ça. Et aucune de ses excuses ne suffirait à rattraper la chose.

« Pitié... »

Le pirate haussa un sourcil.

« Pitié ? »

Il devait se l’avouer, Azran ressentait une certaine pitié pour l’apothicaire. Elle n’était de toute évidence pas dans son élément, ou bien moins qu’une crapule des mers et une des terres. Ce genre d’interrogatoires était monnaie courante pour le Requin, et il devinait que l’oisillon n’y était pas étrangère. Mais la brune semblait très sujette à la pression.
Il serait cruel d’en jouer…

« Pourquoi devrais-je ressentir de la pitié pour quelqu’un qui me ment ? »

Il ne pensait pas qu’elle lui mente nécessairement, mais il était temps de la chahuter un peu plus.

« Vous réalisez, j’en suis sûr, que vous n’avez rien pour vous dans cette histoire, contrairement à elle. »

Il jeta un regard à la rousse, un léger sourire en coin. Si après tout cela, il pouvait toujours profiter de son intime compagnie, il ne s’en priverait pas. Alors autant mettre les chances de son côté. Au moins pour se rattraper de la gifle.

Il se leva se sa chaise, passa par derrière La Marchande dont il caressa du bout des doigts les épaules et respira l’odeur qui se dégageait de ses cheveux, puis alla jusqu’à l’apothicaire refermer ses mains sur ses épaules dans un massage intimidant.

« Physiquement elle part avec un avantage. Et elle a été plutôt agréable avec moi, malgré ce que vous semblez penser d’elle. D’ailleurs, ajouta-t-il en la regardant avec un air gêné, désolé de ne vous avoir pas rendu la pareille. J’espère que vous comprenez ma position malgré tout. Il serait triste que nous repartions fâchés. »

Le massage sur les épaules de Severine se fit plus vigoureux, tandis que le pirate s’approchait de son oreille.

« Et puis, elle a le mérite d’être honnête avec moi, elle. »

Ses mains remontèrent jusqu’à la nuque qu’il serra légèrement, puis il la lâcha et vint se pencher devant elle, reposant ses mains sur ses épaules, le visage proche de celui de son interlocutrice, un regard dur posé sur elle.

« Je vous donne une dernière chance de me dire ce que vous me cachez depuis tout à l’heure, sans quoi je la laisserai repartir avec l’enfant. »

Ses mots avaient été stricts, durs, autant que son visage.

« Et ne vous avisez pas de tenter quoi que ce soit maintenant que je suis à votre portée. Ni vous ni Pépin n’êtes à l’abri de représailles. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Severine Vendevert
Tu me laisses un goût amer, Pépin.
Féminin
Métier : Apothicaire
Localisation : Dorush
Début de l'aventure : 29/11/2016
Discussions avec soi-même : 187
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 26 Juin - 21:37
"Pourquoi devrais-je ressentir de la pitié pour quelqu’un qui me ment ?"

La question resta un instant en suspend, laissant le silence prendre en masse et alourdir l'air jusqu'à ce que Severine se sente oppressée par la pression. Qu'avait-elle à répondre à cela ? Rien. Elle même reconnaissait la logique implacable de la réplique. Si elle avait été à la place du pirate : elle ne serait pas accordée la pitié qu'elle venait de quémander. Le coeur de Severine, ce vieux machin rabougri, plongea dans sa poitrine. Avait-elle un seul jour ressenti une telle détresse ? Non. C'était une première... Pourquoi ? Parce qu'elle avait péché d'orgueil ? Elle qui, dans son village, faisait fuir les curieux d'un simple regard, alimentait la méfiance, provoquait les murmures, avait-elle oublié, en idiote, que cette réputation ne la protégeait pas hors de ses frontières.

Alors que le pirate continuait son discours l’apothicaire distinguait parfaitement la face mouchetée de Noirmarais s'illuminer d'un sourire moqueur et elle sentit son dégout se cristalliser au creux de son estomac... Mais elle pouvait bien la haïr, Severine devait reconnaître une chose : Noirmarais avait réussi là où elle avait échoué. Noirmarais avait l'attention du pirate quand elle n'avait que son mépris."Tu es méchante. Tu es mauvaise Severine, un jour ça te retombera dessus" lui avait dit sa mère. Ce jour venait d'arriver. Il s'abattait sur elle comme les mains puissantes de l'homme sur ses épaules, malaxant ses muscles noueux dans un massage oppressant qu'elle aurait voulu fuir de tout son corps. Mais elle ne le pouvait pas. Le pirate la tenait au creux de ses mains et ne se privait pas pour il lui faisait ressentir, violant sans regret son espace vital, pour venir rapprocher sa face moustachue proche à quelque centimètres de son visage décomposé. Elle était acculée. Piégée. Saucissonnée. Pas de fuite possible, ni en avant, ni en arrière. Elle devait affronter ce face à face. Qu'elle le veuille ou non. Qu'elle le peuvent ou non. L'absence de choix, par définition, ne se souciait ni des préférences, ni des capacités. Il s'imposait tout simplement...

"Les yeux de Pépin."
S'entendit-elle confier.

"C'est à cause de ses yeux que je l'ai sauvé. "
Elle laissait les mots couler de ses lèvres, comme on chasse le pu d'une blessure : avec dégoût et douleur.

"Les mêmes qu'un homme que j'ai connu... Mort, non de ma main, mais indéniablement de mon fait... Pépin et lui avaient les deux les yeux vairons. Pépin aurait pu être son fils. J'y ai vu un signe. Une occasion de me racheter. "
Murmura-t-elle, blessée et humiliée d'avoir eu à avouer cela devant un tel public. Severine s'était attendue à ce que Noirmarais relance ses attaques, mais la rousse restait visiblement vigilante avec le pirate et sa menace de faire tomber les appendices et elle gardait religieusement le silence.  

Légende :, Paroles de Severine, Paroles de Pépin {Apprenti, 8 ans, Yeux vairons}
Hors-rp :

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Azran Surion
Ça vous dit rien une "Sirène" ?
Masculin
Métier : Capitaine Pirate
Localisation : Le Chien de Mer
Début de l'aventure : 03/12/2016
Discussions avec soi-même : 118
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 6 Juil - 11:29
« Les yeux de Pépin. »

Le pirate haussa un sourcil.

« C'est à cause de ses yeux que je l'ai sauvé. »

Pépin avait effectivement les yeux de couleurs différentes, mais sauver un enfant pour cette unique raison était fort étonnant.

« Les mêmes qu'un homme que j'ai connu... Mort, non de ma main, mais indéniablement de mon fait... Pépin et lui avaient les deux les yeux vairons. Pépin aurait pu être son fils. J'y ai vu un signe. Une occasion de me racheter. »

Azran laissa passer quelques secondes, puis ses lèvres s’étirèrent en un sourire tandis qu’il soufflait du nez. C’était presque mignon.

« Une mort ne se rachète pas, madame. La culpabilité ne disparaît pas simplement en veillant au bien être d’un gosse qui possède les mêmes yeux. Vous vivrez avec jusqu’à votre mort, et le garçon n’y pourra jamais rien. »

Le Capitaine se redressa pour aller chercher un tabouret qu’il posa devant l’apothicaire, et sur lequel il s’assit, croisant les bras.

« Admettons que je vous laisse repartir avec le petit. Que ferez-vous ? Allez-vous vivre toute votre vie en l’assimilant à quelqu’un d’autre pour vous alléger la conscience ? Ce qui, si je puis me permettre, n’a pas l’air de fonctionner à vous regarder. Mais je me mêle peut-être de ce qui ne me regarde pas. »

Son attention se tourna sur la rouquine, à qui il adressa un petit sourire silencieux avant de continuer.

« Quant à vous, que ferez-vous une fois Okris récupéré ? Le ramènerez-vous à la personne qui vous l’a acheté ? Que fera-t-il de lui, le savez-vous au moins ? »

Azran s’étonnait lui-même de son inquiétude au sujet de l’enfant. Il n’était pas contre le commerce d’esclave, il avait lui-même bien profiter des prix proposés pour les malheureux qui ne mourraient pas lors de ses abordages. Et tous n’étaient pas des hommes adultes.
Mais Pépin avait quelque chose, cette gentillesse, cette naïveté qui donnait envie de le préserver. Et dans l’état actuel des choses, ni l’une ni l’autre de ces femmes ne semblait capable de lui assurer cette protection.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Severine Vendevert
Tu me laisses un goût amer, Pépin.
Féminin
Métier : Apothicaire
Localisation : Dorush
Début de l'aventure : 29/11/2016
Discussions avec soi-même : 187
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 6 Juil - 17:15
"[...]Vous vivrez avec jusqu’à votre mort, et le garçon n’y pourra jamais rien"

La réplique est piquante et Severine se la prend en plein visage. Cette vérité n'est pas bonne à entendre et elle s'y refuse, d'ailleurs, catégoriquement. Elle n'a que faire de la sagesse d'un pirate. Elle ne lui a pas raconté ça pour qu'il la juge, mais pour qu'il lui rende Pépin ! Pourtant il ne semble pas disposé à le faire car il poursuit son interrogatoire. L'apothicaire se sent foulée, abusée. Elle aimerait l'envoyer chier, il le mérite, mais elle se rappel ses mains sur ses épaules, la sensation de faiblesse qu'elle a ressenti... Alors, amère mais docile, elle répond :

"Je lui donnerai un toit, un lit, une formation, et un avenir. Il vivra libre, sans chaînes. Il pourra devenir quelqu'un."

Elle aurait voulu effacer de sa voix la petite pointe de défi, mais sans succès. Pendant ce temps Noirmarais  n'a toujours pas lâché un seul mot. Elle est bien contrainte de s'y résoudre quand le pirate lui pose une question directe. Severine est curieuse de savoir ce qu'elle a à répondre...  

"Pour être tout à fait honnête, je ne m'inquiète pas de ce que les clients font de leurs esclaves. Il voulait un enfant éduqué, avec des bases en lecture... Je présume qu'il va lui faire utiliser ces compétences là... On ne dépense pas une telle somme pour un esclave éduqué, si c'est pour le faire ramasser des crottins. "

Explique la vendeuse d'esclave.

"J'ai en effet l'intention de le rendre à mon client. Il en va de ma réputation... Si je ne lui rapporte pas l'enfant, je serai contrainte de le rembourser. Cela ne m'arrange pas vraiment : on ne fait pas affaires en remboursant ses clients. "

Cette franchise surprend Severine, mais le pirate a jusque là récompenser "l'honnêteté" de la rousse. Il est probable qu'elle cherche a ne pas perdre cet avantage...

"Ecoutez, si cette apothicaire tient tant à offrir un "avenir" à ce gosse, très bien. Je ne m'y opposerai pas, à l'unique condition que j'y trouve mon compte. Qu'on me fasse une meilleure offre que celle de l'acheteur, et j'y consentirai volontiers."

Explique la Marchande d'un ton presque conciliant.

"Je n'ai pas l'argent pour ça. Vous le savez très bien."
Voilà une chose sur laquelle elle n'avait pas mentit. Si Pépin avait sauté sur le pirate pour lui proposer un soin, c'était justement parce qu'ils manquaient déjà de moyens pour voyager vers le nord...

"Ca ma chère, c'est vôtre problème pas le mien."Réplique la rousse.


Légende :, Paroles de Severine, Paroles de Pépin {Apprenti, 8 ans, Yeux vairons}
Hors-rp :

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Azran Surion
Ça vous dit rien une "Sirène" ?
Masculin
Métier : Capitaine Pirate
Localisation : Le Chien de Mer
Début de l'aventure : 03/12/2016
Discussions avec soi-même : 118
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 6 Juil - 18:01
« Je lui donnerai un toit, un lit, une formation, et un avenir. Il vivra libre, sans chaînes. Il pourra devenir quelqu'un. »

Recommandable. Difficile à faire en étant poursuivis, mais quelques points pour l’intention. Le ton qu’elle employait, en revanche, pas bon pour les affaires.

Ginger, elle, avait de meilleures manières, le savoir-parler. Ce qu’elle disait était plutôt horrible, quand on les considérait, mais elle était franche, et il ne pouvait pas la blâmer. De plus, elle marque un point. On ne fait pas d’un enfant éduqué un petit paysan. Ni un esclave sexuel, à moins d’avoir de très curieux fétiches. Mais nous ne sommes pas ici pour juger.

« J'ai en effet l'intention de le rendre à mon client. Il en va de ma réputation... Si je ne lui rapporte pas l'enfant, je serai contrainte de le rembourser. Cela ne m'arrange pas vraiment : on ne fait pas affaires en remboursant ses clients. »

Point valide, une nouvelle fois. Severine livrait un combat perdu d’avance, et pourtant quelque chose empêchait Azran de la mettre sur le banc de touche. Il cherchait désespérément une raison de lui donner raison. Et si ce n’était pas pour elle, et il était sûr que ce n’était pas pour elle, pourquoi ?

« Ecoutez, si cette apothicaire tient tant à offrir un "avenir" à ce gosse, très bien. Je ne m'y opposerai pas, à l'unique condition que j'y trouve mon compte. Qu'on me fasse une meilleure offre que celle de l'acheteur, et j'y consentirai volontiers.
- Je n'ai pas l'argent pour ça. Vous le savez très bien.
- Ca ma chère, c'est vôtre problème pas le mien. »

Le pirate se surprit à soupirer. Severine avait perdu ce débat, l’enfant devait revenir à La Marchande. Mais cette idée lui déplaisait. Et il réalisa alors qu’il se moquait de Severine. C’était Pépin qui l’intéressait.

Sans un mot, il se leva, alla à la porte et referma derrière lui. Il traversa le couloir, descendit les escaliers, et vérifia que tout se passait bien en bas. Aucun nouveau visiteur, personne n’avait eu l’air de bouger, parfait. Il adressa à la tenancière un sourire exagéré, et se dirigea vers le garçon qu’il avait laissé en rassurante compagnie.

« P’tit gars, je vais avoir besoin de toi. Suis-moi. »

Sans attendre de réponse de sa part, il fit demi-tour, remonta les escaliers, traversa le couloir de nouveau et ouvrit la porte, dont il tint la poignée en attendant que le jeune homme entre. Il referma ensuite derrière lui, posa ses mains sur les épaules du garçon d’une manière similaire à celle qu’il avait eu pour l’apothicaire, et, après un petit silence à regarder les deux femmes, s’expliqua.

« Pépin mon garçon, je te présente deux femmes. Celle à gauche, c’est Severine. Celle à droite, c’est La Marchande. Et les deux sont intéressées par toi, petit coquin. »

Il serra légèrement les épaules du garçon en signe de taquinerie, un sourire enfantin aux lèvres. Puis, il reprit.

« Celle-ci veut te rendre libre, t’éduquer, te donner un avenir. Celle-ci veut te ramener auprès de la personne à qui tu as été vendu, et les deux raisons se valent. Je ne peux ni blâmer ta maitresse pour vouloir faire de toi un homme, ni cette charmante créature pour ne pas laisser ses affaires se faire la malle.
Ceci étant dit, celle-là est prête à te laisser partir contre compensation, compensation que celle-ci ne peut pas fournir, tu vois le dilemme ? »


Azran lui lâcha les épaules, et s’accroupit devant lui, le regardant d’homme à homme.

« Tu sais, j’ai horreur des pisseux et des chialeurs. J’ai horreur des gueulards dégueulasses qui ont la morve au nez et les pieds sales. En fait, je supporte pas les gosses. Vraiment pas. Mais toi… »

Il lui tapota la joue avec un sourire en coin, presque paternel.

« Toi je t’aime bien. En voyant comment tu es à ton âge, j’ai hâte de te voir plus grand. Je te proposerais même un poste sur mon navire, si tu aimais torturer, tuer et piller les gens. »

Il se redressa, s’étira et se retourna vers les dames, une main sur l’épaule du garçon.

« Alors je te laisse choisir. Avec qui est-ce que tu veux repartir ? »

Son visage était fermé, neutre. Il attendait juste un nom.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Severine Vendevert
Tu me laisses un goût amer, Pépin.
Féminin
Métier : Apothicaire
Localisation : Dorush
Début de l'aventure : 29/11/2016
Discussions avec soi-même : 187
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 9 Juil - 23:41
°°°°°°°° Du côté de Pépin  °°°°°  
Pépin avait bondit en voyant revenir le pirate, mais sa surprise s'était flétrit lorsqu'il avait compris que Dame Severine ne le suivait pas. L'histoire n'était pas terminée... Elle en était encore tellement loin.... Docile, il avait suivi le pirate et écouté religieusement l'exposé de la situation.

"[...]Toi je t’aime bien."

La remarque lui alla droit au coeur, car, Pépin devait bien se l'avouer, lui aussi aimait bien Azran. Alors qu'il terminait sa tirade, le pirate afficha un air solennel : de quoi faire comprendre à l'enfant combien l'affaire était sérieuse. Lentement, son regard hétérochrome, glissa de la Marchande, à l'apothicaire, au pirate, puis du pirate, à l'apothicaire, pour finir sur la marchande. Contrairement à ce que sa nouvelle mentor pensait de lui, il était bien plus apte à comprendre, et il appréhendait très bien la complexité du le problème qui se posait devant lui. Le choix qu'il allait faire été déterminant et puisque le pirate l'avait jugé assez "Grand" pour prendre la décision, Pépin ne voulait pas le décevoir : Surtout pas. Il fut pensif, puis lentement, tira sur la manche du pirate et lui glissa :

- Dites M'sieur Azran, est-ce qu"on peut s'parler dans l'couloir...

A son soulagement, l'adulte accepta. Ils laissèrent les femmes saucissonnées à leur chaise et se retrouvèrent dans le couloir. Se tortillant un peu les mains, car il était impressionné par le bonhomme, Pépin exposa son idée :

- J'ai vu que t'l'heure, z'aviez piqué par mal de trucs à votre père... Alors J'veux faire un marché avec vous. Si vous payez l'argent que la vendeuse veut, alors, j'aurais une dette 'vers vous. Mdame Severine veut m'apprendre et j'veux apprendre à soigner les gens. Et C'que je pensais c'est qu'une fois que j'en serais assez, alors, je pourrais vous payer ma dette... Je pourrais m'engager dans votre équipage pour vous soigner : la mer c'est dangereux. Comme ça, j'aurais pas b'soin de torturer, piller et tuer les gens, mais j'pourrais vous soigner après les bastons. M'dame Severine voudrait pas que je fasse ce marché avec vous. Mais elle m'a dit qu'elle m'avait volé pour que j'puise êt'e libre, et êt'e libre c'est faire ses propres choix... Alors, z'en pensez quoi ? Z'êtes d'accord ?



Légende :, Paroles de Severine, Paroles de Pépin {Apprenti, 8 ans, Yeux vairons}
Hors-rp :
[

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Azran Surion
Ça vous dit rien une "Sirène" ?
Masculin
Métier : Capitaine Pirate
Localisation : Le Chien de Mer
Début de l'aventure : 03/12/2016
Discussions avec soi-même : 118
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 15 Juil - 14:54
« Dites M'sieur Azran, est-ce qu"on peut s'parler dans l'couloir... »

La réaction du garçon le surprenait un peu. Il s’attendait à ce que son choix soit simple, qu’il y réfléchisse à peine, mais pourquoi pas. Le pirate suivit son jeune acolyte dans le couloir, et l’écouta attentivement. Décidément, de surprises, ce gamin en était plein. Azran se surprit à sourire, et chaque mot que Pépin prononça élargissait ce sourire. Le Capitaine du Chien de Mer posa son genou à terre, et ébouriffa les cheveux de l’apprenti guérisseur.

« Décidément, toi je t’aime vraiment bien. »

Il se releva et prit une allure plus solennelle.

« Très bien, gamin. J’accepte ton offre. Mais ne t’avises pas de me faire faux bond, tu n’en aimerais pas les conséquences. »

Azran patienta quelques instants pour appuyer le sérieux de ses propos, puis se retourna et rouvrit la porte de la chambre.

« Bien, il semblerait que nous soyons arrivés à un accord avec ce jeune garçon. »

Tirant une chaise à côté de celle qui avait été la sienne, le pirate invita son futur membre d’équipage à s’assoir à ses côtés, puis posa son regard sur la marchande.

« Vous et moi allons avoir à discuter. J’aurai besoin d’un prix pour que vous oubliiez son existence. Un prix raisonnable, de préférence. Je suis sûr qu’on pourra s’arranger. »

Il se tourna ensuite vers la guérisseuse, et marqua une pause avant de continuer.

« Vous pourrez repartir avec l’enfant, mais sachez qu’il m’appartient à présent. De son plein gré. Il vous expliquera. Vous le formerez à votre art, et vous me rendrez des comptes. Et le moment venu, il me rejoindra. »

Son regard glissa jusqu’au jeune homme, à la fois pour vérifier qu’il avait bien compris ses attentes, mais aussi pour vérifier qu’il soit toujours d’accord. Tant que la transaction n’avait pas été faite, il pouvait toujours changer d’avis.

« Mais allons, je ne suis pas un tyran. Tant que je resterai informé de sa progression, je le laisserai libre de décider du moment opportun pour quitter votre service sans m’imposer. Mais ne vous avisez pas d’essayer de me doubler. Je suis très attaché à ce qui m’appartient. »

Sa main passa une nouvelle fois dans les cheveux du garçon.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Severine Vendevert
Tu me laisses un goût amer, Pépin.
Féminin
Métier : Apothicaire
Localisation : Dorush
Début de l'aventure : 29/11/2016
Discussions avec soi-même : 187
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 17 Juil - 19:10
L'idée que Pépin puise vouloir s'entretenir avec le pirate de façon privée n'était pas du goût de Severine, mais alors pas du tout... Lorsque le duo refit surface après une discussion qui fut courte, elle s'attendait à tout sauf à se que le pirate annonça : Pépin s'était "vendu" lui même à cette raclure ?! Elle transperça le gamin d'un regard furibond, mais il eut le courage de ne pas détourner les yeux, assumant clairement son choix. Voilà qu'elle devrait rendre des comptes au pirate et ça pendant des années ... Cela ne l'enchantait pas le moins du monde, mais elle fut bien contrainte de s'y soumettre. Pour autant, son coeur ne pouvait pas se résoudre à cette soumission... Jamais elle n'avait subi pareille trahison, pareille humiliation, et elle n'était pas prête à l'oublier.

-Je n'approuve en rien ce marché. Mais Pépin est un enfant libre. Il a fait son choix.  

Je ferais les mieux... Songea-t-elle pour elle même.

-Pouvons nous être détachées à présent ?  
-Ce serait en effet fort appréciable . Commenta Noirmarais qui avait eu la finesse d'esprit de se taire jusqu'à présent.

-Le marche me convient pour ma part... Mais j'aime autant vous prévenir : on parle de 3500 mall's : son prix plus 50% de dédommagement. J'espère que vous avez ce qu'il faut... Je n'aime pas me faire avoir. Et vous avez une gifle à vous faire pardonner. . Marchanda la rousse.


Légende :, Paroles de Severine, Paroles de Pépin {Apprenti, 8 ans, Yeux vairons}
Hors-rp :

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Azran Surion
Ça vous dit rien une "Sirène" ?
Masculin
Métier : Capitaine Pirate
Localisation : Le Chien de Mer
Début de l'aventure : 03/12/2016
Discussions avec soi-même : 118
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 23 Sep - 13:22
« Je n'approuve en rien ce marché. Mais Pépin est un enfant libre. Il a fait son choix.
- À la bonne heure ! Je craignais de devoir vous secouer un peu. Ça aurait été dommage. »

Un petit sourire au coin des lèvres, il avait débarrassé le visage de l’apothicaire d’une mèche qu’il fit glisser derrière son oreille du bout des doigts.

« Pouvons nous être détachées à présent ?
- Ce serait en effet fort appréciable. »

Le regard du pirate alla d’une femme à l’autre, son sourire toujours présent.

« Bien sûr. Il nous reste juste à marchander pour le prix du petit. »

Il souleva sa chaise et la fit glisser jusqu’à devant la Marchande. Son sourire s’élargit en détaillant ses traits.

« Le marche me convient pour ma part... Mais j'aime autant vous prévenir : on parle de 3500 mall's : son prix plus 50% de dédommagement. J'espère que vous avez ce qu'il faut... Je n'aime pas me faire avoir. Et vous avez une gifle à vous faire pardonner. »

Les sourcils d’Azran se haussèrent, son regard alla jusqu’au petit, et il commença lentement à rire. Puis un peu plus. Jusqu’à ce qu’il rit à gorge déployée. Puis il se calma, et, toujours souriant, reposa son regard dans celui de la belle rouquine.

« Ma chère, pour 3500 Mall’s je peux embaucher quelqu’un d’assez doué pour voler la totalité de vos marchandises sans que vous ne vous en rendiez compte. Soyons sérieux. »

Il fit signe à un de ses hommes de défaire les liens qui entravaient les deux femmes, se redressant pour aller attendre à la porte.

« Madame Apothicaire, vous allez attendre ici avec le petit. Comme je le disais, nous avons un marché à conclure avec la jolie dame. »

Les bras croisés, adossé au mur, le pirate attendait que l’oisillon ne le rejoigne, la main sur son pistolet en guise d’avertissement. Il sortit ensuite et appuyer sur la poignée de différentes portes jusqu’à ce qu’une veuille bien ouvrir. Il fit alors signe à sa compagne de rentrer, et referma derrière lui.

Il laissa planer un silence pesant, appuyé contre la porte sans la quitter du regard, avant de faire son offre.

« 2000 Mall’s pour le petit, et une entente entre vous et moi. »

Quittant la porte, il s’approcha d’elle. Très proche.

« Je suis pirate. J’attaque des navires. Sur ces navires, il m’arrive de récupérer des gens. Certains me sont utiles, d’autres non. »

Son nez glissa de l’épaule de la belle à son cou, pour remonter jusqu’à son oreille.

« Jusqu’à récemment, je laissais ces autres sous la "tutelle" d’une connaissance. Mais il a récemment disparu, je suis sans nouvelles. Ce qui veut dire que je ne sais plus à qui confier ces autres. Vous me suivez ? »

Plantant son visage devant le sien, de l’air le plus sérieux, il conclut.

« Quant à la gifle, je suis sûr qu’on peut s’arranger. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Severine Vendevert
Tu me laisses un goût amer, Pépin.
Féminin
Métier : Apothicaire
Localisation : Dorush
Début de l'aventure : 29/11/2016
Discussions avec soi-même : 187
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 6 Oct - 21:37
L'amertume de l'apothicaire bouillait en elle, comme un poison mijote dans un chaudron. Pourtant, elle se força une dernière fois pour laisser le pirate l'ordonner sans rechigner. Alors que la porte de refermait, enfermant la rousse et le moustachue pour la conclusion de cette affaire, Severine et l'apprenti furent contraint d'attendre, escortés par bien trop de pirates au goût de la jeune femme. Timidement, Pépin tendit la main pour prendre celle de l'apothicaire, mais celle-ci rejeta le geste d'un mouvement vif et le poignarda d'un regard glacial.

-M'dame Severine, fallait qu'je'le fasse... Il nous aurait jamais laissé partir sinon...

Se justifia-t-il, penaud.

-J'ai fais mes choix Pépin et tu as fait les tiens. Tu es libre, ça ne veut pas dire que je suis obligée de t’approuver. Tu as été stupide. Courageux, mais stupide. Et le courage ne préserve personne. Sois condamné si ce que tu souhaites, cela ne me regarde plus.  

-Non ! C'pas ce que je veux ! J'voulais repartir avec vous. Mais z'avez rien fait, rien dit pour qu'ç'arrive ! S'riez morte si j'avais pas fait ça ! C'est vot' vie k'j'ai sauvé !  

Gronda subitement le gamin en tapant, furibond, du pied. Ses petits yeux vairons étaient remplit par les larmes d'une colère amère.  

-Pourriez dire merci !  

Se révolta-t-il, avec humeur. Scrutant le regard impassible de la jeune femme, il y cherchez un éclat, une lueur, quelque chose,... De la fierté, un peu de reconnaissance, de la honte... Qu'importe : mais qu'elle montre quelque chose d'autre que de la colère et de la rancœur !! Pourtant, ses souhaits ne furent pas exaucés... S'il avait cru, dans la soirée, apercevoir une touche d'humanité chez sa maitresse, il n'en voyait, à présent, plus la moindre traces. Et si lui pleurait sa colère et sa sincérité, elle, continuait à lui accorder ce regard distant et froid qu'elle savait si bien faire. Une statue indifférence à laquelle il avait pourtant sacrifié sa liberté...

____________

Noirmarais n'était une femme stupide et encore moins une femme au caractère facile, mais ce qu'elle était par contre c'était une femme d'affaire. Elle avait annoncé son prix en sachant que le pirate marchanderait. Sur ce point, il ne la surprit pas, mais il le fit d'avantage lorsqu'il lui proposa de lui fournir des esclaves... Elle réalisa que dans cette affaire, il était celui qui s'était le mieux débrouillé : après tout, il avait gagné la promesse du gamin, et un soigneur à bord était un réel luxe pour un équipage de pirate, puis il avait réussi à éloigner l’apothicaire, et enfin, il s'assurait une partenariat de choix avec elle en lui refilant ses déchets de pillage. Oui, elle était peut-être une femme d'affaire, mais lui était aussi un homme de talent en matière de marchandage. Un gros poisson. Un partenaire idéal : téméraire, astucieux avec un soupçon de sauvagerie. Le genre d'homme qu'elle trouvait particulièrement excitant. Elle se laissa à la fantaisie d'un sourire alors que le visage de l'homme était à quelque cm du sien.

-Oui... Je pense qu'on peut s'arranger. Glissa-t-elle d'une voix suave.

-Scellons cet accord comme il se doit... Ajouta-t-elle en laissant s’égarer un main, contre la joie hirsute de l'homme.

Finalement, cette journée fut particulièrement exquise.

[Fin du RP]

Légende :, Paroles de Severine, Paroles de Pépin {Apprenti, 8 ans, Yeux vairons}
Hors-rp :

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
De retour à Mathusalem :: Vohilis - Contrée du Sud :: Athalie-
Sauter vers: